20/10/2010
Le joli numéro
Je passe en coup de vent pour vous dire de façon très très autoritaire d'aller tout de suite au théâtre pour découvrir Hélène Ventoura.
Je ne suis pas assez autoritaire ?
Avec des bottes en cuir, un fouet et l'accent allemand, tu me prends un peu plus au sérieux ?
ACH FA FOIR CETTE PIECE ACHTUNG ! BITTE HALTEN SIE WAHREND DES SITZENS DEN SICHERHEITSGURT GESCHLOSSEN !
(pardon mais à part Papa Schultz, hein...)
Bref, c'est au théatre du Lucernaire, à St Germain des prés (Paris VI), que ça se passe, il faut monter au Paradis (c'est le nom de la salle et c'est tout en haut) et on passe 1h de pure fantaise drôle et poétique.
Clique ici ou sur l'affiche pour toutes les infos
Et ne m'obligez pas à refaire l'accent allemand, les bottes de cuir c'est trop difficile à enfiler.
Ein Prosit, ein Prosit
Der Gemütlichkeit
Mir kannst no a Weissbier bringa
nananananana
22:55 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : le dernier numero, helene ventoura, lurcenaire, theatre a paris, piece a paris, humour
30/08/2010
ah oui, j'ai un blog
Où t'étais ?
Invité par des pots à une tefê
On s'amusait bien, j'n'ai pas vu l'heure qu'il était.
Ménélik, Poète urbain à tresses moches
On ne fera pas de billet de rentrée ici, à base de "han comment c'était trop cool les cances-va, j'ai testé tous les vernis OPI dans la mer hihi et j'ai bouffé un crabe. maint'nant c'est cro cro triste de rentrer, je vais m'acheter un sac Gérard Darmon pour compenser".
Tout simplement parce que je ne comprends toujours pas pourquoi on ne s'octroie des vacances qu'en été, alors que c'est so jouissif de se casser en novembre, quand il fait froid et que tous les collègues font déjà la gueule.
Accessoirement, revenir bronzé(e) et détendu(e) le 1er décembre fait passer un hiver plus court.

En plus, fin août, c'est quand même une période sympa parce que les enfants commencent à avoir envie de rentrer à l'école (2 mois à regarder Bob l'éponge, c'est épuisant) et à moins nous casser les couilles avec leurs patinettes sur les trottoirs (2 mois de croutes sur les genoux, c'est épuisant).
Fin août, c'est aussi Rock en Seine juste en face de chez moi, donc en live depuis mon balcon. Binouze fraiche et Doritos à portée de main, sans les odeurs de sueur à proximité.
Excusez moi de frimer un peu, mais ces 3 jours dans l'année m'aident un peu à accepter les 12 mois/an de loyer à noeud coulant.

Donc, Arcade Fire, ça poutre. Malgré la pluie qu'ils se sont ramassé.
Massive Attack et Queens of the stone age, respect. Par contre, j'ai eu une absence pour Cypress Hill, à mon plus grand regret.
J'aurais bien fait un pogo avec ma sinusite sur Insane in the Membrane, pourtant. Cypress, ce sont les années Ghetto Blaster, où on s'encanaillait avec mes potes sur "la colline de la mort" ; une colline de mon bled de l'époque où la légende urbaine voulait qu'un type ait été descendu par balles à cet endroit -et genre son âme roderait toujours-. C'est les Mister Freeze qu'on achetait en francs trop pas chers, mais beaucoup trop pour l'argent de poche qu'on avait.
A l'époque, j'avais quand même les dents organisées façon Waterloo et un monosourcil, ici même où s'arrête la nostalgie.
Non vraiment, le plus gros regret que j'ai par rapport à cette reprise d'activité dans l'économie, c'est de revoir la tronche malaimable de l'agent de l'ASVP qui officie à 2 mètres de chez moi. Bosser 4h par jour pour faire traverser la rue à des gamins, LUI il doit vraiment avoir le blues de la rentrée.
Tu es le seul qui m'aille, je te le dis sans faille
Reste cool bébé sinon j'te dirai Bye Bye.
Tu es la seule qui m'aille, je te le dis sans faille
Reste cool bébé sinon j'te dirai Bye Bye.
Ménélik (la suite), pour ceux qui n'avaient pas reconnu la chanson
PS : tu ne vois toujours pas ? LE CLIP ! LE CLIP !
11:31 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : paris, rock en seine, gérard darmon, menelik, cypress hill
03/05/2010
Secret Square
Il y a quelques jours, je criais au monde entier que j'étais triste d'être à Paris, que les Caraïbes me manquaient et que je voulais me noyer dans une orgie de tacos.
Bon, crier sur Twitter, c'est commode, ça ne casse pas les oreilles.
Mais l'amie Galliane et son mac mec m'ont entendue, et m'ont proposé de m'emmener, à l'occasion de leur virée parisienne du semestre, voir des filles nues.
C'est pas que j'en avais envie, mais il ne fallait pas les vexer...
(credibilité FAIL ?)

Je pourrais vous pondre un pavé pour vous dire que le Secret Square est un lieu magnifique, que l'on y mange vraiment bien et sans mettre en péril le CODEVI, que les filles sont belles, que le vin est bon, que l'on est très bien accueilli, que l'on s'occupe divinement de vous pendant toute la soirée (les serveuses rivalisent de gentillesse et de beauté, ET C'EST BIEN RARE A PARIS).
Ou encore que les danseuses ont été arrachées des pages beauté de Cosmo, qu'elles sont toutes différentes et superbes, qu'on est charmé, amusé, allumé, émoustillé enfin plein de mots qui finissent en é.
C'est Disney.
(ouais mais ça se prononce é)
Mes amis en parlent très bien ici et là.

Mais il y a une chose qui m'a frappée, ou plutôt qui m'a envoutée.
C'est le regard des danseuses.
Un regard doux, enjôleur, joueur, lointain tout en étant intime.
Un regard qui te donne envie de faire des bébés avec chacune d'entre elles, en fait. (comment ça c'est pas possible ?)
J'ai essayé de le reproduire chez moi, face à mon miroir qui était à deux doigts de démissionner.
Je l'ai retenu en brandissant un GQ de l'année dernière, où Michel Denisot est en couverture. Il n'y a que ça pour le calmer.
Moi j'avais l'air cruche, alors que elles, elles étaient divines.
Du coup, j'ai profité (encore) de l'invitation de la belle Gaelle, du Secret Square, pour un cours privé de Pole dance.
Une barre, un podium, une superbe Marina longiligne comme professeur, une Perséphone et une Nama comme photographes-mateuses, une Gaelle - Madame Loyal, et le duo de choc Galliane - Petite Cervoise (alias les pata-pouffes).
Ce qui est aussi une bonne excuse pour mater Galliane.
Ne bande pas encore, ça va venir...
Techniquement, ce sont des ciseaux, des équerres, des chats et des hélicoptères qu'il faut essayer d'imiter gracieusement et lentement, autour de la barre.
Quand je dis lentement, c'est vraiment à vitesse suisse (version diesel).
Mais c'est l'un des secrets de la danse.

L'autre secret, c'est qu'il faut s'entraîner à porter des brouettes pendant quelques mois avant de démarrer, parce que c'est beaucoup plus physique que tu ne pourrais le penser.
Surtout quand tu dois rester gracieuse.
Et quand je me laissais glisser le long de la barre ; dans les miroirs autour du podium central, j'avais parfois l'impression de voir un panda du WWF accroché à sa tige d'eucalyptus.
Parce que j'allais trop vite, encore.
Mais j'aurais fait un carton cauprès des zoophiles.
Après une cinquantaine de (vaines) tentatives d'imitation de l'hélicoptère lent (visuellement, tu glisses le long de la barre avec les jambes sur le côté), tu découvres des muscles encore inconnus. Si vous êtes un peu Indiana Jones dans l'âme, c'est cool.
Par exemple, si tu l'ignorais encore, l'aisselle a un muscle. Qui peut faire mal.
Pour la bonne cause, oui, mais mal.

Claquage du muscle du coude en direct (oui ce muscle existe)
A côté de ces entrechats, j'ai légèrement harcelé notre professeur sur cette question du regard.
"Mais COMMENT tu fais ?"
"Mais comment TU FAIS ?"
"MAIS COMMENT tu FAIS ?"
Je ne sais toujours pas, mais je continue l'entraînement face au miroir, avec Michel Denisot pas loin.
Il faut que j'y arrive avant mon entretien annuel, pour obtenir une augmentation.
Et pour demander à Gaelle de m'embaucher au Secret Square. (je ferai le service en extra et des soirées WWF, Gaelle, dis oui dis oui dis oui)
00:10 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : secret square, paris, restaurant, club, pole dance, michel denisot nu, benicio del toro, vlamidir poutine, panda, gq, regard qui tue, yeux revolver, marc lavoine est-il sexy
26/02/2010
Hit the Road
Un restaurant, un film, une amie.
Une histoire qui ressemble à un détail près au schéma sentimental que je reproduis sans m'en rendre compte.
A l'écran, les erreurs sont flagrantes, beaucoup moins quand on est l'héroïne de l'action.
Un périphérique parisien fluide, une température hivernale douce (pour Paris, on est d'accord : 9°C) (le parasol est prêt, les gars).
Moloko, Pink Martini et Sonny and Cher à haut volume, une cigarette caribéenne qui se consume lentement.
L'esprit vide et plein de jolies choses. De lumières, d'air et de musique.
Une cigarette que j'aurais voulu éternelle, et rouler longtemps.
Advienne que pourra.

Les gens, je reviens très vite, le temps de mettre plus de mots sur des émotions/concepts/choses diverses/bétises.
Et de préparer mon voyage en Caraïbie.
(parce que ça manque, hein ?)
(oui, Sonny and Cher)
10:23 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : michel denisot nu, cigarettes, route, cinema, in the air, george clooney, sonny and cher, youhou, advienne que pourra
28/01/2010
Secoue ta crinière et libère ta braguette
Ce que j'aime bien dans ce blog, c'est son absence totale de ligne éditoriale.
Ce qui nous permet de passer du coq à l'âne sans surprise, parce qu'autant le débat sur l'histoire et la mémoire que l'on peut / doit en garder est passionnant, sincèrement ; autant là, j'ai envie de légèreté.
Enfin, attends, de légèreté, il y a quand même du lourd ici.
Du lourd musicalement parlant, parce que je reviens à peine d'un concert rock vraiment bon, mené par une chanteuse que je ne connaissais vraiment pas, Izia.
* même si son prénom, en italien, ça se traduit par I-tatie
Le rock et moi, on joue un peu les amoureux de Vérone. Un coup je ne peux écouter que ça, un coup les guitares me tapent sur le neurone (et il est sensible) alors je switche pour de la musique tropicale ou du jazz. Donc, je suis plutôt restée aux classiques, Stones, ACDC, Red Hot and co ; avec quelques incartades pour voir du côté des (bons) Gossips, par exemple ou Kansas (là, c'est à cause de South Park).
bon, je n'ai jamais dit que j'étais moderne...
Ce soir, ça envoyait du son, du bon son.
Et pour une fois, dans un concert, j'avais aussi l'image !
La vraie image, celle du live.
Je t'explique : quand tu culmines à 1m55 sans talons, je peux t'assurer que tu ne trouves pas le monde si petit que ça. Tu dirais même qu'il est grand, mais sans toi.
Donc, ce concert je ne l'ai pas passé sous l'aisselle d'un inconnu, et c'est déjà bien.
La dame (demoiselle, elle a 19 ans, ce qui veut dire qu'elle n'a pas beaucoup connu le club Dorothée) casse la voix au bon moment, sur le bon tempo et ce jeté de cheveux... Le concert étant organisé par Petit Bateau, je pensais qu'elle allait nous faire un jeté de culotte dans la salle, mais non. Quand tu es rock, tu gardes ton slip sur toi.
La proximité de la scène a fait que j'ai tenté de faire de la belle photo, mais que je n'ai réussi qu'à produire de la moche photo.
Avec un Nokia E63, je partais aussi avec un handicap, un peu.
J'ai donc trop honte pour vous montrer le résultat.
Quoique, ce ne serait pas du Petite Cervoise sans de la photo moche en reportage terrain :

(j'ai découvert la fonction n&b sur cet appareil)
(après 6 mois)

Les vrais photographes étaient à côté de moi, par exemple ci-dessus, voici une photo moche de Rod qui fait une photo jolie.
Notons qu'à l'inverse, si Rod avait pris une photo de moi en train de prendre une photo moche, la photo aurait été jolie.
L'important n'est donc pas tant le sujet, mais le photographe,
C'est cul et feudé.
Pour en revenir à la musique (on n'est pas non plus chez teknikart ici), Izia s'amuse sur scène et a une énergie folle.
Quand elle plaisante sur sa braguette ouverte, qu'elle saute, qu'elle se défoule sur une cymbale comme on aimerait le faire sur des gens qui existent dans la vie, on aimerait juste prendre sa place.
Et on aimerait tous, ne venez pas me raconter d'histoires.
le clippouze
Le matin, avec Paint it Black à volume démentiel dans la peugeot, j'enflamme le Stade de France. Je secoue ma crinière sur If I look hard enough into the setting sun / my love will laugh with me before the mornin' comes. J'arrache le micro et en balance le pied sur la scène.
Les guitares prennent vie et vibrent sous les doigts de Keith Richards, Michel Denisot est au premier rang parmi la foule en délire, pupilles dilatées, en train de me demander en mariage des yeux. Mick Jagger, le choriste, fait les mmmmh mmmmmmh qui accompagnent le sitar et j'achève mes cordes vocales sur I wanna see it painted, painted, painted, painted black, yeah !
Sur le pont du Garigliano, en réalité. (Paris XVe).
Mais ce n'est qu'un détail.
Enfin, ce détail, c'est qu'Izia sur scène, c'est ce qu'on aimerait bien être. Une fois, pour voir.
En rentrant chez moi, comme toujours après une sortie, j'ai bu un grand verre de menthe à l'eau.
Je suis une déglingos.
10:13 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : izia, concert, paris, scopitone, rock, petit bateau, rolling stones, michel denisot nu, michel denisot sexy, paint it black, nouvelle scene francaise, yeah
22/01/2010
La Rafle
Je me suis demandée un bon paquet de minutes, si j'allais vous faire ce billet.
Celui qui suit, là, le long du scroll.
Pour tout te dire (oui, on va se dire tu), j'ai un peu les doigts qui se détachent du reste du corps, les joues éparses de rimmel et de poudre libre.
Tu veux savoir ?
C'est un mélange de tristesse, d'amour, de vertige, de colère, d'incompréhension et de violence.

Je suis allée voir un film que tu verras, d'ici quelques mois.
Un film qui parle d'humanité.
De toute l'humanité et de son contraire.
Le vide.
Un vide absolu.
Un vide qui te fout le vertige, l'estomac au bord des lèvres et les larmes au même niveau.
On en reparle ponctuellement, je sais.
On nous bassine avec aussi, je sais.
Mais bordel.
Comment peut-on exister sans humanité en soi ?
Je vous ai fait peur, l'autre fois, avec ma déclaration d'amour à l'humanité. Pas à la masse populaire, je ne suis pas encartée chez les rouges.
Mais au sentiment d'humanité. A l'Homme.
Ça peut nous sembler évident, mais l'histoire prouve que non.
Et comment croire qu'un homme, qui en était dépourvu ou vidé, ait pu entraîner avec lui les foules, les actes, des êtres pourtant dotés de conscience et d'altruisme ?
Oui, pour les 3-4 du fond, je parle de la Shoah, d'hitler et de la déportation.
Non, sans blague, on peut en parler 2 minutes ?
Je ne veux pas me lancer dans la course à celui qui l'a vécu le plus en profondeur, car non, nous sommes trop à être nés bien après, une fois que les années LSD et les années Tapie nous aient conté de bien belles histoires.
Parce que ceux qui sont restés ont encore le coeur dans la gorge quand ils en parlent. Et nous, on a beau essayer d'imaginer et essayer d'en souffrir par solidarité, on ne peut pas savoir.
Mon Grand-père ne l'évoque jamais. Ou de très loin. Tellement loin qu'il n'y a qu'une cicatrice de rifle sur son ventre pour nous rappeler que oui, il y a survécu.
Pourtant, il ne faut pas se taire, sinon les choses se reproduisent. Il ne faut pas les dire à tort et à travers car il y a des esprits tordus capables de glorifier l'horreur.
Et malheureusement l'horreur a toujours lieu, bien plus au sud, si Tutsi vous évoque plus qu'un film avec Dustin Hoffman en robe rouge.
Juste les dire.
Les dire justement.

C'est ce qu'a réussi à faire Roselyne Bosch, avec le film "La Rafle".
Un témoignage du Vel d'hiv, un travail de documentation précis et acharné.
Dedans, il y a Gad Elmaleh comme on ne l'a jamais vu. Juste, sincère, vrai.
Jean Reno, dont on ne peut plus remettre en question le talent, surtout dans cet exercice, dans la veine émotionnelle de "Le Tigre et le Neige".
Au risque de le répéter, ce film est juste. Juste sur la plus grande injustice connue à ce jour.
Tu ne t'y sens pas coupable, car non, nous ne le sommes pas, nous qui étions bien loin dans les couilles de nos pères, comme on dit élégamment dans les provinces.
Juste sur cette horreur, dont ceux qui en ont été les témoins impuissants ne pouvaient même pas s'imaginer la portée.
Parce que le cerveau est ainsi fait. Il coupe. Il censure pour survivre.
Je ne sais pas si j'y aurais survécu. Certainement en asile, aussi droguée que le type qui a organisé cette barbarie.
Les potes, on ne va pas se plomber la journée, quand ce film sortira en salles, faites moi le plaisir d'y aller, de le télécharger ou de frauder pour entrer dans la salle, peu importe.
On en ressort la rage au ventre, les larmes sur les joues et surtout grandi.
Le 10 mars.
PS (pour votre culture géniale) : Le moustachu gominé ingérait chaque jour jusqu'à 16 pilules antigaz (lol ?) contenant un mélange de strychnine et de belladone (neurotoxine), se faisait injecter de la métamphétamine par le Dr Morell (on le voit dans la Rafle).
Pendant l'occupation française, sa dose allait jusqu'à 8 injections par jour. Surtout après ses discours et rencontres importantes. A cela, il s'ajoutait aussi de la métamphétamine par voie orale (jusqu'à une dizaine de bonbons dorés la dernière année de sa vie).
Il prenait aussi des opiacés et du testovirion pour soigner ses tremblements. Après l'attentat de juillet 1944, rajoutez la cocaïne à l'ordonnance, pour soigner son canal auditif sanguinolent.
What else ?
Oui je sais qu'elle est décousue, cette note. Vous n'allez pas appeler Pivot pour autant ?
12:36 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la rafle, vel d'hiv, rose bosch, roselyne bosch, gad elmaleh, jean reno, melanie laurent, shoah, pleurer au cinema, bon film, 10 mars
05/10/2009
Un Arc, un Prix, un Triomphe et des rollers
Tous les ans, à l'Hippodrome de Longchamp, est organisé le Prix de l'Arc de Triomphe.
Le prix du Qatar, si tu préfères, parce que le gagnant gagne le Qatar ou un poney en or.
Je crois, mais peut être que je n'ai pas tout compris.
D'ailleurs, il y a des courses réservées au "chevaux entiers, hongres et juments de 3 ans et plus".
Une belle ouverture sur l'Europe, signe que les origines du président de la répu' aident les bidasses balkanes à rendre plus visible leur minorité.
Une belle leçon de vie également, si les chevaux entiers ont des courses pour eux, il doit également exister des courses pour chevaux amputés, ou demis-chevaux, comme les bâtards croisés avec des ânes.
D'ailleurs, une course de bourricots ça me plairait bien, moi.
Bref, le monde hippique résèrve beaucoup de surprises.

Tous les ans donc, les férus de ch'val se retrouvent donc au Bois de Boul' pour jouer au Quinté+.
Tu me vois venir, parmis ces aficionados, il y a forcément Michel Denisot, le fantasme de mes fantasmes.
Et bien j'y étais, au Bois, dimanche après-midi.
J'ai vu ces dâââmes parés de chapeaux de 120cm de diamètre.
Je les ai bien vues, moi qui portais un yogging, un t-shirt et des rollers (en ligne, respect).
J'ai dit à Clyne que ce n'était pas possible de jouer à Surya Bonali à côté de Geneviève de Fontenay, surtout que je n'avais pas tâté des roulettes depuis 7 ans.
(il y a donc 7 ans que mes rollers furent vendus dans une brocante en lointaine Europe)
Je n'ai pris un gadin qu'une fois, pour information, grâce à la lâcheté de Clyne qui n'a pas voulu que je tombe sur elle avec mes fesses sculptées et bétonnées après 2h de roulage en ligne.
MAIS,
Loin des yeux de Michel, loin loin loin (volontairement)...
Pour une fois que j'avais l'occasion de vérifier ma théorie de la culotte farceuse...
Question de karma.
(smiley triste intériorisé)
Pour notre consolation à tous, Vladimir Poutine, toujours bonnasse même avec un cheval :

Après ça, ne venez pas râler en disant que ce blog n'est pas assez sexe.
00:05 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : michel denisot nu, michel denisot, cheval, rollers, petite cervoise est bonne, vladimir poutine sexy, clyne, bois de boulogne
26/09/2009
Mary et Max
Tu te doutes, que si j'écris un billet un samedi, qu'il y a un événement exceptionnel et galactique qui se prépare.
Bon, d'abord, je dois être un peu balade, genre une sinusite de la gorge ou un pneumonie inversée. Mais Fever, in the morning n'est pas en moi, donc point de grippe ABCDTC.
Je dois te dire que je prends le clavier à regrets, parce que j'aurais bien aimer coucher les mots suivants sur papier 80g, à l'aide d'une plume ciselée. Malheureusement, c'est perméable aux miasmes et aux larmes.
A regrets, donc, pour te parler d'une relation épistolaire qui m'a mis la chair de poule, l'autre jour.
Mary & Max, c'est un film.


Où les personnages sont en pâte à modeler.
Mais en belle pâte à modeler, pas en spaghetti multicolores que tu faisais à 8 ans avec la Play-Doh.
Mary, elle a 8 ans, justement, et se traine une VDM en terre Australe : Papa empaille des oiseaux morts, Môman c'est Patsy de Ab Fab qui se détend au Cherry et le meilleur ami de la gamine est un poulet (vachement malin, pour un poulet)
Max, il a 45 ans et une VDM à Nouille Orque, obèse et légèrement autiste, son entourage se compose d'une voisine pratiquement aussi liquide que Katherine Chancellor des Feux de l'amour (mais qui fait de la soupe aux cheveux) et des poissons rouges qui décèdent les uns après les autres.

Les grands esprits se rencontrent, ces deux là correspondent (dans les années 70, le ouèbbe n'existait pas et pourtant on survivait), sont et cherchent le réconfort l'un de l'autre. Pendant 20 ans.
Tu connais beaucoup de relations qui durent 20 ans ?
Prends-en de la graine, donc.
Je ne vais pas faire de Spoiler, ce serait dommage. D'ailleurs, j'aurais juste dû te dire "vas voir Mary & Max et on en cause après".
Quand l'on m'a dit "hé, viens donc au cinoche", j'ai répondu "oké, mais ne me dis pas ce que l'on va voir, garde la surprise".
Je ne vois pas comment apprécier vraiment un film quand on en a déjà lu le synopsis, les anecdotes de tournage et vu 30 minutes de bande-annonce.
Laissez-vous surprendre, un peu. On a tellement peu l'occasion d'être surpris dans la vie.
D'ailleurs, notre hôte de chez Gaumont pense pareil que moi (caution pro)
Bref.

Tu liras ici et là que le film est touchant, voir triste.
J'ai pas trouvé ça triste. En fait, j'ai souvent souri.
Plein de poésie, oui, et ça ne nous fait pas de mal en ce moment.
Touchant, je valide.
Très bien fait, je valide.
Rempli de beauté humaine, totalement.
Justement, avec de la pâte à modeler, Adam Elliot, le créateur du film, a su faire remonter plus de sentiments humains que certains acteurs oscarisés. L'humanité est au delà de l'humain. (j'arrête la drogue demain)
En sortant de la salle, j'en avais carrément oublié ma sinusite mutante.
Alors si tu as des miasmes ou juste envie de te prendre une bolée d'essence humaine, c'est le 30 septembre dans les salles au velours rouge.
Pour ceux qui n'ont pas confiance en moi, la B.A. est là :
C'est tout pour le moment, j'ai du pshit-pshit à me mettre dans la gorge.
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24/09/2009
Beaux mâles et Renault 12 inside
Normalement, vous le savez déjà : dans mes veines coule du sang italien.
Vous le saviez peut être moins : à part les pâtes et les coiffures volumineuses, j'aime aussi le foot.
Je suis bien une fille, tout va bien.
Culturellement, le foot c'est la 2e religion en Penne-insule. Les soirs de matchs, les rues sont désertes, les bars à télé sont remplis et les salons particuliers assiégés par des gladiateurs à la cuirasse huilée regardant le plasma (ou des Robertos Benignis se grattant les couilles devant le poste, mais c'est moins glamour).

Quand toute une nation vibre avec son équipe, ça prend une toute autre dimension. En 98, quand l'Italie est sortie en 1/4 de finale, mes cousins ne sont pas sortis pendant 3 jours. Le deuil.
Je connais donc bien les règles.
Le problème, c'est que je suis Italienne, aussi.
Et qu'on a un peu l'impression nationale que dès qu'on touche le ballon, il y a hors-jeu.
Par exemple, le but annulé de Zambrotta face à la Roumanie en 2008...
L'arbitre a décidé qu'il y a avait faute. Comme ça. Car, vu que la vidéo n'est pas autorisée, il est le seul à décréter effectivement une faute ou non, si le défenseur était 5cm devant ou derrière l'attaquant. 5cm sur 7000 m² de terrain. Ils sont sponsorisés par Optic 2000 ?
- j'ai perdu mon lectorat féminin-
Alors oui, j'en ai insulté beaucoup, des arbit's, devant mon poste. Parce qu'ils sifflaient un maillot tiré en faveur de l'un et non en faveur de l'autre.
Parce qu'on est forcément subjectifs quand notre équipe favorite sue sur la pelouse.
(surtout que les joueurs italiens, pardon, mais ils sont bonnasses)

Hier, l'autre pingouin m'a dit de venir voir des arbitres qui font du strip-tease (j'ai peut-être pas très bien compris)
Effectivement, il y avait des torses virils et des slips.
Mais on a surtout eu l'Euro 2008 vu par les arbit' de la compétition.
Je n'ai pas plus de compassion pour ces hommes ni pour le métier, je continuerai certainement à leur signifier que leur maman fait des choses peu catholiques derrière les fagots ; mais :
Ces types portent sur leurs épaules une responsabilité énorme (représailles de supporters hooligans etc) et se doivent d'oublier durant 90 minutes que l'erreur est humaine.
Comme un pilote d'avion, finalement.
Respect.

Info cruciale : le monsieur ci-dessus est le plus beau chauve qu'il m'a été donné de voir (Clyne et Alexiane, je vous merde, il est pour moi)
Info cruciale mais un peu spoiler : il y a un italien qui a un petit wiwi dans le reportage, mais tu ne le sais qu'à la fin, après avoir bavé pendant plus d'une heure devant l'écran.
Info culturelle : la caméra inside nous montre bien que les latins sont bordéliques, et les gens du nord sont beaucoup plus disciplinés.
genre : pour dire "vire le joueur 9 rouge" :
l'anglo-saxon dit "9 red, out".
L'italien dit "l'otto, l'otto, l'otto, l'otto, l'otto, l'otto, l'otto, l'otto, rosso, si, si, si è lui, l'otto rosso, l'otto rosso, fuori, ha fatto un fallo, fallo, fallo, l'otto rosso, cazzo, cazzo, cazzo"
On est bavards, chez nous.
Info culturelle potentiellement vexante : Michel Platini parle anglais avec un accent à démonter des armoires.
On ne lui en veut pas, on sait qu'il défend les valeurs de la France depuis les années 80.

En résumé, parce que cette note n'a ni queue ni tête ?
-> les arbitres ne font pas un métier sympa, mais sont indispensables au foot.
-> les pelés du crâne sont sexy aussi.
-> un peu de sueur, c'est sexy aussi.
-> un homme très beau avec un petit attribut, c'est quand même mieux qu'un moche avec une poutre de Bamako.
-> les docus de Strip-Tease me manquent.
Un extrait du documentaire, avec Howard dedans, qui sera diffusé sur Canal + entre le 2 et le 5 octobre (bonjour à Michel Denisot au passage) :
Je vous laisse, il y a de la solution hydroalcoolique qui a giclé sur le clavier.
11:40 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arbitre, arbitrage, foot, euro2008, joueurs italiens, howard webb, hors-jeu, fail
13/08/2009
Tant de mouvement...
Comment ?
Vous lisez encore des blogs ?
Ah pardon, il faut que j'écrive un petit peu, hisoire de faire cliqueter mes ongles 100% résine de PVC sur le clavier gras ?
(oui gras, mais vous voulez que je les mange comment, mes Doritos, avec une fourchette ?)
(con, va)
A toi qui penses que c'est les vacances du slip qui me font déserter le trio des W et des blougs, je tiens à te dire que j'aimerais que tu sois prophète en notre pays.

Tout ça parce que pas du tout l'ami, les doigts de pieds en éventail, je les ai parfois, mais sous le panneau de chène massif Louis XV de mon bureau.
Ou alors c'est du mélaminé et tout le monde m'a menti.
Au turbin, donc, parce que les italiens partent mais reviennent aussi, et que j'aime pas savoir que Presque Chef pourrait travailler avec une greluche qui me remplacerait.
Jalouse comme une pucelle, moi.
Bien, ce qui m'a fait m'éloigner de cette arnaque à l'égo qu'est le blog (mais on l'aime bien quand même, on a tous du sang de pigeon), c'est que ces derniers temps, j'ai vu beaucoup d'hommes.

Tous les jours,
Parfois plusieurs dans la même journée,
Des femmes aussi... moi j'ai toujours été pour la diversité.
L'été, la chaleur, les hormones, je ne sais pas... mais je me suis retrouvée dans un étrange tourbillon boulimique qui faisait que je ne décrochais mon téléphone que pour noter un nouveau rendez-vous.
Le one-shot a pour qualité de n'engager que l'instant, donc inutile de mémoriser le numéro de téléphone. D'où le battement du ventricule droit à chaque "riiiiiiiing".
(j'ai une sonnerie vintage)

Parfois, se retrouver dans un salon avec un inconnu dont on ne partagera que 15 minutes de vie, peut impliquer beaucoup.
ou rien du tout.
Qui sait ce qui peut littéralement naître en si peu de temps ?
Easy come, easy gone, dirait Freddy Père-curry ; les ruptures n'en étaient pas, les vagues promesses de rappel étaient entendues comme de polis adieux de la part de chacun d'entre nous.
Il y eut des rencontres foireuses, d'autres plus intéressantes.
Et j'ai fini par trouver.
Il s'est imposé à moi comme une évidence
Je le voulais. C'était le seul.
Je l'ai eu.
Mon appart.
J'emménage dans un nouveau lieu de débauche en ce moment !
Youpi, tout ça !
(que celui qui s'est imaginé des partouzes et des parties de sexe complusif se dénonce)
(un blâme ! un blâme !)
Je vous raconterai quand même les casseroles d'agents immobiliers auxquelles j'ai eu droit...
16:34 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hormones, été, fail, vacances, hommes, mélange, femmes, zizi, etc










