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20.11.2008

Le jour où on a eu la couleur...

Bien chèrs lecteurs,

Aujourd'hui, le 20 novembre, c'est la fête de la couleur.

Donc, comme vous êtes des gens bien, vous avez tous mis un truc coloré et gai sur votre dos aujourd'hui (ou sur vos fesses, au choix)

DSCF0454 - Copie.JPG

La fête de la couleur, c'est pour l'UNICEF, qui, comme vous le savez tous, organise moults programmes pour aider les enfants partout dans le monde.

Ma copine Pilar, par exemple, elle travaillait au programme d'aide à la prévention et soin du SIDA, à Quito, en Equateur.

Là où il y a un vrai besoin, quoi...

Mais faute de moyens pour maintenir son poste, elle a du quitter l'UNICEF.

 

Au lieu de dire des trucs tristes, je te propose de nous raconter, dans les commentaires, un souvenir marrant de ton enfance.

Comme en plus, les enseignants sont sympas et sont en grève justement aujourd'hui, on va faire double actu :

tu racontes un souvenir d'enfance à l'école.

 


En attendant, je te raconte un des miens :

Au collège, j'étais un peu une cancresse.

J'avais de très bonnes notes, surtout en français et langues, mais pas trop en physique et encore moins en maths.

En sport, c'était pas mieux, je n'avais pas de moyenne parce que le prof me faisait passer plus de temps assise dans les gradins que sur le stade ou le terrain de basket.

Déjà, parce qu'en basket, je ne sers pas à grand chose (minipouce attitude) et personne ne voulait de moi dans son équipe (pour la minipouce attitude).

Et parce qu'une fois sur deux, j'oubliais mes chaussures de sport et prétendais de faire mes 4 tours de stade en talons compensés (c'était la mode des Spice Girls, ignare !).

spice girls.jpg
avec le recul, on adulait quand même de vraies pouffes...

mais elles tombent très bien pour la fête de la couleur, non ?

Bref.

J'avais surtout un don pour les sarbacanes, les bavardages et les batailles de balles de papier.

Un jour, on a fait une variante, avec mes potes cancres, Nadia, Jérémy et Paz :

On avait une prof de physique imbuvable, Mme Gilet, qui en plus -mais c'est pas de sa faute- se tapait des dents de décapsuleur, des lunettes cul-de-bouteille et une touffe grise.

Et pour montrer qu'elle était prof de physique, elle se trimballait toujours en blouse blanche. Même quand elle allait à la cantine. On se demandait si elle changeait le tricot de corps qu'elle avait en dessous...

Comme Mme Gilet nous détestait et qu'on ne l'aimait pas trop non plus, l'heure de cours se passait généralement de façon très détendue et si on n'avait plus de feuilles pour écrire dans nos cahiers de physique, c'était bien à cause des munitions pour les batailles de boulettes.

Parce que je dois avoir 1/2 page de cours écrit pour l'année scolaire de 4e.

Et encore, avec la date (18 septembre) et un dessin :

veste.JPG

Histoire de pouvoir affirmer que oui, j'avais déjà écrit dedans...

A part les batailles, nous avons un jour entrepris de l'obliger à quitter sa blouse.

Pour qu'elle la lave.

C'était fastoche : il fallait juste emprunter un stylo plume à un des binoclards de la classe, et faire partir un gros jet d'encre dessus dès qu'elle avait le dos tourné et passait dans les rangs.

C'était réussi, on avait fait un beau rendu artistique.

Pis avec le stylo plume turquoise que j'avais arraché des mains de N.Ovaloff, ZE binoclard-bizut, il y avait une touche exotique très sympa, très gaie.

Sauf que, comme tous les grands artistes, nous étions incompris.

Et nous avons fini dans le bureau du principal.

Pourquoi ?

Parce que ce con de Paz s'est fait prendre en train d'écrire "PUTE" sur la blouse de Mme Gilet.

Et que, du coup, cette vieille pute peau dame a contrôlé nos mains.

Qui étaient bleues.

Mais le pire, c'est qu'elle n'a pas du laver sa blouse, car elle s'est longtemps trimballée avec les taches et un énigmatique "PU", qui n'était pas du meilleur effet...

 

Donc, pour Mme Gilet qui doit profiter de la grève pour faire sa lessive (si elle enseigne encore) et pour les z'enfants de partout, surtout ceux qui n'ont pas l'accès à l'école,

DSCF0497.JPG

Sortez colorés !!

(encore plus si vous manifestez !)

 

 

pour ceux qui sont d'humeur à faire un don, c'est par ici !

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Commentaires

Quand j'étais en primaire, il y avait un garçon dans ma classe qui faisait toujours ses exercices de maths à voix haute!
Genre tout le monde en profitait de son "3+4 = ... 8" (oui il était nul en plus)
Et moi j'étais un peu une sale gamine... violente qui plus est (que si Sarko il avait été président, j'aurais fini chez le psy pour comportement déviant). Une fois il m'a tellement énervée, que je me suis levée, et je lui ai mis une claque!
Comme ça en plein cours devant la maitresse qui hallucinait! (allez 7-8 ans pas plus!)

Bien sur j'ai fini dans le bureau du directeur! Qui a appelé ma maman...
Qui a eu super honte!

C'est pas ma faute, il avait qu'à compter à voix basse!!! (Le même gars, un an plus tard, il s'est coincé un morceau de gomme dans l'oreille... Il devait vouloir tester les boules Quies, il en avait p'tet marre de s'entendre?)


Sinon ya mon année de première aussi, qui a été une fête géante en continue... Qu'on s'envoyait des petits mots d'un bout à l'autre de la classe avec ma meilleure amie, surtout en français et en espagnol (et en histoire géo...), et qu'on croyait qu'on était trop subtile et invisible dans nos lancers... Jusqu'au jour où la prof de français nous a dit "attention les filles je me retourne, préparez vos mots!"...
Il y avait aussi les cours de physique/bio, la classe était en demi-groupe mais on aimait ni notre prof de bio ni notre prof de physique, du coup on s'appelait sur les portables, on mangeait en cours, on changeait de place, on se faisait coucou par la fênetre...
Et le dernier cours d'histoire aussi où un pote avait amené une canette de bière, qu'il a posé par terre... et il a foutu un coup de pied dedans sans faire expres, ça a tout renversé! Pour pas se faire choper, il a simulé une colique subite et il a filé aux WC pour récupérer tout plein de PQ qu'il a caché sous son sweat quand il est revenu et il a tout épongé!
Et pour finir (après j'arrete c'est promis), ce fameux cours de maths où la veille en fait j'étais resté dormir à l'arrache chez sa meilleure amie (pas de parents, c'est dommage) et qu'on s'était couchée vers 5h du mat', je me suis pointée en cours sans livres, sans feuilles, sans même un stylo! Et qu'en plus la veille il faisait beau, et le lendemain il pleuvait et il faisait froid et j'étais en débardeur... Et il a même plu dans la classe sur moi! (et uniquement sur moi...)

Écrit par : shaya | 20.11.2008

4ème.
Plein mois de février
On avait tous nos teddy (c'est blousons immondes avec un gros baseballer dans le dos).
16h30 dernier cours, musique. Particularité, c'était une salle pas comme les autres, pas de table, pas de chaise, juste de la belle moquette par terre, avec un mini amphi. On jetait nos sacs US partout ou on s'asseyait dessus, les autres se vautraient carrément par terre pendant que le prof ( Mr Py, petit obèse, cheveux longs frisés, poète hippie) nous jouait la sonate au clair de lune ( je l'ai eu de la 6ème à la 3ème). 2h par semaine comme ça, tout le monde tapait 18 de moyenne, suffisait de pas être absent et hop.
Mais ce cours-là, peut-être le froid dehors nous faisait comme les chats qui grimpent au rideaux, on était particulièrement énervés. Et une blague pourrie, le cancre qui lâche une caisse en douce qui enfume toute la salle, et le gros fou-rire mortel.

Tellement que j'ai carrément pissé dans le jean. Mais pas la petite goutte. Non, le gros pipi qui soulage, que tu retiens depuis 8h le matin, qu'immédiatement, un sourire de béatitude s'incruste sur ta face.

Ce qui n'a donc échappé à personne, surtout lorsque je me suis contorsionnée pour attacher mon teddy autour de ma taille pour sortir de cours, prendre le bus, rester debout dans le couloir tout le trajet, me vautrer contre les accoudoirs et marcher légèrement en canard jusqu'à la maison.

Ma mère a soupiré très fort, a dit " des fois, je voudrais qu'on t'ait adoptée".

Routine.

Mais ça m'a jamais vraiment quitté cette histoire, suffit que je choppe un copaindavant.com pour qu'il me le réchauffe, le truc. "Alors la pisseuse, ça farte?"

Écrit par : Mélina | 20.11.2008

@ shaya : oh le manger en cours... je crois que c'est bien à cause de l'école que j'ai chopé mes fesses d'aujourd'hui. Je me descendais un paquet de Prince (de leader price, hein, budget lycéenne...) par intervalle de 2h.
je ne sais même pas comment j'ai fait pour ne pas être obèse.

@ Mélina : merci pour cette belle histoire !! c'est vrai que les surnoms restent depuis l'école. Pour moi, c'était Barbie.
Il y a quelques mois, je reçois un appel "allo, Barbie ?", choc.
mais pisseuse, c'est pas coule du tout... tu as retenu la leçon ? tu te soulages régulièrement ?

Écrit par : Petite Cervoise | 20.11.2008

J'ai pas fait excessivement de conneries en classe (je suis un garçon sage)(sisi), mais je me souviens de mon plus gros fou rire en cours.

C'était en latin. Pendant un exercice où l'on devait dire si les déclinaisons étaient parisyllabiques ou imparisyllabiques.

Le prof donnait donc un mot, et je devais répondre à haute voix.
Sauf que.

Sauf qu'à force de répéter ces mots, j'entendais dans ma tête "par ici la bique".
Avec l'image du légionnaire que les chèvres affolent (un cliché bien connu)(non ? si !)

Et là j'éclate de rire. Le prof est resté interloqué quelques instants, et j'étais bien évidemment incapable de lui dire pour quoi je riais à en pleurer (à fond).


Sinon il y avait aussi les boîtes à meuh qui égayaient un peu les instants précédant les contrôles en prépa...
Mais juste les instants avant. On faisait drôlement moins les malins pendant...

Écrit par : Will | 20.11.2008

Ah ben moi j'ai été dans mon ancienne école ce matin, et sur les deux heures de cours que j'ai suivi, y'a eu qu'une alerte incendie. J'ai été un peu déçue.

Sinon je me rappelle que j'étais dans la section "Amnesty International", on écrivait des lettres une fois par semaine pendant le temps de midi, et lors de la dernière séance, le prof qui nous encadrait a ramené des pralines et du cidre. C'était bien drôle.

Puis en terminale le vendredi on commençait un peu plus tard le matin, alors on se réunissait chez un type qui habitait pas loin et on s'entraînait à boire des bières cul sec. A 8h30. Le cours de français après c'était chouette.

En latin, au dernier cours de l'année, comme le prof prenait sa retraite, on a décidé de faire un petit truc spécial: on a retourné tous les bancs, changé les craies de place etc.

Puis on a aussi balancé une banane au mur pendant un intercours. L'année d'après elle était toujours là.

Pour le dernier cours de géo, on a offert un débardeur (un marcel, on dit ça aussi chez vous?) au prof avec tous nos noms et des dessins dessus (les poils sous les bras, etc) au prof.

On chantait Carla Rembrunie avec le prof de gym. Même qu'on essayait toujours de mater les garçons dans la douche. Et qu'on les matait quand ils allaient à la piscine.

Rhalala, y'en a trop, des anecdotes!

Écrit par : Ad | 20.11.2008

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