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09.02.2009
Le gynécologue sexy
Les gens, hier j'ai vu un film très étrange.
J'aime bien voir des films bizarres, ça ne me dérange pas. Tu trouves des significations tordues aux scénarios les plus improbables et tu te sens intelligent.
Mais là, il ne s'agissait pas d'un film à vocation neuronale.
C'était une petite comédie romantique dont personne n'a entendu parler, j'ai nommé Docteur T et les femmes.

J'ai acheté ce Dividi en promo à Carrefour, pour ma provision de films débiles destinés à glandouiller pendant le chômage.
Même si au chômage je ne suis plus, j'ai voulu amortir mon investissement dimanche matin.
Le film, donc.
Casting de haute voltige, quand même : Richard Gere (vous avez compris pourquoi j'ai acheté le DVD), Kate Hudson, Liv Tyler, Farrah Fawcett... bon tu lis l'affiche pissétou.
Pour te donner le poutch en quelques lignes : Le Gere est gynécologue et manie le spéculum comme personne (sic). Il vit donc au milieu d'un poulailler de dondons chics de la bourgeoisie de Dallas qui sont évidemment toutes sous le charme.
Forcément, quand tu montres ta chatte à Richard Gere, t'es un peu heureuse.

Mais, la femme du Docteur pète un plomb et se fait interner, une semaine avant le mariage de leur fille DeeDee. Gageons que le fait qu'elle ait appellé sa gamine DeeDee aurait du mettre le puceron à l'oreille à tout le monde. M'enfin.
La DeeDee (Kate Hudson) est en fait un peu lesbienne ; très lesbienne en fait et sa petite soeur trouve que ce n'est pas une très bonne idée qu'elle convolasse avec un type pour cette bonne raison.
Au milieu de ce marasme, le Docteur Richard rencontre une jolie golfeuse (car après avoir vu des gnouttes toute la journée, il trouve un moment de virilité avec des clubs et des balles. ou sinon il chasse aussi. vous avez dit cliché ?) et tombera amoureux d'elle.
Dans cette ambiance toute féminine, pleine de caquètements, Doctor Gere essaie de gérer (ha ha) sa vie de beau gosse trop adulé par tout ce qui porte un utérus.

Final de cette comédie sentimentale : La fiancée lesbienne renonce à de marier et s'en va avec son amoureuse (Liv Tyler, on comprend le pourquoi du saphisme dans ce cas).
Richard Gere propose à la golfeuse de partir avec lui au bout du monde parce qu'il l'aime comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma (tiens donc). Mais cette pute idiote refuse parce qu'elle prend leur relation à la légère et fait de toute façon des exercices tout nus avec un autre monsieur.
Alors, Richard prend un coup de folie à son tour, et se retrouve dans une tornade qui l'emmène au Mexique (Dallas-Mexique : quelques centaines que kms, quand même) où tout un village de femmes lui demande de l'aide pour faire accoucher Consuelo.
Et il est vachement content, parce que pour une fois, il fait naitre un garçon.

Bon, le script n'est pas d'une complexité Bogdanovienne, mais la fin est un peu différente de ce que l'on attendrait d'un film de ce genre.
Pas de "ils se marièrent et eurent beaucoup de dettes", mais plein de gens pas forcément heureux. Sauf Kate et Liv.
Mais ce sont surtout les dernières images qui m'ont beaucoup etonnée : il s'agit tout simplement d'un accouchement, les mecs.
Le bébé qui sort de la gnoutte de la maman.
ON VOIT UN BEBE QUI SORT D'UN VAGIN.
POUR DE VRAI.
C'EST UN FILM ETATS-UNIEN.
POUR UN LARGE PUBLIC.
OU ON VOIT UN GROS PLAN DE SEXE FEMININ EN TRAIN DE METTRE AU MONDE UN BEBE.
ouais, une vulve en 16/9.
(hello google)
Ce finish après 1h30 d'américanismes féminins à voix haut perchée et de fouillis de réalisation mélées à des plans invraisemblables... moi je dis "eeeeeuuuuuuuuh"
Excusez moi du langage, mais je n'avais jamais vu ça auparavant, et surtout on n'est vraiment pas prévenus de ce qu'il va se passer. Et le miracle de la vie, je préfère le visualiser à la sauce AB Productions qu'au moyen d'un visuel réaliste.
Petite nature ? un peu, mais si j'ai envie de voir à quoi ressemble une mise au monde, je googlise. Et j'ai pas envie.
Mais pourquoi n'a-t-on jamais entendu parler de ce film ?
Je suis tout à fait disposée à vous prêter le Douvouvou ou à organiser une projection si vous avez un écran et des chips au poulet grillé.
Je suis encore sur le poum, pour ma part, et il en faut pour ça, croyez-moi.
00:05 Publié dans Poils et Psychologie | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : richard gere, gynecologue, chatte, vulve, minou lisse, kate hudson, cinema










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Commentaires
Ce film n'a pas été un franc succès ok, mais il a décorée les ciné de Françie et est même passé sur TFone.
Pour ma part j'adore la scène de séduction de la secrétaire.
Ecrit par : etyco7 | 09.02.2009
Ah ouais, moi aussi je l'ai vu!
(mais je ne m'en rappelle plus en détail, seulement du plan final qui fait un long travelling arrière sur Richard super heureux)
Ecrit par : Ad | 09.02.2009
@ etyco7 : cher enfant, le fait d'être diffusé sur TiFiOuane n'est pas un gage de qualité non plus, hein.
Tu parles de la scène où la secrétaire baisse son collant et qu'il la retrouve cachée sous le bureau avec le collant roulé en boule à ses chevilles ? Délirante !!
@ Ad : ah enfin une bonne élève qui a suivi la fin. Mais quand même, ça t'a plus marqué que l'accouchement en gros plan ??
tu mens, en fait, tu n'es pas philosophiste mais sage-femme ?
Ecrit par : Petite Cervoise | 09.02.2009
M'en rappelle pas bien mais j'avais aimé, surtout helen hunt.
En revanche, aucun souvenir de la mise bas de la fin.
Peut-être que j'ai dit " bahhh je l'ai déjà vu ça, je l'ai fait".
Je sais pas.
Ou alors tellement suspendue aux lèvres de Richard que j'ai oculté tout le reste?
En gros, me rappelle pas bien du tout en fait.
Ecrit par : Mélina | 09.02.2009
Hé mais on rigole, mais c'est super proche, la philosophure et la sage-femmie! (la maïeutique tout ça...) (j'y réfléchissais justement la semaine dernière, tiens) (ouais c'est pas avec ce comm que tu auras des pervers de chez Monsieur Google dans ton blog)
Pour le gros plan de gnoute, je sais pas, peut-être que mon inconscient a délibérément effacé cette image.
Ah! Et ouais! Je me souviens quand Liv Tyler va chez Richard pour une révision. Je sais pas, moi j'irai pas montrer mon fri-fri à mon beau-père.
Ecrit par : Ad | 09.02.2009
ah je l'ai vu mais j'avais zappé la scene de l'accouchement.
Ecrit par : valerie | 09.02.2009
je veux bien que richard examine ma chatte.
Amie de la poésie bonjour!
Ecrit par : connasseee | 09.02.2009
Au vu des différents commentaires, je me demande si Cervoise ne s'est pas endormie au milieu du film et réveillée devant un reportage sur Arte sur l'art ancestral de l'utilisation des forceps....
Ecrit par : Nakito | 09.02.2009
@ Mélina : as-tu remarqué aussi qu'Helen a de la moustache ? heureusement qu'elle est bonne actrice, sinon ça ne pardonnerait pas.
@ Ad : oui, annoncer "je suis la copine de vot'fille" alors que le docteur a la tête entre tes jambes et le bec de canard dans le dedans, ce n'est pas très classe. même si c'est Richard Gere. quoique.
@ valerie : j'ai l'impression que je suis la seule qui a été marquée au fer rouge par cette scène ?? je vous fais tourner le dvd pour vous imprégner de la chose ?
@ connasseee : mets ton nom sur la liste d'attente, on doit être beaucoup dans le même cas...
@ Nakito : ben j'ai presque l'impression qu'en France c'est dans les moeurs et que ça ne marque personne... 'tain mais c'est quand même un gros plan vulvesque, c'est beau, c'est la naissance de la vie, mais ça aurait pu être suggéré non ???
Ecrit par : Petite Cervoise | 09.02.2009
Richard, il a quand-même une belle coiffure toute cyprinée dans ce film.
Ecrit par : romu | 09.02.2009
FARRAH FAWCETT : DE LA BEAUTE A LA POURRITURE ?
Pathétique, poignant, cruel comme un miroir renvoyant l'image de notre propre condition : Farrah Fawcett, ex-beauté incarnée, est en train de s'éteindre quasi en direct sous les caméras de télévision américaines. Cependant elle croit encore à un miracle, priant avec ferveur pour que la vie triomphe de son cancer alors qu'elle est en phase terminale.
Sur son visage, le masque de la maladie, de la vieillesse, de la hideur : notre masque potentiel.
Le plus effrayant : savoir qu'un humain peut passer de la gloire la plus complète à la misère la plus totale. Tout n'étant qu'une question de temps. Ce qui arrive aux êtres "immortels" peut nous arriver à nous aussi, simples mortels que nous sommes...
A travers son agonie nous assistons à notre propre fin.
Madame Fawcett ou l'histoire de la beauté qui devient décrépitude. Quand un destin de gloire finit dans la déchéance. Lorsque les sommets insolents de la jeunesse éclatante se concluent par le plus noir abîme... La maladie.
Avant la mort.
Mais éloignons-nous de ces vanités hollywodiennes, ne nous arrêtons pas à la souffrance, à la tristesse, allons à l'essentiel : au lieu de la pourriture promise par la Camarde, derrière ces apparences immondes du cancer, moi je vois l'éternité.
La mort prochaine de Farrah Fawcett : fin d'une étoile ?
Oui.
Ou pour être plus exact, la lumière retournant à la lumière.
Raphaël Zacharie de IZARRA
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
Ecrit par : Raphaël Zacharie de IZARRA | 23.05.2009
FARRAH FAWCETT
Avec ses traits séraphiques au sourire carnassier typique des mâchoires carrées, sa coiffure de flamme très américaine -à la limite de la vulgarité-, sa cervelle dans la moyenne et son corps plutôt malingre, Farrah Fawcett aura séduit tout un peuple de mâles rêveurs et « testotéronés ».
Il faut cependant lui reconnaître cet authentique charme, irréel, puissant, hypnotisant qui fait oublier les fautes de goût de sa toilette yankee. Du moins, du temps de sa gloire « kératinesque » car force est d’admettre que la vieillesse fait presque toujours tourner les créatures.
Rares sont les perles lactées qui deviennent de puants mais exquis fromages avec les ans.
Farrah Fawcett en tant qu’ex-incarnation de la Beauté, ou pour être plus exact d’une certaine beauté sophistiquée d’outre Atlantique, réarrangée selon les normes états-unisienne, a vieilli comme une soupière polonaise.
N’importe ! L’esthète pardonne tout à la Beauté.
Rendons un juste hommage à celle qui fut cette chaste, blonde, vénusiaque et pieuse Aphrodite de nos écrans.
Inhumons-la avec les égards que méritent ces propagateurs de rêves, créateurs de mirages et autres faiseurs d’étoiles qui nous invitent à lever les yeux plus haut que nos brefs et mornes horizons.
Voir toujours plus loin, appréhender l’infini, sentir ce qui nous dépasse, c’est le rôle essentiel et le pouvoir divin de la Beauté.
Raphaël Zacharie de IZARRA
raphael.de-izarra@wanadoo.fr
Ecrit par : Raphaël Zacharie de IZARRA | 03.07.2009
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