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30.11.2009
Retour en soi
Comme la vie est étrangement faite, quand elle sème des petites pépites le long du chemin.
(la drogue, c'est mal)

En ce moment, la faute à l'hiver peut être, j'ai beaucoup envie d'aller voir ailleurs si j'y suis. Parce qu'à mon avis, on n'est jamais tant soi-même que dans le contraire de ce que l'on croit être. Parfois il faut se pousser dans ce qui nous oppose pour mieux nous retrouver.
(la drogue, c'est mal)
Après avoir eu l'impression de trop donner de moi, certainement aux mauvaises personnes, j'ai envie de me recentrer sur moi. De façon très égoïste, limite narcissique. "limite" parce que je me veux avec mes défauts pour les apprivoiser. Parce qu'il est compliqué de récupérer les bouts d'âme laissés ça et là, essayer de les recréer et gagner en sérénité.
(la drogue, c'est mal)
On ne se reconstruit pas forcément dans l'image d'épinal du retour au zen. Parce que comme Isis qui parcourait l'Egypte pour recueillir les morceaux d'Osiris, des fragments de nous sont dispersés non seulement le long d'un fleuve trouble et inconnu ; mais aussi dans des recoins inconnus des meilleurs GPS.
(la drogue, c'est mal et les phrases trop longues aussi)
C'est une quête qui prend du temps, mais qui est fondatrice. Il n'y a rien de pire que l'immobilisme, à commencer par l'engourdissement de notre personne. Il nous faut des révolutions, et tant que l'on peut se surprendre soi-même, on se signifie que l'on est encore vivants.
(la drogue, c'est toujours mal)
Se retrouver, c'est aussi se quitter. Partir loin de soi pour en revenir enrichi. Même les blessures sont des richesses. Les cicatrices comme preuve d'amour. D'amour de tout, de rien et de nous. On ne peut pas donner aux autres tant que l'on n'a pas atteint le palier minimum de sérénité. Donner pour recevoir n'est pas donner.
(la drogue, vous l'a-t-on dit ? c'est mal)

L'autre soir -l'autre petit matin, en vérité, genre 7h- j'ai trouvé un bout de moi dans un kébab à Bastille.
(Ouais mais je t'avais prévenu)
(et j'avais très très faim)
Le bout que je croyais bien ancré en moi, mais qui a du se paumer en chemin. Alors que nous mangions le truc huileux et plein de sauce étrange, j'ai senti un chakra s'ouvrir. Et non, ce n'étaient pas les oignons du grec. Ni la drogue les boissons de la soirée qui s'ébrouaient en moi.
J'étais avec mon meilleur ami et rien d'autre ne comptait autour. Ou plutôt si, car sans cette humanité borderline autour de nous, je n'aurais pas récupéré ce morceau de moi.
Ca ne tient à rien et c'est imprévisible.
Je suis peut-être borderline moi même, finalement.

Mais j'ai senti un truc. Un retour à moi. Et ça fait beaucoup de bien. Et je n'ai même pas pris de drogue en fait (les caïpirinhas, c'est pas pareil).
Alors merci à la péripatétitruc qui mangeait un sandwich baguette-merguez avec son mac. Merci aux loosers de la nuit et leurs récits de FAILS de drague, qui sont décidemment les mêmes aux 4 coins du monde. Merci aux amis qui ont toujours été là et à qui donner tout est le minimum vital.
Demain, on revient en chantant Sonny & Cher.
00:05 Publié dans Poils et Psychologie | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : drogues, la drogue c'est mal, bastille, je ne suis pas raelienne, sonny bono me manque, the time of my life










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Commentaires
La drogue, c'est bien, et tomber les masques, aussi.
Écrit par : elienai | 30.11.2009
C’est vrai que l’engourdissement du soit est une dérive qui nous menace tous, à laquelle on finit tous par céder, avant de se reprendre… plus ou moins. Et c’est vrai qu’on prend justement conscience des bouts d’âme qu’on a disséminé un peu partout, au moment où on en retrouve un, par hasard, par surprise, et généralement dans un cadre incongru….
Moi par exemple, un jour que je déambulais dans les couloirs du métro, je suis tombé sur un vieux type, genre militant de la cloche, dont le visage tellement parcheminé contrastait incroyablement avec l’intensité de son regard et témoignait des mille vies qu’il devait avoir vécu. Et ce gars jouait du violon. Il jouait Yesterday pour être précis. Non, il jouait EXACTEMENT Yesterday pour être vraiment précis. Je me suis arrêté pour le regarder, et autour de moi les flux de Parisiens continuaient de se déverser, dans une espèce d’incontinence fordienne. J’étais seul, délicieusement et désespérément seul, face à un moment d’une rare humanité. Et, forcément, ça m’a renvoyé à ce que je n’étais plus, ou alors qu’occasionnellement et, non pire, qu’accidentellement. Alors je suis resté à le regarder en pleurant comme un chiard…..
Bon, le fait qu’à ce moment là j’étais raide def a peut être joué sur ma perception des choses…. Franchement, la drogue c’est mal…. D’ailleurs, je suis content d’avoir arrêté (ça c’est au cas où ma mère passerait par ici et me lirait). Mais, vrai de vrai, la drogue c’est mal.
D’ailleurs, Petite Cervoise, loin de moi l’idée de te faire la leçon ou de te donner des conseils, mais tu devrais peut être réfléchir à te servir de ton blaug pour faire passer ce genre de message….. Je dis ça je dis rien hein, mais penses y deux secondes, juste comme ça, une fois ou deux, au détour d’un paragraphe, ça pourrait donner une plus value informative non négligeable à tes écrits…..
Sinon, je ne suis pas d’accord : partir pour se retrouver, c’est du pipo…. Partir c’est bien en soit, et c’est suffisant. Partir pour changer de climat, d’horizon, d’environnement, de culture, de gens, de langue, de nourriture, de bière, etc….. d’accord. Mais partir pour recoller les morceaux éparpillés de soi même, c’est un leurre. Ca n’empêche pas de le faire bien sûr, mais ça n’est pas spécifiquement nécessaire. Moi, pour arrêter de me mentir à moi-même, j’ai surtout besoin d’un miroir en fait. Tu me diras, des miroirs, il y en a partout à travers le monde….
Mais partir pour ça, quelque part, ça ressemble à une fuite. Ca me fait penser à un poète que j’ai connu, qui est parti parce qu’il s’était perdu et qui s’est retrouvé marchand d’armes du côté d’Aden. Il est mort seul. Sans plus rien avoir écrit…..
Finalement, à bien y réfléchir, je me demande si je ne devrais pas me remettre à la drogue (même si, bouh, que c’est mal). Surtout le lundi matin….
Écrit par : Marc E | 30.11.2009
Pfiou, tu me fais frissonner quand tu dis des trucs comme ça Mademoiselle :)
(et oui, la drogue c'est mal)
Écrit par : Clémence | 30.11.2009
Bon, moi, je n'ai qu'une solution à tes maux : boire pour oublier !
Tu bois pour oublier la drogue, puis tu bois pour oublier que tu bois...
Et au final, tu bois juste.
(mais attention, boire rend saoule et être saoule et parfois mal vu en société - sauf chez les gens bien - genre en Auvergne !)
Écrit par : Gallïane | 30.11.2009
J'ai pas compris, les kebabs c'est donc de la drogue ?
Écrit par : Pingoo | 30.11.2009
@elienai : t'es un junkie, toi. En même temps, sachant que dans ta ville il y a un groupe de rock agricole qui s'appelle les "Flying Tractors", je peux comprendre...
@Marc E : bienvenue et merci pour ce beau récit. C'est ce qu'il y a de beau avec ces instants, ils arrivent même dans les lieux les plus vides de toute symbolique. Le couloir du métro, un bistrot glauque... Et le fait d'y trouver plus de chaleur que dans n'importe quelle église en un instant.
Quand je parle de partir pour se retrouver, je parle bien de "partir de soi" : s'éloigner de ce que l'on pense être, quitter le côté que l'on a envie de devenir ou montrer aux autres pour oser voir ce que l'on est derrière. Ca donne le vertige et ça fascine. Et parfois, il faut se pousser dans le contraire de ce que l'on est pour s'y retrouver.
L'éloignement géographique, c'est différent. Il aide, justement, dans cette quête du soi. La seule façon de réussir un départ est d'être prêt à quitter ce fameux "soi" construit par notre imagination fertile pour en créer un autre. Mais c'est une autre question...
La drogue c'est mal, sinon ;)
@Clémence : tu sais quoi ? c'est épuisant quand même sur le plan des émotions :)
(oui, la drogue tout ça)
Écrit par : Petite Cervoise | 30.11.2009
Se recentrer sur soi pour pouvoir donner plus, c'est ce que mon psy essaie de me faire faire depuis un an. C'est con, mais là, en te lisant, je viens de comprendre enfin qu'il a raison.
Écrit par : Ginie et son paillasson | 30.11.2009
@ Petite Cervoise : il y a plusieurs autres questions en fait, derrière. Le temps me manque là, mais quelque chose me dit que si je continue à suivre ton blaug, on aura l'occasion d'y revenir....
Sinon, t'es sûre que t'es pas raëlienne ? non, parce que c'est hyper bien imité alors.... ;-)
@ Tous : j'ai envie de lancer un petit débat de société : la drogue, que faut il en penser ?
Écrit par : Marc E | 30.11.2009
Le problème de la drogue, c'est que c'est bien pour aller voir ailleurs si on y est.
Par contre, ça n'aide jamais à revenir ailler si on s'est raté soi-même là-bas...
Sur le fond, je ne jugerai pas, ça me semble trop personnel.
Et aussi à l'opposé de ce que je ressens, à savoir que ce que je suis dépend de façon viscérale de ce qui m'entoure et de ce qui m'a entouré durant mes xx années. Je ne m'imagine pas différent, même après ce que je pourrai appeler une introspection.
Écrit par : Nakito | 30.11.2009
Partager un sandwich à la gez-mer avec son mac, c'est le fond du trou je crois
Écrit par : Anna | 30.11.2009
Merci pour cette note pleine d'humanité douce-amère...
Écrit par : La Femme coupée en deux | 30.11.2009
@Galliane : boire de l'Auvergnat Cola, oui. Se cuiter à la gnole, non. Au contraire, je dirais, à moins de vouloir devenir un foie gras.
(tu m'as donné envie d'une Suze)
@Pingoo : à ton avis, pourquoi on dit "la sauce blanche" ?
@Ginie : Si tu le penses vraiment, alors je suis très contente. A trop mal donner, le remède est de se donner à soi pour réapprendre.
@MarcE : j'ai essayé, mais le chignon de ballerine ne me va pas du tout. Et la toge galactique encore moins :)
@Nakito : comme toutes les addictions, non ? Le jeu, le tétris, AB1...
Quand tu dit que ce que tu es dépend de ce qui t'entoure, c'est vrai. Mais en dessous, le vrai toi "tout nu" est indépendant de ça. Pas forcément à l'opposé de ce que tu penses être, mais si tu as déjà été en face de tes propres contradictions, ça prouve qu'il y a une nuance...
@Anna : Et étrangement ou non, aucune personne présente ne se serait permis un regard mauvais. C'est rempli d'humanité ce boui-bouis !
@La femme coupée en deux : c'est juste une étape de vie... merci à toi !
Écrit par : Petite Cervoise | 01.12.2009
@ Petite Cervoise : arrête de faire ta fille et de me répondre fringues et coiffure !
Crois moi et relis toi :
"La seule façon de réussir un départ est d'être prêt à quitter ce fameux "soi" construit par notre imagination fertile pour en créer un autre."
Franchement, l'ami Claude Vorilhon, il aurait tué père et mère pour écrire une phrase comme ça le premier..... Attention, la navette spatiale arrive, ils viennent te chercher !!!!
Allez, me gâche pas ma joie, depuis le temps que j'en avais envie, je peux enfin dire que j'ai rencontré un Raëlien.... :)))
Écrit par : Marc E | 01.12.2009
Non mais des fois, partir, c'est bien aussi...
Écrit par : Ad | 01.12.2009
Pour répondes a Marc E qui veut savoir ce qu'on pense de la drogue, je pense que cet article illustre bien le propos et que "la drogue, c'est mal" ;)
Écrit par : Superrefman | 01.12.2009
mais qui a dit que la drogue c'était mal...? ;-)
Écrit par : Olivia | 01.12.2009
Qui a dit : "Prendre des risques, entreprendre des trucs casse-gueule, faire monter l'adrénaline. C'est ça, ma seule drogue" ?
Écrit par : Marc E | 02.12.2009
Je le pense vraiment :)
Écrit par : Ginie et son paillasson | 02.12.2009
"Donner pour recevoir, c'est pas donner" j'adhère tellement que je l'ai déjà dit quelque part. On n'a plus qu'à fonder un club de philosophie existentielle. ;))
Écrit par : Joker | 03.12.2009
@Marc E : non mais tu sais ce qu'ils font, les Raeliens, avec les jeunes filles ???? ah non, soit c'est moi le prophète avec le pompom sur la tête, soit c'est sans moi.
@Ad : ta Belgique ne te manque pas trop, au fait ?
@Superrefman : vois donc ça : http://www.cowboybooks.com.au/html/acidtrip1.html
@Olivia et Marc E : Mr Mac Kay dans South Park ?
Jean Claude Vandamme ?
(ah ? on n'est pas chez Philippe Bouvard ? :) )
@Ginie : love. (ça résume bien)
Écrit par : Petite Cervoise | 03.12.2009
@ Petite Cervoise : non, la citation est de.... Michel Denisot (mais c'est toi qui y voit du JCV, hein, alors pas taper ! et en retour, moi je ne relève pas que tu m'as insidieusement comparé à Philippe Bouvard).
En fait, je voulais faire le malin en sortant une citation de ton FILF préféré sur la drogue, mais je n'ai trouvé que cette pauvre phrase (qui en plus n'apporte rien au débat, quant à savoir si la drogue c'est mal ou mal). En fait, le gars Michel, il a l'air trop sain pour ce genre de bêtise (même si j'ai toujours pensé qu'il avait les yeux de quelqu'un qui sort des toilettes en se pinçant le nez). Tu crois que c'est ça le secret pour faire un bon FILF plus tard ? être sain et suffisamment conscient que la drogue c'est mal pour en faire un précepte de vie ?
Pffffffff....... Fais chier quoi, un p'tit peu quand même.....
Écrit par : Marc E | 03.12.2009
Bah moi je consomme aucune drogue. Même pas les kebabs...
Écrit par : vinsh | 05.12.2009
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