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26.04.2010

Mexique, Caraïbes, Saudade (Retour II)


Nous revoici plongés dans l'atmosphère vive et brouillonne du Mexique.

tulum.jpg
Tulum
(magnifique site)


C'est cool là bas, je t'ai déjà dit qu'on mangeait tout le temps des tacos ?

et des quesadillas ?

et du poulet au cacao ?

avec la sauce piquante ?



Une chose pas sympa, au Mexique, c'est la proximité étazunienne. Surtout le week-end du springbreak. Note que rien n'était calculé.

Danser au bord de l'eau, c'est bien. Danser avec des gigues hormonées de 16 ans, moins.

Quelques mamans avaient fait le déplacement avec la progéniture depuis le Wyoming.

On peut comprendre l'envie de quitter un Etat avec un nom aussi pourri, remarque.

Ces dames, donc, chaperonnaient les pubères ivres. Ou pas, grâce à quelques gigolos locaux qui distrayaient la housewife égarée ; laissant aux juniors l'occasion de rouler leurs premières pelles. Et de vomir juste après, aussi.

classic_photobomb.jpg
le springbreak, c'est ambiance photobomb à la plage.

 

 

Mais à 6h, dans les Taquerias louches du centre ville, nous étions les seuls survivants, d'où le respect acquis des autochtones.


Le retour en Caraïbie avec ses concerts énormes, ses espagnols égarés qu'il fallait guider vers le droit chemin* et sa douce folie légendaire...

*(Viva España, je l'ai toujours dit)


J'ai (re)pris le goût de jouer à la maîtresse de maison, de prendre le temps, de regarder les petits détails que l'on survole, d'apprécier ce qui nous semble évident.


Finalement, on va trop vite. On veut trop de choses à la fois, ce n'est pas notre faute mais on le veut bien.

En Caraïbie, on voit à 180°. C'est peut être ça la différence...

Mais le Dieu du temps a foiré quelque chose, parce que tout est allé trop vite.

 

cayo-coco.jpg
ouin


Il a fallu revenir en France.

Je recevais des mails de Presque Chef qui me parlait comme si j'étais à Paris.

Comme toujours, quand je reviens de cette partie du globe, il pleut à Paris. C'est exprès pour avoir le choc thermique, culturel et pleurer ma race.


avion pluiie.JPG
ouin


Je suis allée travailler à J+1

J'ai fait un malaise à J+2



Avec 8 de tension, j'ai préféré rester chez moi. J'avais fait un saut au bureau juste pour voir, pis non.

Les vertiges ont bien mis 4 jours à disparaître, le même temps pour retrouver l'appétit et j'ai perdu 3 kilos au moins (adios, los tacos).

Comme quoi, certains ont la tourista, moi j'ai des évanouissements.

Chacun son truc. Au moins, ma maladie à moi ne sent pas mauvais.

 

Positivisme...

23.04.2010

Volver... (Retour I)

Oui.

Oui, je n'ai pas écrit ici depuis le début de la ferme célébrités environ, et je me doute que tu as trouvé le temps long en mon absence. Je veux dire, tu faisais quoi, en fait, sans moi ?

Ah bon ? plein de choses ? t'es sûr ? enfin, si tu le dis moi je te crois. Le concept de sucer pition ne m'enchante guère. (100 points Esso pour qui comprend la blague)


Bien, moi aussi j'ai fait tout plein d'activités récréatives, d'autres plus rémunérées, genre travailler encore et trop.

Il y a un peu plus d'un mois maintenant, j'ai repris le chemin des Caraïbes. Vois-tu, je sais que je leur ai manqué, aux Caraïbes.

Et un jour, en revenant d'une plage, j'ai eu faim.



"Tiens, je mangerais bien des tacos"

"Ah oui, moi aussi. On y va ?"

 



tacos.jpg


Le y en question, c'est le Mexique, pourquoi se priver lorsque la géographie est favorable (1h de vol à peine, peanuts quoi).

Comment dire... c'est juste un pays fabuleux. ON MANGE DES TACOS A N'IMPORTE QUELLE HEURE ET PARTOUT.

A 10h du matin, bière et tacos.

A 16h, bière et tacos.

A 6h du matin, bière et tacos.

 

Et ça, c'est une grande qualité du peuple mexicain. Tout, partout, tout le temps.

A part manger tout, partout et tout le temps, nous avons quand même visité des temples mayas (un peuple qui était tout petit) (je dois avoir du sang maya) ou fait de la plongée sous-marine (sur Marine, c'est chez Dorcel).



J'ai failli mourir, là je m'adresse à ceux qui bookaient déjà leur A/R sur Aeromexico :



Décor : Mangrove tropicale, pleine de crocodiles et de bêtes mutantes

Contexte : sortie en mer sur un petit hors-bord conduit par mes soins, un ami inconscient à mes côtés.

Après avoir snorkelé (il n'y a pas de traduction alors raisonnez un peu) en mer, nous devions traverser la dangereuse mangrove afin d'arriver à la marina. Là où nous attendaient des tacos (encore, oui).

Imagine un parcours de Mario Bros -je fais Mario-, avec tous les obstacles sus-cités.

mario bros.jpg

A celà tu ajoutes un gros méchant Rastapopoulos qui ressemblait plus précisement à un hord bord atrocement blanc et jaune, piloté désastreusement par 2 chinois.

(sans rancune)



Après avoir slalomé pour rigoler (parce qu'il n'y a pas de piste de slalom sur mangrove) et acceléré au maximum, je me rends compte que le Rastapopulos de Shangaï est plutôt du genre la glu, latéralement.

Latéralement, c'est dommage parce que le passage d'eau de la mangrove se rétrécit un peu, là, droit devant.

Latéralement, c'est dommage aussi parce que les muchachos ont construit un pont, juste là.

Un pont avec des gros poteaux.

Parce que sinon, le pont il ne tiendrait pas. (tu comprends ?)



- eeeeeeeeeeeh mais il bouge le con en barque jaune ?

- euh, il a l'air perdu

- crie lui de dégager de là, on doit passer le pont

- GO away ! go awAY ! GO AWAY CABRON !

- fais lui de grands signes peut être

- tu ne voudrais pas ralentir peut être

- non je vais passer avant lui

- mais là tu te diriges vers le gros pilier du pont

- mais c'est lui

- RALENTIS

- peux pas

- RALENTIS

- je sais plus faire

- LE PONT !!

- LE CHINOIS !!



Aucun chinois n'a été blessé pendant cette manoeuvre désastreuse. Aucun mexicain non plus.

Le poteau est passé très près, peut être avons-nous heurté le champ de force de ses fondations, peut-être ce pont s'est-il écroulé après notre passage. nul ne sait.

Mais les tacos du port étaient bons.

tacos2.jpg


Les zoophiles pourront apprécier l'idée qu'un barracuda a nagé à mes côtés sur une vingtaine de mètres.

La chose m'a été rapportée par un (regretté) ami après coup.

- il était gros en plus, mais je ne t'ai rien dit pour ne pas te faire peur.


L'amitié, ça va, ça vient...

 


Bref.

Je reviens lundi pour te raconter la suite.

Je l'écris tout de suite, pour ne pas oublier, hein.