21.05.2010
Campagne, no man's land
Maintenant que ce blog est un peu remonté dans la catégorie "blogueuse qui colle des photos de ses fesses alors que tout le monde s'en fout", nous pouvons reprendre la suite des programmes habituels.
Le quota du glamour est rempli pour l'année, place à la rocaille, la gouaille et tout ce qui finit en -aille.
L'ascension est encore tombée un jeudi cette année de ponts avortés, ce qui m'a amenée à un affreux dilemme :
-> que faire pendant 4 jours sans travailler et sans prendre l'avion, pour cause de finances approximatives ?
détour à Cannes ? Le festival, je l'ai fait il y a 2 ans, c'était rigolo mais l'atmoshère ridicule de la lutte aux "plans / invits" est quelque peu épuisante. Et je préfère le FILF au FIF.
Non, j'ai préféré la campagne lotoise, là où on a envie de se droguer après 2 jours de silence et de verdure.

Cette année 2010, il y a la composante "octobre en avance de 5 mois" qui s'est ajoutée au pont le plus sympa de l'année.
Genre, on a fait du feu dans la cheminée et sous ma djellaba, j'avais un jogging en molleton.
Alors que normalement, on se promène à poil en dessous.
Du coup, l'envie de LSD s'est faite sentir avec 24h d'anticipation, c'est à dire très vite...
Et les ennuis ont commencé.
Un dicton du coin que vous ne connaissez peut être pas, c'est "pas d'Ascension sans champignons".
Notez qu'ils savent vivre, dans le Quercy. La défonce cautionnée par le christianisme, c'est la preuve d'une grande intelligence pratique.
Seulement, ces petites bêtes ont besoin de soleil pour grandir et devenir sympathiques ; soleil que nous n'avons pas vu depuis l'adolescence de Régine, environ.
Tu as bien compris : no champis.
Même pas 2-3 girolles à la con pour contenter le paysan local et le faire sourire de ses 3 molaires sur les marchés.
Guitou, le voisin-dealer voisin tout court qui a un bourricot et la main verte, faisait grise mine et songeait à expérimenter la tisane d'orties comme hallucinogène remontant naturel.

Le bourricot, par contre, était toujours aussi gentil, et est la personne avec laquelle j'ai le plus échangé durant ces 4 jours d'isolement.
Tandis qu'il broute tranquillement dans le pré, je lui fais part de mes interrogations, mes pronostics professionnels, mes paris sur les tailles des zizis de l'équipe de France.
Il est doté d'une grande capacité d'écoute, cet âne.
Même si parfois je doute de sa sincérité ; il ne réagit pas quand je lui parle de Vladimir Poutine que j'imagine en pagne, une lance à la main, en train de tuer un serpent à mains nues.
Il aurait dû avoir assez de répartie pour me sortir un truc type "VladimiRahan Poutine ? lol hi-han".
Queutchi.

J'ai engueulé Guitou, rapport qu'il était tout cassé, son bourricot.
Lui aussi regrettait les champignons de l'ascension.
(vous mesurez maintenant les dégâts du refroidissement de la planète ?)
(la campagne devient insupportable)
(Nicolas Hulot, steuplé, viens sauver le Quercy-Rouergue)
* la drogue c'est mal*
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26.04.2010
Mexique, Caraïbes, Saudade (Retour II)
Nous revoici plongés dans l'atmosphère vive et brouillonne du Mexique.

C'est cool là bas, je t'ai déjà dit qu'on mangeait tout le temps des tacos ?
et des quesadillas ?
et du poulet au cacao ?
avec la sauce piquante ?
Une chose pas sympa, au Mexique, c'est la proximité étazunienne. Surtout le week-end du springbreak. Note que rien n'était calculé.
Danser au bord de l'eau, c'est bien. Danser avec des gigues hormonées de 16 ans, moins.
Quelques mamans avaient fait le déplacement avec la progéniture depuis le Wyoming.
On peut comprendre l'envie de quitter un Etat avec un nom aussi pourri, remarque.
Ces dames, donc, chaperonnaient les pubères ivres. Ou pas, grâce à quelques gigolos locaux qui distrayaient la housewife égarée ; laissant aux juniors l'occasion de rouler leurs premières pelles. Et de vomir juste après, aussi.

Mais à 6h, dans les Taquerias louches du centre ville, nous étions les seuls survivants, d'où le respect acquis des autochtones.
Le retour en Caraïbie avec ses concerts énormes, ses espagnols égarés qu'il fallait guider vers le droit chemin* et sa douce folie légendaire...
*(Viva España, je l'ai toujours dit)
J'ai (re)pris le goût de jouer à la maîtresse de maison, de prendre le temps, de regarder les petits détails que l'on survole, d'apprécier ce qui nous semble évident.
Finalement, on va trop vite. On veut trop de choses à la fois, ce n'est pas notre faute mais on le veut bien.
En Caraïbie, on voit à 180°. C'est peut être ça la différence...
Mais le Dieu du temps a foiré quelque chose, parce que tout est allé trop vite.

Il a fallu revenir en France.
Je recevais des mails de Presque Chef qui me parlait comme si j'étais à Paris.
Comme toujours, quand je reviens de cette partie du globe, il pleut à Paris. C'est exprès pour avoir le choc thermique, culturel et pleurer ma race.
Je suis allée travailler à J+1
J'ai fait un malaise à J+2
Avec 8 de tension, j'ai préféré rester chez moi. J'avais fait un saut au bureau juste pour voir, pis non.
Les vertiges ont bien mis 4 jours à disparaître, le même temps pour retrouver l'appétit et j'ai perdu 3 kilos au moins (adios, los tacos).
Comme quoi, certains ont la tourista, moi j'ai des évanouissements.
Chacun son truc. Au moins, ma maladie à moi ne sent pas mauvais.
Positivisme...
15:11 Publié dans Petite Cervoise en voyage | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mexique, caraïbes, retour, paris, pluie, tulum, concert, air france, michel denisot mange des tacos nu, springbreak, choc culturel
23.04.2010
Volver... (Retour I)
Oui.
Oui, je n'ai pas écrit ici depuis le début de la ferme célébrités environ, et je me doute que tu as trouvé le temps long en mon absence. Je veux dire, tu faisais quoi, en fait, sans moi ?
Ah bon ? plein de choses ? t'es sûr ? enfin, si tu le dis moi je te crois. Le concept de sucer pition ne m'enchante guère. (100 points Esso pour qui comprend la blague)
Bien, moi aussi j'ai fait tout plein d'activités récréatives, d'autres plus rémunérées, genre travailler encore et trop.
Il y a un peu plus d'un mois maintenant, j'ai repris le chemin des Caraïbes. Vois-tu, je sais que je leur ai manqué, aux Caraïbes.
Et un jour, en revenant d'une plage, j'ai eu faim.
"Tiens, je mangerais bien des tacos"
"Ah oui, moi aussi. On y va ?"

Comment dire... c'est juste un pays fabuleux. ON MANGE DES TACOS A N'IMPORTE QUELLE HEURE ET PARTOUT.
A 10h du matin, bière et tacos.
A 16h, bière et tacos.
A 6h du matin, bière et tacos.
Et ça, c'est une grande qualité du peuple mexicain. Tout, partout, tout le temps.
A part manger tout, partout et tout le temps, nous avons quand même visité des temples mayas (un peuple qui était tout petit) (je dois avoir du sang maya) ou fait de la plongée sous-marine (sur Marine, c'est chez Dorcel).
J'ai failli mourir, là je m'adresse à ceux qui bookaient déjà leur A/R sur Aeromexico :
Décor : Mangrove tropicale, pleine de crocodiles et de bêtes mutantes
Contexte : sortie en mer sur un petit hors-bord conduit par mes soins, un ami inconscient à mes côtés.
Après avoir snorkelé (il n'y a pas de traduction alors raisonnez un peu) en mer, nous devions traverser la dangereuse mangrove afin d'arriver à la marina. Là où nous attendaient des tacos (encore, oui).
Imagine un parcours de Mario Bros -je fais Mario-, avec tous les obstacles sus-cités.

A celà tu ajoutes un gros méchant Rastapopoulos qui ressemblait plus précisement à un hord bord atrocement blanc et jaune, piloté désastreusement par 2 chinois.
(sans rancune)
Après avoir slalomé pour rigoler (parce qu'il n'y a pas de piste de slalom sur mangrove) et acceléré au maximum, je me rends compte que le Rastapopulos de Shangaï est plutôt du genre la glu, latéralement.
Latéralement, c'est dommage parce que le passage d'eau de la mangrove se rétrécit un peu, là, droit devant.
Latéralement, c'est dommage aussi parce que les muchachos ont construit un pont, juste là.
Un pont avec des gros poteaux.
Parce que sinon, le pont il ne tiendrait pas. (tu comprends ?)
- eeeeeeeeeeeh mais il bouge le con en barque jaune ?
- euh, il a l'air perdu
- crie lui de dégager de là, on doit passer le pont
- GO away ! go awAY ! GO AWAY CABRON !
- fais lui de grands signes peut être
- tu ne voudrais pas ralentir peut être
- non je vais passer avant lui
- mais là tu te diriges vers le gros pilier du pont
- mais c'est lui
- RALENTIS
- peux pas
- RALENTIS
- je sais plus faire
- LE PONT !!
- LE CHINOIS !!
Aucun chinois n'a été blessé pendant cette manoeuvre désastreuse. Aucun mexicain non plus.
Le poteau est passé très près, peut être avons-nous heurté le champ de force de ses fondations, peut-être ce pont s'est-il écroulé après notre passage. nul ne sait.
Mais les tacos du port étaient bons.

Les zoophiles pourront apprécier l'idée qu'un barracuda a nagé à mes côtés sur une vingtaine de mètres.
La chose m'a été rapportée par un (regretté) ami après coup.
- il était gros en plus, mais je ne t'ai rien dit pour ne pas te faire peur.
L'amitié, ça va, ça vient...
Bref.
Je reviens lundi pour te raconter la suite.
Je l'écris tout de suite, pour ne pas oublier, hein.
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03.02.2010
Interlude maritime
Je ne sais pas comment vous décrire cette sensation, peut être que "wahooo" ça vous mettera sur la piste.
J'ai finalement débranché, le week end dernier.
Pas juste débranché un modem, ou laissé le portable se vider de sa batterie.
En italien, on dit "staccare la spina". Une jolie expression qui veut dire débrancher un appareil mais aussi détacher l'épine, littéralement.

En fait, ça a été facile. Jeudi soir, je racontais à une amie mon week end précédent, où je voulais prendre l'air à la mer avec la Nama, mais au lieu de ça j'ai fini aux urgences à me faire codéiner le corps.
Une simple phrase "on y va samedi, si tu veux ?" et le road trip de Thelma et Louise au bout du rouleau était scellé.
Un voyage de quelques heures sur les routes normandes encore inconnues pour moi, à chanter très fort et très faux sur Bon Jovi (qui était consterné par le massacre, depuis l'autoradio) en fumant des cigarettes roses.
A l'hotel, juste le temps d'enfiler un maillot de bain pour plonger, avide, dans la piscine (couverte et chauffée, faut pas déconner).
Avide d'eau, de me sentir en apesanteur, légère, d'essayer de monter sur une bouée pour finalement me rater et faire une cabriole indigne de Muriel Hermine qui m'a assassiné les sinus.
Avide de retenir ma respiration pour aller sous l'eau, par choix.
Avide de battre des pieds très fort et d'aimer retrouver l'air à la surface.

Le soir, après un plateau de fruits de mer de sa race qui tue, casino.
De toute façons, il était à 10 mètres de l'hôtel, on était un peu obligées d'y aller.
Là, on a bien compris qui avait de la chance en amour, et qui avait de la chance au jeu.
L'une a décuplé sa mise à la boule.
L'autre est repartie avec à peine le quart de sa mise.
L'autre c'est moi, donc je demande officiellement au maharajah bonnasse qui m'aime secrètement de bien vouloir se manifester, parce que j'ai la preuve tangible de son existence, à présent.
(ou alors Michel Denisot va bientôt sonner à ma porte, nu avec un bouquet d'églantines)
Ceci dit, c'est certainement le blackjack qui m'a perdue, parce que j'ai quand même dealé pas mal de jetons entre mes mains, pendant la soirée.
La saison étant morte, les croupiers étaient particulièrement gentils avec nous. Moi qui pensais qu'ils ne pouvaient quasiment pas parler avec les joueurs... samedi soir, ils nous conseillaient, même.
Et oui, le jeu est dangereux. Surtout le djack.
Aux machines à sous, j'ai fait plein de dingdings, instant Picsou, fortune de pièces de 10 cents, échangées au poids contre des billets plus transportables (j'avais pas pris ma cariole).

Dimanche matin, réveil orgasmique avec ma vue sur la mer.
Petit déjeuner servi au lit.
Face à la mer.
Séance de contemplation, enroulées dans nos couettes comme des nems, sur le balcon, en fumant des cigarettes roses.
Face à la mer.
A se dire qu'on n'est finalement pas à plaindre et que la sérénité n'est pas si difficile à obtenir.
Alors certes, il y avait un vent très très très très froid, je n'ai pas osé mettre un dixième d'orteil dans la mer, je n'ai pas pu faire de promenade à cheval (parce que les pauvres, il doivent aussi se geler les $ouilles sabots.
Mais je suis revenue à Paris remplie d'air iodé, en chantant toujours très fort et très faux sur Bon Jovi et en fumant des cigarettes roses.
Sauf que là, c'était différent...
* Les cigarettes roses, ce sont des Pink Elephant, elles ne contiennent que du tabac nocif et de l'arôme de vanille (un peu nocif, du coup). N'allez pas croire que je me drogue au volant.
16:35 Publié dans Petite Cervoise en voyage | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : deauville, trouville, normandie, casino barrière, michel denisot nu, piscine, muriel hermine, blackjack
06.01.2010
Champêtre
La campagne, c'est flippant.
Je sais, la Perséphone vous l'a déjà dit, mais bordel, vous ne saurez jamais à quel point entendre l'écho de son silence peut être destabilisant.
Je ne dis pas, les 2 premiers jours, on a l'impression de revenir à la vie.
Plus de mails, on est en zone blanche.
Plus de téléphone, on a mis le chargeur dans un coin encore méconnu de notre valise.
Plus d'humainoïde, aucun n'est assez taré pour vivre là.

Toi, juste toi. Du vert, un peu monochrome mais tu récupères 2/10 de vision à l'oeil gauche en 16 heures de plaines et prairies. Loin des écrans, des petites choses trop importantes que la civilisation t'oblige à regarder et lire religieusement.
A la campagne, on s'en fout du nombre d'acides lactiques dans les lentilles (y'en a ?) ou de la DLC de la moutarde (98, ça rappelle les bleus, Footix, toussa).
A la campagne, tu apprends à ne rien faire, et s'il est obligatoire de faire, autant manger.
Et on mange. On sacrifie des canards sacrés. Des kakis. Des pissenlits.
Des trucs qu'on ne mange pas chez le sushi-man.
On dort.
Beaucoup.
Bien.
Trop.
Un jour, on regarde un épisode de trop d'Amour Gloire et Beauté. Parfois, le 2e signe l'overdose (vous êtes trop sensibles, les amis).

On ouvre la Dépêche du Midi, et on y apprend qu'à Lalbenque, il s'est vendu pour 175kg de truffes.
On se souvient alors qu'on n'aime pas les champignons, et qu'ici, la foule est en délire à la saison des cèpes.
Bon, la foule, c'est relatif, la natalité du Quercy n'est pas la plus funky du pays.
Et quand le voisin revient avec un bolet satan pour nous montrer "ce qu'est pas bon", on a soudain envie de se droguer.
Fort.
De fumer le bolet de l'autre type qui vit en enfer, juste pour voir.
Et oublier.
Oublier le vert, oublier les prés et retrouver St Germain.
Oublier le canard, le rien, le calme et passer de l'autre côté de la force.
Voir des couleurs, du jaune, du bleu, du rouge, Broadway*!

Il faut comprendre : pas d'internet, donc pas de porno en streaming, ni de best of de Michel Denisot sur Canal, et encore moins de Derrick pour avoir juste l'idée de boire à la mort.
Si on coupe le champignon en tranches très fines, qu'on les laisse sécher (au four, peut être pour accélerer le processus ?) puis qu'on les roule dans une page du Rustica spécial pétunias de 1995 (un exemplaire rare, mais seul papier disponible, à part la Dépêche), ça le fait ?
Juste le fait d'y penser, tu as la nausée post-trip, sans le trip. Et tu renonces à l'expérience.
Tu jettes le champignon rougeaud au compost, après tout, c'est un peu du pourri des bois, ce truc.
Tu te replonges dans Amour Gloire et Beauté, parce que Brooke n'a pas fini de se re-re-re-re-re-re marier avec Ridge.
Le 3e jour, on commence à parler aux choses. Les sapins, les chênes, les portes.
Quand on voit un animal, c'est notre meilleur copain.
Le voisin a un bourricot, et lui c'est le plus sympathique des animaux. Il converse, échange et pour ne pas me vexer dans mes théories stalino-nikosaliagasiennes, il se contente de hocher la tête. Et il broute. L'herbe.

Le 4e jour, on comprend qu'il faut sortir de là. On commence à parler avé l'asseng, vu l'intensité des rares moments d'échanges avec les autochtones.
"Bonjoureu, un paing et une chocolatineu sivoulpéy"
Je ne savais pas ce que c'était une chocolatine, il y a 3 ans.
Maintenant, je sais parler un français avec l'accent mi italien-mi cadurcien (c'est très moche).
Je suis partie au bout du 6e jour, pour faire un périple provincial, histoire de rejoindre les Murmures à Clermont. Voir des gens très couls, certes, mais surtout DES GENS.
En gros, pour faire 273 kms, j'ai fait un tour de Gaule.
vois donc la motivation.
Je suis passée par Toulouse et Lyon puis Dunkerque et Limoges, avant de rejoindre l'Auvergnie.
Du train, des avions à hélices, des dirigeables...

A présent, je ne peux plus rien voir de vert.
La tête me tourne dès que j'aperçois une feuille de salade.
Plus jamais ça, les copains, plus si longtemps.
Ou alors, seule avec le bourricot...
*Merci de relire Reiser si vous ne voyez pas de quoi que j'cause
** Ha oui, bonne année, douce et sereine à toi !
06.07.2009
Je suis formidable, en fait
'ngiorno a tutti,
(ça veut dire "b'jour tout le monde" en italien)
Je suis K.O.
J'ai passé le wikend en Sicile par procuration sauf que la sieste réparatrice en bord de mer, je ne l'ai pas eue.

Ma famille a donc établi son camp d'été chez moi, le wikend dernier.
Pour que ce soit plus rigolo, il y a des enfants qui font partie du voyage. En Italie, les enfants sont rois. Surtout les garçons.
Et là, les enfants sont en l'occurence 2 petits garçons, Enzo et Nico. 4 et 6 ans. L'âge où ça gigote partout.
Les mômes ont un bon feeling avec moi, de manière générale. Et j'avoue que je m'amuse bien -dans une certaine limite de temps- avec eux.
On le sait, les gosses posent tout le temps des questions. Sur tout et n'importe quoi. Surtout n'importe quoi.
Et j'adapte le niveau des réponses. Après tout, les vrais trucs ils les apprendront à l'école.
Et un garçonnet italien (maître de la demeure, donc), c'est une véritable usine à questions qui fait les trois 8 sans pause café syndicale.
Florilège du wikend :
- Enzo : Tata PC, pourquoi la Seine ?
- Tata PC (c'est moi) : Parce que le Roi qui l'a inventée il s'appellait Mr Seine.
- Enzo : Mais comment il l'a inventée ?
- Tata PC : il a pris de grandes pelles et des ouvriers et ils ont tous creusé un grand fossé puis rempli d'eau.
- Enzo : waaaaaaaou
(j'adore faire rêver)
- Nico : Tata PC, on va voir la Tour Eiffel ?
- Tata PC (c'est toujours moi) : mon coeur, elle est là devant toi la Tour Eiffel
- Nico : ah mais elle est plus grande que moi !
- Tata PC : ben oui
- Nico : elle est plus grande que toi aussi
- Tata PC : ben oui
- Nico : elle est plus grande que le ciel aussi ?
- Tata PC : un tout petit peu, oui.
- Nico : et Jésus il la voit la Tour Eiffel ?
- Tata PC : bien sûr, la Tour Eiffel c'est son antenne télé
- Nico : et il regarde Spiderman avec l'antenne de la Tour Eiffel ?
- Tata PC : évidemment, avec Saint Pierre après le goûter.
(je ferai un mot à son professeur de religion, le moment venu)
- Enzo : Mais qui c'est qui vivait dans le chateau de Versailles, Tata PC ?
- Tata PC (encore moi, mais presque morte) : C'était Louis XVI
- Enzo : et cette statue, là, c'est la reine ?
- Tata PC (dubitative, est-ce que Marie-Antoinette posait nue avec un petit drap couvrant son frifri ?) : euh oui
- Enzo : c'est cette reine là qui a été tuée ?
- Tata PC (impressionnée par la culture du gamin) : oui, c'est elle
- Enzo : et pourquoi on l'a tuée ?
- Tata PC : parce qu'elle est devenue méchante, et tous les gens qui travaillaient pour elle étaient maltraités. Alors ils en ont eu marre et ils l'ont tuée
- Enzo : et comment ils l'ont tuée ?
- Tata PC (note pour plus tard : comment épargner des détails historiques sordides à un petiot innocent ?) : on ne sait pas on l'a vue partir un jour dans le ciel pissétou.
- Enzo : elle est partie avec Dieu, c'est ça ?
- Tata PC : ouais c'est ça
- Enzo : mais vu que tu sais tellement de choses sur la reine, tu l'as bien connue, pas vrai ?
- Tata PC (qui vient de se prendre 220 ans dans les dents) : eeeeuuuuuh non pas trop en fait, on était pas copines.
Je vous en colle d'autres plus tard, là il faut que j'aille changer ma perfusion de café.
Douleur, douleur...
10:49 Publié dans Petite Cervoise en voyage | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sicile, famille, italienne, enfants, questions, michel denisot nu, ariane massenet nue
08.06.2009
Cahors, Cahors... oui ben Cahors, quoi.
Mes amis, je me suis faite avoir ce ouikend.
Je voulais participer au Chic Torphy de Pokanel, mais c'était sans compter l'appel paternel du vendredi soir...
D'abord, il faut savoir que je ne sais pas dire non à mon père. Parfois, j'arrive à le semer avec des "peut être" ou des "plus tard", mais la plupart du temps, j'évite le camp de l'opposition. En mode petite fiotte ? Eh oui.
Parce que Papa Cervoise, il l'a dans les gènes, le sens de la "proposition que tu ne pourras pas refuser"...

Vendredi, en l'occurence, il m'appelle alors que je venais de quitter le bureau et que je mourrais tranquillement en voiture, avec les glandus du vendredi soir, sur le périph'.
"T'y es où, là ? Tu seras rentrée pour 20h ?"
"euh, oui, environ, mais pourquoi ?"
"je pars dans le sud, tu viens avec moi ? . On remonte à Paris dimanche soir, toi aussi tu travailles lundi, non ?"
"............. ben c'est que je sais pas, tu peux peut être partir et on s'appelle demain ? (ou on s'envoie un mail rapidos)"
"non c'est bon, je t'attends t'en fais pas. allez, à tout à l'heure !"
Tout tient au point d'interrogation fictif, en fait. Le ? .
Que je dois apprendre à perfectionner dans mes discours professionnels, parce qu'il enroule tout le monde dans la farine...
C'est ainsi que le paternel et moi avons roulé nos Dunlop jusqu'à Cahors, où l'air est chargé de particules de magret.
D'ailleurs, heureusement qu'il y a du bon confit, qui garantit une sieste imperméable, parce qu'il n'y a pas grand chose à faire, là bas.

Mais Petit Jesus existe, et il y a eu le grand fou rire du dimanche, celui qui permet d'évacuer ton nervious belsunce breakdown, comme dirait Alexiane.
Un instant fort et fondant à la fois, comme seul le Quercy sait offrir à la vie.
J'ai nommé : le restaurant du coin.
Mais du COIN, en gras et en majuscules, c'est dire si j'insiste sur cette notion de terroir et de tradition !

Ce restaurant, qui se trouvait en bord de nationale et surtout sous la main quand notre faim eut atteint son apogée (2 minutes de plus et je bouffais les jantes alu), on aurait du s'en méfier tout de suite.
A l'accueil, il y avait le chien le plus vieux du monde. Mais le chien le plus classe du monde aussi. Le modèle Lassie, mais avec des rides et le poil blanc. Comme MAM. Mais en version chien. (j'ai pas dit chienne, ne viens pas me parler de diffamation)
Pour le service, une mini-matrone enjouée et sympathique, qui nous a tendu LE menu (on était 7, il n'y avait qu'une carte) en nous disant :
"bong, là il y a le menu de semaineu, mais je ne l'ai pas, comme on est dimancheu, autremeng il y a le menu normaleu mais je n'ai pas le poissong. Sinon il y a à la carteu, et là il faut me demander passqueu j'ai pas tout"
On a vite compris qu'il fallait prendre le menu ou se rabattre sur un crouton. Après avoir fait passer la carte (pour le geste), nous commandâmes donc le menu -à la communiste, pareil pour tous, DA-.
Pour nous faire patienter, on a eu le droit à des chips, qui devaient dater de la fête du baptème du chien de l'entrée, vu le goût et la texture.
Vint la soupe. Dans le sud-ouest, t'as toujours la soupe. Elle était bonne, on aurait su, on aurait fini les 2 soupières de 5L qu'elle nous a mis sur la table, la matronnette.
Parce que, si le reste ne faisait pas du tout honneur à la réputation gastronomique du pays, il n'a fait que nous faire remarquer le décor dans lequel le repas s'inscrivait.
Genre ?
Genre Mister Bean qui aurait emménagé chez les grands-parents des Ingalls :

Le truc au plafond, c'est une guirlande de Noël. Et remarque que c'est pas si crétin, on n'est qu'à 6 mois de la fête avec le sapin et les boules.

Et le truc au plafond, c'est toujours les guirlandes de Noël, je vous re-rappelle que ce n'est que dans 6 mois, cette affaire là !
En attendant Nowel, à ton avis, qu'est ce donc que le truc en forme de losange qui est posé sur la commode (à gauche) ?
Une dédicace de Lassie (la vraie, la seule, l'unique) pour celui ou celle qui trouve en 1er ou en 3e.
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04.06.2009
How I met Javier (Bardem)
Hier je te l'annonçais, aujourd'hui je te l'offre.
Je suis formidable, je trouve.
Quote : "je te raconterai comment s'est passée ma rencontre avec Javier Bardem" - P.Cervoise, 03/06/2009

Donc, Javier.
Samedi dernier, fiesta dans un des clubs "à la mode" de Caraïbicity.
("à la mode" c'est plutot du lol, parce que pour des raisons techniques, il n'y a pas trop de mode dans le Tiers-Monde)
Alors que je papotais avec des amis, je vois 3 espagnols, dont un qui a une tête familière.
Vu qu'il ne vient pas nous saluer, j'en déduis tout naturellement que grâce à l'alcool, une fois de plus, je prends tout le monde pour un membre de ma famille.
A la sortie de ce lieu de perdition, alors que je grimpais dans une voiture en passant par la vitre ouverte du côté passager (Mac Gyver sommeille en moi), je le revois passer et je me dis "rôudidjou mais c'est Javier Bardem !!"
En fait, mes ovaires m'ont surtout dit ça, elles sont un peu vulgos le samedi soir (mais on s'y habitue vite).
Quand j'ai fait un geste de la main signifiant "hé ho ! c'est toi Javier Bardem ? Oui ? L'espagnol méga sexy qui a joué dans le dernier Woody Allen et qui avait une coupe vilaine dans le film d'avant ?", il n'a rien compris et la voiture dans laquelle j'étais a démarré (je me suis cognée contre le pare-brise au passage).

Alors quand je l'ai revu, le lundi suivant, dans un autre de ces lieux de perdition, j'ai senti de nouveau mes ovaires qui jouaient au trampoline.
Bien entendu, aucun mot à mes coupains, ils se seraient moqués de moi.
C'est pendant que j'élaborais mon plan d'approche que j'ai déchanté, tout était k.o. à coté.
Parce qu'autour de Javier et de ses deux compères, les filles les moins élégantes de la ville se succédaient pour dragouiller.
Pas pour la célébrité, juste parce qu'avec leur têtes de non-locaux, ils étaient forcément des proies pour les dames de compagnie payantes qui officient là bas.
Et une, et deux, et quinze, et ce concours de micro-robe ras-la-fouffe a fini par me donner le tournis.
Après une bonne heure, j'avais ma technique d'attaque : je suis allée le voir, je lui ai dit "c'est un vrai défilé, dites-moi, tant d'élégance, vous devez avoir la tête qui tourne !"
Il a ri, puis m'a dit "mes amis aiment bien les toucher, moi j'aime juste les renvoyer à leurs pénates, ça m'amuse."
Et on a commencé à discuter et plaisanter là dessus. Il savait évidemment que ces filles étaient toutes payantes et que "l'amour" qu'elles offraient était à durée limitée, en fonction du plafond de retrait de ta Carte de Crédit. C'était un bon moment, un moment agréable et frais.
Puis il me dit : "Elles se croient sexy alors qu'on voit déjà tout avant même d'avoir dit bonjour. Alors que toi, tu as tout compris, tu es un peu couverte, ça donne plus envie !"
Oui les gens.
Javier m'a prise pour une prostipute.
Consternation.
Oui, mais pour une prostipute intelligente, attention !!
Consternation quand même ?
ouais...

Je suis allée retrouver mes amis, mes ovaires ayant arrêté de tressauter pour un petit moment, et ai laissé ma place à l'oreille de cet Ibère à une créature qui, si elle levait les bras, nous laissait voir sa cicatrice d'appendicite.
On a gardé l'eye contact pissétou.
Le lendemain, je me retrouvais dans les bras de mon Espagnol, moins Bardem que Javier mais tout aussi attirant et vitaminisant pour mes ovaires.
Au final, je ne sais pas si cet Espagnol était vraiment Javier Bardem ou juste un sosie réussi, mais la morale de la fable est bien là : un homme, aussi attirant soit-il, s'il montre un grand manque de goût et d'élégance, éteint le moteur de tout ovaire motivé.
Fonctionne également au féminin, car vos testillous ont aussi des sentiments (un peu).
Sur ces entrechats, je me mets de ce pas à la recherche de Benicio del Toro. Et j'aimerais ne pas être déçue...
00:05 Publié dans Petite Cervoise en voyage | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : javier bardem, nu, caraibes, sexe, elegance, la compagnie c'est important, on m'a confondue avec une pute
03.06.2009
Nudités caribéennes
Oulala, ça fait longtemps que j'ai pas écrit ici, non ?
Limite ce serait bien que je sorte le Plizz et le plumeau parce que ça chatouille les narines, toute cette poussière.
Pour les 3/4 clampins qui n'auraient pas suivi, je m'en suis allée en Caraïbie, voir comment le soleil est plus joli là bas.
Evidemment, personne ne me croit quand je dis que je faisais du tourisme culturel, vu que ce n'était pas le cas (z'êtes d'une perspicacité, les mecs), donc oui : je suis allée voir les amis et les amants.
OUI LES AMANTS.
aaaaaaaaaaah ha. Parce que moi aussi j'ai le droit de faire de la nudité, non ?
C'est du tourisme sessuel contenti et consentant. En même temps, je n'ai forcé personne, et les choses de la vie, bon, vous savez, les bourdons, les rhododendrons, les graines, les courgettes... bref, relis donc les aventures de Maya l'abeille si tu ne vois pas de quoi je veux causer.

Si le courage vous en prend (je sais que c'est dur, au milieu de tous ces ponts), je vous renvoie à cette note sur l'espagnol qui a un GPS au bout du bout et l'autre espagnol qui rend justice à l'emblème du taureau madrilène (olé).
Stratégie d'écrémage ou pas, j'ai choisi de ne garder que ces deux-là dans le vivier actif, étant donné que les autres sont soit mariés, soit partis, soit plus trop excitants (ou alors est-ce l'alcool qui a baissé en degrés ? foutue crise.)
Je vous vois arriver, à houspiller que Petite Cervoise elle n'aurait fait que sexer sous les tropiques avec de l'Ibère uber sexuel et elle a complètement zappé son public mort d'inquiétude.
Houspille pas tant que ça mon bichon, tu vas t'essouffler.

Parce qu'en plus, ce n'est pas tout à fait vrai, j'ai pensé à toi publoc, j'ai pris des photos sacrément marrantes et insolites, parce qu'en Caraïbie on vit un peu différemment, pour ne pas dire qu'on est un peu ravagés du bulbe.
Genre, j'avais fait une photo, dans une des rues "chic" de la Capitale, où, au pied d'un arbre, un coq enfouissait un oeuf dans la terre.
Oui, un coq. (c'est bien les coqs qui ont un bout de tomate collé sur la tête ?)
Oui, dans la rue, là où passent les voitures et les jeunes filles bien élevées.
Une autre où l'on pouvait mesurer l'impact de la chirurgie esthétique dans le Tiers-Monde : les premiers implants de poils de cul sur le ciboulot.
Je pense d'ailleurs que l'OMS devrait publier une interdiction de cette pratique sur les métis et autres afro-caribéens ; au lieu de nous dégouter du jambon mexicain.

Celles-ci et bien d'autres, que j'aimerais tant partager avec vous et même toi, dans le fond, avec la tête bizarre, mais que je ne peux point. Parce que je n'ai plus d'APN. Il a disparu dans le triangle des Bermudes.
Et tu comprendras bien qu'une fois que j'ai égaré l'appareil photo, je n'avais plus qu'à sexer, pour oublier ma tristesse.
(c'est une excuse qui vaut ce qu'elle vaut)
Quid, donc, de ces retrouvailles littéralement olé olé ?

Je me vois dans l'obligation de tirer le rideau de la pudeur, parce qu'on n'est pas non plus chez Brigitte Lahaie ici.
Mais je confirme que :
1- comme je le disais, les Espagnols ont un savoir-faire génétique (je ne vois que ça)
2- comme je le disais, pas de pectoraux = zizi gros (rime CSP+)
Parfois, je me dis que c'est un peu bête d'aller de l'autre côté de l'Atlantique pour y consommer du produit manufacturé derrière les Pyrénnées... le goût de l'exotisme, sans doute.
Voila pour aujourd'hui, demain, si Dieu et ma migraine le permettent, je te raconterais comment s'est passée ma rencontre avec Javier Bardem.
Oui, Javier Bardem.
C'est Jet-Set les Caraïbes.
00:05 Publié dans Petite Cervoise en voyage | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : espagnol, bon coup, amant, caraibes, vacances, vulves, minou lisse, sexe a la plage, javier bardem
28.05.2009
Enfin, du direct
Hola gens,
Je suis jet-laguée, tout juste de retour de Caraïbie, et aujourd'hui (le pompon) je travaille.
Donc ?
Donc je vais dormir un petit peu, me remettre de mes émotions tropicales et dès que je redeviens présentable, je vous raconte tout ça.
Hein ?
Ouais, je suis over-bronzée, il a fait que du soleil et de la chaleur là bas.
Quoi ?
(t'es un peu chiant à m'apostropher comme ça, toi)
Oui, j'ai vu qu'il y avait eu de la grèle en France, mais que veux-tu, c'est une question de latitude. En échange, je t'informe qu'en raison de fêtes intempestives, je n'ai plus de voix, ce qui est très pratique vu que j'ai perdu l'usage du français pendant ces vacances (à défaut de ma virginité).
Comment ?
Tu as raison, je retourne dormir sur mon bureau (ou dans mon lit, selon le moment où tu me lis)
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