03.02.2010

Interlude maritime

Je ne sais pas comment vous décrire cette sensation, peut être que "wahooo" ça vous mettera sur la piste.

J'ai finalement débranché, le week end dernier.



Pas juste débranché un modem, ou laissé le portable se vider de sa batterie.

En italien, on dit "staccare la spina". Une jolie expression qui veut dire débrancher un appareil mais aussi détacher l'épine, littéralement.

spina.jpg



En fait, ça a été facile. Jeudi soir, je racontais à une amie mon week end précédent, où je voulais prendre l'air à la mer avec la Nama, mais au lieu de ça j'ai fini aux urgences à me faire codéiner le corps.

Une simple phrase "on y va samedi, si tu veux ?" et le road trip de Thelma et Louise au bout du rouleau était scellé.



Un voyage de quelques heures sur les routes normandes encore inconnues pour moi, à chanter très fort et très faux sur Bon Jovi (qui était consterné par le massacre, depuis l'autoradio) en fumant des cigarettes roses.

A l'hotel, juste le temps d'enfiler un maillot de bain pour plonger, avide, dans la piscine (couverte et chauffée, faut pas déconner).

Avide d'eau, de me sentir en apesanteur, légère, d'essayer de monter sur une bouée pour finalement me rater et faire une cabriole indigne de Muriel Hermine qui m'a assassiné les sinus.

Avide de retenir ma respiration pour aller sous l'eau, par choix.

Avide de battre des pieds très fort et d'aimer retrouver l'air à la surface.

 

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(moi aussi je fais ça, mais pas avec la même grâce)


Le soir, après un plateau de fruits de mer de sa race qui tue, casino.

De toute façons, il était à 10 mètres de l'hôtel, on était un peu obligées d'y aller.

Là, on a bien compris qui avait de la chance en amour, et qui avait de la chance au jeu.

L'une a décuplé sa mise à la boule.

L'autre est repartie avec à peine le quart de sa mise.

 




L'autre c'est moi, donc je demande officiellement au maharajah bonnasse qui m'aime secrètement de bien vouloir se manifester, parce que j'ai la preuve tangible de son existence, à présent.

(ou alors Michel Denisot va bientôt sonner à ma porte, nu avec un bouquet d'églantines)

 



Ceci dit, c'est certainement le blackjack qui m'a perdue, parce que j'ai quand même dealé pas mal de jetons entre mes mains, pendant la soirée.

La saison étant morte, les croupiers étaient particulièrement gentils avec nous. Moi qui pensais qu'ils ne pouvaient quasiment pas parler avec les joueurs... samedi soir, ils nous conseillaient, même.

Et oui, le jeu est dangereux. Surtout le djack.

Aux machines à sous, j'ai fait plein de dingdings, instant Picsou, fortune de pièces de 10 cents, échangées au poids contre des billets plus transportables (j'avais pas pris ma cariole).

 

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c'est toujours le Nokia E63 qui fait la photo, donc on est indulgents.
à la base, on lui demande juste de téléphoner.




Dimanche matin, réveil orgasmique avec ma vue sur la mer.

Petit déjeuner servi au lit.

Face à la mer.


Séance de contemplation, enroulées dans nos couettes comme des nems, sur le balcon, en fumant des cigarettes roses.

Face à la mer.



A se dire qu'on n'est finalement pas à plaindre et que la sérénité n'est pas si difficile à obtenir.


Alors certes, il y avait un vent très très très très froid, je n'ai pas osé mettre un dixième d'orteil dans la mer, je n'ai pas pu faire de promenade à cheval (parce que les pauvres, il doivent aussi se geler les $ouilles sabots.

Mais je suis revenue à Paris remplie d'air iodé, en chantant toujours très fort et très faux sur Bon Jovi et en fumant des cigarettes roses.

Sauf que là, c'était différent...

 

 

* Les cigarettes roses, ce sont des Pink Elephant, elles ne contiennent que du tabac nocif et de l'arôme de vanille (un peu nocif, du coup). N'allez pas croire que je me drogue au volant.

06.01.2010

Champêtre

La campagne, c'est flippant.

Je sais, la Perséphone vous l'a déjà dit, mais bordel, vous ne saurez jamais à quel point entendre l'écho de son silence peut être destabilisant.



Je ne dis pas, les 2 premiers jours, on a l'impression de revenir à la vie.

Plus de mails, on est en zone blanche.

Plus de téléphone, on a mis le chargeur dans un coin encore méconnu de notre valise.

Plus d'humainoïde, aucun n'est assez taré pour vivre là.

 

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Toi, juste toi. Du vert, un peu monochrome mais tu récupères 2/10 de vision à l'oeil gauche en 16 heures de plaines et prairies. Loin des écrans, des petites choses trop importantes que la civilisation t'oblige à regarder et lire religieusement.

A la campagne, on s'en fout du nombre d'acides lactiques dans les lentilles (y'en a ?) ou de la DLC de la moutarde (98, ça rappelle les bleus, Footix, toussa).



A la campagne, tu apprends à ne rien faire, et s'il est obligatoire de faire, autant manger.

Et on mange. On sacrifie des canards sacrés. Des kakis. Des pissenlits.

Des trucs qu'on ne mange pas chez le sushi-man.

On dort.

Beaucoup.

Bien.

Trop.



Un jour, on regarde un épisode de trop d'Amour Gloire et Beauté. Parfois, le 2e signe l'overdose (vous êtes trop sensibles, les amis).

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On ouvre la Dépêche du Midi, et on y apprend qu'à Lalbenque, il s'est vendu pour 175kg de truffes.

On se souvient alors qu'on n'aime pas les champignons, et qu'ici, la foule est en délire à la saison des cèpes.

Bon, la foule, c'est relatif, la natalité du Quercy n'est pas la plus funky du pays.



Et quand le voisin revient avec un bolet satan pour nous montrer "ce qu'est pas bon", on a soudain envie de se droguer.

Fort.

De fumer le bolet de l'autre type qui vit en enfer, juste pour voir.

Et oublier.

Oublier le vert, oublier les prés et retrouver St Germain.

Oublier le canard, le rien, le calme et passer de l'autre côté de la force.

Voir des couleurs, du jaune, du bleu, du rouge, Broadway*!

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voici donc un bolet satan



Il faut comprendre : pas d'internet, donc pas de porno en streaming, ni de best of de Michel Denisot sur Canal, et encore moins de Derrick pour avoir juste l'idée de boire à la mort.

Si on coupe le champignon en tranches très fines, qu'on les laisse sécher (au four, peut être pour accélerer le processus ?) puis qu'on les roule dans une page du Rustica spécial pétunias de 1995 (un exemplaire rare, mais seul papier disponible, à part la Dépêche), ça le fait ?

Juste le fait d'y penser, tu as la nausée post-trip, sans le trip. Et tu renonces à l'expérience.

Tu jettes le champignon rougeaud au compost, après tout, c'est un peu du pourri des bois, ce truc.

Tu te replonges dans Amour Gloire et Beauté, parce que Brooke n'a pas fini de se re-re-re-re-re-re marier avec Ridge.



Le 3e jour, on commence à parler aux choses. Les sapins, les chênes, les portes.

Quand on voit un animal, c'est notre meilleur copain.

Le voisin a un bourricot, et lui c'est le plus sympathique des animaux. Il converse, échange et pour ne pas me vexer dans mes théories stalino-nikosaliagasiennes, il se contente de hocher la tête. Et il broute. L'herbe.

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qué goudron ? yapa c'est tout

 

 

Le 4e jour, on comprend qu'il faut sortir de là. On commence à parler avé l'asseng, vu l'intensité des rares moments d'échanges avec les autochtones.

"Bonjoureu, un paing et une chocolatineu sivoulpéy"

Je ne savais pas ce que c'était une chocolatine, il y a 3 ans.

Maintenant, je sais parler un français avec l'accent mi italien-mi cadurcien (c'est très moche).


Je suis partie au bout du 6e jour, pour faire un périple provincial, histoire de rejoindre les Murmures à Clermont. Voir des gens très couls, certes, mais surtout DES GENS.



En gros, pour faire 273 kms, j'ai fait un tour de Gaule.

vois donc la motivation.

Je suis passée par Toulouse et Lyon  puis Dunkerque et Limoges, avant de rejoindre l'Auvergnie.

Du train, des avions à hélices, des dirigeables...

 

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le tarmac de 1976 de Lyon


A présent, je ne peux plus rien voir de vert.

La tête me tourne dès que j'aperçois une feuille de salade.

Plus jamais ça, les copains, plus si longtemps.

Ou alors, seule avec le bourricot...

 

 


*Merci de relire Reiser si vous ne voyez pas de quoi que j'cause

** Ha oui, bonne année, douce et sereine à toi !

06.07.2009

Je suis formidable, en fait

'ngiorno a tutti,

(ça veut dire "b'jour tout le monde" en italien)

Je suis K.O.

J'ai passé le wikend en Sicile par procuration sauf que la sieste réparatrice en bord de mer, je ne l'ai pas eue.

siciliat.jpg

Ma famille a donc établi son camp d'été chez moi, le wikend dernier.

Pour que ce soit plus rigolo, il y a des enfants qui font partie du voyage. En Italie, les enfants sont rois. Surtout les garçons.

Et là, les enfants sont en l'occurence 2 petits garçons, Enzo et Nico. 4 et 6 ans. L'âge où ça gigote partout.

 


Les mômes ont un bon feeling avec moi, de manière générale. Et j'avoue que je m'amuse bien -dans une certaine limite de temps- avec eux.

On le sait, les gosses posent tout le temps des questions. Sur tout et n'importe quoi. Surtout n'importe quoi.

Et j'adapte le niveau des réponses. Après tout, les vrais trucs ils les apprendront à l'école.

dont question me.JPG


Et un garçonnet italien (maître de la demeure, donc), c'est une véritable usine à questions qui fait les trois 8 sans pause café syndicale.


Florilège du wikend :

 


- Enzo : Tata PC, pourquoi la Seine ?

- Tata PC (c'est moi) : Parce que le Roi qui l'a inventée il s'appellait Mr Seine.

- Enzo : Mais comment il l'a inventée ?

- Tata PC : il a pris de grandes pelles et des ouvriers et ils ont tous creusé un grand fossé puis rempli d'eau.

- Enzo : waaaaaaaou

(j'adore faire rêver)


- Nico : Tata PC, on va voir la Tour Eiffel ?

- Tata PC (c'est toujours moi) : mon coeur, elle est là devant toi la Tour Eiffel

- Nico : ah mais elle est plus grande que moi !

- Tata PC : ben oui

- Nico : elle est plus grande que toi aussi

- Tata PC : ben oui

- Nico : elle est plus grande que le ciel aussi ?

- Tata PC : un tout petit peu, oui.

- Nico : et Jésus il la voit la Tour Eiffel ?

- Tata PC : bien sûr, la Tour Eiffel c'est son antenne télé

- Nico : et il regarde Spiderman avec l'antenne de la Tour Eiffel ?

- Tata PC : évidemment, avec Saint Pierre après le goûter.

(je ferai un mot à son professeur de religion, le moment venu)

 


- Enzo : Mais qui c'est qui vivait dans le chateau de Versailles, Tata PC ?

- Tata PC (encore moi, mais presque morte) : C'était Louis XVI

- Enzo : et cette statue, là, c'est la reine ?

- Tata PC (dubitative, est-ce que Marie-Antoinette posait nue avec un petit drap couvrant son frifri ?) : euh oui

- Enzo : c'est cette reine là qui a été tuée ?

- Tata PC (impressionnée par la culture du gamin) : oui, c'est elle

- Enzo : et pourquoi on l'a tuée ?

- Tata PC : parce qu'elle est devenue méchante, et tous les gens qui travaillaient pour elle étaient maltraités. Alors ils en ont eu marre et ils l'ont tuée

- Enzo : et comment ils l'ont tuée ?

- Tata PC (note pour plus tard : comment épargner des détails historiques sordides à un petiot innocent ?) : on ne sait pas on l'a vue partir un jour dans le ciel pissétou.

- Enzo : elle est partie avec Dieu, c'est ça ?

- Tata PC : ouais c'est ça

- Enzo : mais vu que tu sais tellement de choses sur la reine, tu l'as bien connue, pas vrai ?

- Tata PC (qui vient de se prendre 220 ans dans les dents) : eeeeuuuuuh non pas trop en fait, on était pas copines.

 

 

 


Je vous en colle d'autres plus tard, là il faut que j'aille changer ma perfusion de café.

Douleur, douleur...

08.06.2009

Cahors, Cahors... oui ben Cahors, quoi.


Mes amis, je me suis faite avoir ce ouikend.

Je voulais participer au Chic Torphy de Pokanel, mais c'était sans compter l'appel paternel du vendredi soir...

D'abord, il faut savoir que je ne sais pas dire non à mon père. Parfois, j'arrive à le semer avec des "peut être" ou des "plus tard", mais la plupart du temps, j'évite le camp de l'opposition. En mode petite fiotte ? Eh oui.

Parce que Papa Cervoise, il l'a dans les gènes, le sens de la "proposition que tu ne pourras pas refuser"...

 

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Vendredi, en l'occurence, il m'appelle alors que je venais de quitter le bureau et que je mourrais tranquillement en voiture, avec les glandus du vendredi soir, sur le périph'.


"T'y es où, là ? Tu seras rentrée pour 20h ?"

"euh, oui, environ, mais pourquoi ?"

"je pars dans le sud, tu viens avec moi ? . On remonte à Paris dimanche soir, toi aussi tu travailles lundi, non ?"


"............. ben c'est que je sais pas, tu peux peut être partir et on s'appelle demain ? (ou on s'envoie un mail rapidos)"

"non c'est bon, je t'attends t'en fais pas. allez, à tout à l'heure !"



Tout tient au point d'interrogation fictif, en fait. Le  ? .

Que je dois apprendre à perfectionner dans mes discours professionnels, parce qu'il enroule tout le monde dans la farine...




C'est ainsi que le paternel et moi avons roulé nos Dunlop jusqu'à Cahors, où l'air est chargé de particules de magret.

D'ailleurs, heureusement qu'il y a du bon confit, qui garantit une sieste imperméable, parce qu'il n'y a pas grand chose à faire, là bas.

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Cahors, le pont valentré.
On est obligé de dire "waaaaaouh" sinon on se prend une rouste quercynoise (et ça fait mal).

 

 


Mais Petit Jesus existe, et il y a eu le grand fou rire du dimanche, celui qui permet d'évacuer ton nervious belsunce breakdown, comme dirait Alexiane.

Un instant fort et fondant à la fois, comme seul le Quercy sait offrir à la vie.

J'ai nommé : le restaurant du coin.

 

Mais du COIN, en gras et en majuscules, c'est dire si j'insiste sur cette notion de terroir et de tradition !

 

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merci Jean Pierre



Ce restaurant, qui se trouvait en bord de nationale et surtout sous la main quand notre faim eut atteint son apogée (2 minutes de plus et je bouffais les jantes alu), on aurait du s'en méfier tout de suite.

A l'accueil, il y avait le chien le plus vieux du monde. Mais le chien le plus classe du monde aussi. Le modèle Lassie, mais avec des rides et le poil blanc. Comme MAM. Mais en version chien. (j'ai pas dit chienne, ne viens pas me parler de diffamation)

 

Pour le service, une mini-matrone enjouée et sympathique, qui nous a tendu LE menu (on était 7, il n'y avait qu'une carte) en nous disant :

"bong, là il y a le menu de semaineu, mais je ne l'ai pas, comme on est dimancheu, autremeng il y a le menu normaleu mais je n'ai pas le poissong. Sinon il y a à la carteu, et là il faut me demander passqueu j'ai pas tout"


On a vite compris qu'il fallait prendre le menu ou se rabattre sur un crouton. Après avoir fait passer la carte (pour le geste), nous commandâmes donc le menu -à la communiste, pareil pour tous, DA-.

 

Pour nous faire patienter, on a eu le droit à des chips, qui devaient dater de la fête du baptème du chien de l'entrée, vu le goût et la texture.

Vint la soupe. Dans le sud-ouest, t'as toujours la soupe. Elle était bonne, on aurait su, on aurait fini les 2 soupières de 5L qu'elle nous a mis sur la table, la matronnette.

Parce que, si le reste ne faisait pas du tout honneur à la réputation gastronomique du pays, il n'a fait que nous faire remarquer le décor dans lequel le repas s'inscrivait.

 

Genre ?

Genre Mister Bean qui aurait emménagé chez les grands-parents des Ingalls :

 

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100% authentique sans trucage.
oui, c'est un restaurant, un vrai.



Le truc au plafond, c'est une guirlande de Noël. Et remarque que c'est pas si crétin, on n'est qu'à 6 mois de la fête avec le sapin et les boules.


Tu trouvais qu'il fallait refaire la déco de ton 40 m² ? Regarde attentivement et sens ton opinion changer :

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OUI il y a un écrant plat. NON on ne l'a pas vu fonctionner.

Le rideau sert de cache-porte de la cave. Nous soupçonnons l'existence d'une planque à plats-pas-bons derrière le tissu. D'ailleurs, quand la dame est partie chercher une bouteille à la cave, on a cru entendre des voix dire "sauvez-nous".


Le portrait au dessus de l'armoire est surement celui du seul homme à être sorti vivant de ce restaurant après y avoir mangé. Il est encore recherché par les propriétaires, semble-t-il...

Et le truc au plafond, c'est toujours les guirlandes de Noël, je vous re-rappelle que ce n'est que dans 6 mois, cette affaire là !

 


 

En attendant Nowel, à ton avis, qu'est ce donc que le truc en forme de losange qui est posé sur la commode (à gauche) ?

 

Une dédicace de Lassie (la vraie, la seule, l'unique) pour celui ou celle qui trouve en 1er ou en 3e.

 

04.06.2009

How I met Javier (Bardem)

Hier je te l'annonçais, aujourd'hui je te l'offre.

Je suis formidable, je trouve.

Quote : "je te raconterai comment s'est passée ma rencontre avec Javier Bardem" - P.Cervoise, 03/06/2009

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^ aqui està Javier ^

 

Donc, Javier.

Samedi dernier, fiesta dans un des clubs "à la mode" de Caraïbicity.

("à la mode" c'est plutot du lol, parce que pour des raisons techniques, il n'y a pas trop de mode dans le Tiers-Monde)

Alors que je papotais avec des amis, je vois 3 espagnols, dont un qui a une tête familière.


Vu qu'il ne vient pas nous saluer, j'en déduis tout naturellement que grâce à l'alcool, une fois de plus, je prends tout le monde pour un membre de ma famille.

A la sortie de ce lieu de perdition, alors que je grimpais dans une voiture en passant par la vitre ouverte du côté passager (Mac Gyver sommeille en moi), je le revois passer et je me dis "rôudidjou mais c'est Javier Bardem !!"

En fait, mes ovaires m'ont surtout dit ça, elles sont un peu vulgos le samedi soir (mais on s'y habitue vite).

 

Quand j'ai fait un geste de la main signifiant "hé ho ! c'est toi Javier Bardem ? Oui ? L'espagnol méga sexy qui a joué dans le dernier Woody Allen et qui avait une coupe vilaine dans le film d'avant ?", il n'a rien compris et la voiture dans laquelle j'étais a démarré (je me suis cognée contre le pare-brise au passage).

javier_bardem_2301_430xx.jpg


Alors quand je l'ai revu, le lundi suivant, dans un autre de ces lieux de perdition, j'ai senti de nouveau mes ovaires qui jouaient au trampoline.

Bien entendu, aucun mot à mes coupains, ils se seraient moqués de moi.

C'est pendant que j'élaborais mon plan d'approche que j'ai déchanté, tout était k.o. à coté.

Parce qu'autour de Javier et de ses deux compères, les filles les moins élégantes de la ville se succédaient pour dragouiller.

Pas pour la célébrité, juste parce qu'avec leur têtes de non-locaux, ils étaient forcément des proies pour les dames de compagnie payantes qui officient là bas.

Et une, et deux, et quinze, et ce concours de micro-robe ras-la-fouffe a fini par me donner le tournis.

Après une bonne heure, j'avais ma technique d'attaque : je suis allée le voir, je lui ai dit "c'est un vrai défilé, dites-moi, tant d'élégance, vous devez avoir la tête qui tourne !"

Il a ri, puis m'a dit "mes amis aiment bien les toucher, moi j'aime juste les renvoyer à leurs pénates, ça m'amuse."

Et on a commencé à discuter et plaisanter là dessus. Il savait évidemment que ces filles étaient toutes payantes et que "l'amour" qu'elles offraient était à durée limitée, en fonction du plafond de retrait de ta Carte de Crédit. C'était un bon moment, un moment agréable et frais.

Puis il me dit : "Elles se croient sexy alors qu'on voit déjà tout avant même d'avoir dit bonjour. Alors que toi, tu as tout compris, tu es un peu couverte, ça donne plus envie !"

Oui les gens.

Javier m'a prise pour une prostipute.

Consternation.

Oui, mais pour une prostipute intelligente, attention !!

Consternation quand même ?

ouais...

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pour la peine, Javier nu. na.
foutu cadrage, hein ?

 


Je suis allée retrouver mes amis, mes ovaires ayant arrêté de tressauter pour un petit moment, et ai laissé ma place à l'oreille de cet Ibère à une créature qui, si elle levait les bras, nous laissait voir sa cicatrice d'appendicite.

On a gardé l'eye contact pissétou.

Le lendemain, je me retrouvais dans les bras de mon Espagnol, moins Bardem que Javier mais tout aussi attirant et vitaminisant pour mes ovaires.


Au final, je ne sais pas si cet Espagnol était vraiment Javier Bardem ou juste un sosie réussi, mais la morale de la fable est bien là : un homme, aussi attirant soit-il, s'il montre un grand manque de goût et d'élégance, éteint le moteur de tout ovaire motivé.

Fonctionne également au féminin, car vos testillous ont aussi des sentiments (un peu).

 

 

 

Sur ces entrechats, je me mets de ce pas à la recherche de Benicio del Toro. Et j'aimerais ne pas être déçue...

03.06.2009

Nudités caribéennes

Oulala, ça fait longtemps que j'ai pas écrit ici, non ?

Limite ce serait bien que je sorte le Plizz et le plumeau parce que ça chatouille les narines, toute cette poussière.

Pour les 3/4 clampins qui n'auraient pas suivi, je m'en suis allée en Caraïbie, voir comment le soleil est plus joli là bas.

Evidemment, personne ne me croit quand je dis que je faisais du tourisme culturel, vu que ce n'était pas le cas (z'êtes d'une perspicacité, les mecs), donc oui : je suis allée voir les amis et les amants.

OUI LES AMANTS.

 

aaaaaaaaaaah ha. Parce que moi aussi j'ai le droit de faire de la nudité, non ?

C'est du tourisme sessuel contenti et consentant. En même temps, je n'ai forcé personne, et les choses de la vie, bon, vous savez, les bourdons, les rhododendrons, les graines, les courgettes... bref, relis donc les aventures de Maya l'abeille si tu ne vois pas de quoi je veux causer.

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quelle chaudasse, celle là.


Si le courage vous en prend (je sais que c'est dur, au milieu de tous ces ponts), je vous renvoie à cette note sur l'espagnol qui a un GPS au bout du bout et l'autre espagnol qui rend justice à l'emblème du taureau madrilène (olé).

Stratégie d'écrémage ou pas, j'ai choisi de ne garder que ces deux-là dans le vivier actif, étant donné que les autres sont soit mariés, soit partis, soit plus trop excitants (ou alors est-ce l'alcool qui a baissé en degrés ? foutue crise.)


Je vous vois arriver, à houspiller que Petite Cervoise elle n'aurait fait que sexer sous les tropiques avec de l'Ibère uber sexuel et elle a complètement zappé son public mort d'inquiétude.

Houspille pas tant que ça mon bichon, tu vas t'essouffler.

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Décidemment, quelle sagouine cette Maya...
elle butine même avec des criquets.


Parce qu'en plus, ce n'est pas tout à fait vrai, j'ai pensé à toi publoc, j'ai pris des photos sacrément marrantes et insolites, parce qu'en Caraïbie on vit un peu différemment, pour ne pas dire qu'on est un peu ravagés du bulbe.

Genre, j'avais fait une photo, dans une des rues "chic" de la Capitale, où, au pied d'un arbre, un coq enfouissait un oeuf dans la terre.

 

Oui, un coq. (c'est bien les coqs qui ont un bout de tomate collé sur la tête ?)

Oui, dans la rue, là où passent les voitures et les jeunes filles bien élevées.

 

Une autre où l'on pouvait mesurer l'impact de la chirurgie esthétique dans le Tiers-Monde : les premiers implants de poils de cul sur le ciboulot.

Je pense d'ailleurs que l'OMS devrait publier une interdiction de cette pratique sur les métis et autres afro-caribéens ; au lieu de nous dégouter du jambon mexicain.

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Celles-ci et bien d'autres, que j'aimerais tant partager avec vous et même toi, dans le fond, avec la tête bizarre, mais que je ne peux point. Parce que je n'ai plus d'APN. Il a disparu dans le triangle des Bermudes.

Et tu comprendras bien qu'une fois que j'ai égaré l'appareil photo, je n'avais plus qu'à sexer, pour oublier ma tristesse.

(c'est une excuse qui vaut ce qu'elle vaut)

 


Quid, donc, de ces retrouvailles littéralement olé olé ?

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Je me vois dans l'obligation de tirer le rideau de la pudeur, parce qu'on n'est pas non plus chez Brigitte Lahaie ici.

Mais je confirme que :

1- comme je le disais, les Espagnols ont un savoir-faire génétique (je ne vois que ça)

2- comme je le disais, pas de pectoraux = zizi gros (rime CSP+)


Parfois, je me dis que c'est un peu bête d'aller de l'autre côté de l'Atlantique pour y consommer du produit manufacturé derrière les Pyrénnées... le goût de l'exotisme, sans doute.

 


Voila pour aujourd'hui, demain, si Dieu et ma migraine le permettent, je te raconterais comment s'est passée ma rencontre avec Javier Bardem.

Oui, Javier Bardem.

C'est Jet-Set les Caraïbes.

 

28.05.2009

Enfin, du direct

Hola gens,

 

Je suis jet-laguée, tout juste de retour de Caraïbie, et aujourd'hui (le pompon) je travaille.

 

Donc ?

Donc je vais dormir un petit peu, me remettre de mes émotions tropicales et dès que je redeviens présentable, je vous raconte tout ça.

 

Hein ?

Ouais, je suis over-bronzée, il a fait que du soleil et de la chaleur là bas.

 

Quoi ?

(t'es un peu chiant à m'apostropher comme ça, toi)

Oui, j'ai vu qu'il y avait eu de la grèle en France, mais que veux-tu, c'est une question de latitude. En échange, je t'informe qu'en raison de fêtes intempestives, je n'ai plus de voix, ce qui est très pratique vu que j'ai perdu l'usage du français pendant ces vacances (à défaut de ma virginité).

 

Comment ?

Tu as raison, je retourne dormir sur mon bureau (ou dans mon lit, selon le moment où tu me lis)

 

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photo floue prise par moi. admirez le style et la recherche d'harmonie chromatique.
(?)

 

16.05.2009

Cannes ? Le Martinez, of course

On m'a demandé ça, l'autre jour :

 

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Au Martinez, tout est bon.

Je me souviens d'une entrée "volupté", j'ai réclamé un Michel Denisot pour la suite du repas, mais on ne me l'a pas apporté, étrangement.

 

 

Bon, je suis au Caraïbes en ce moment, donc les cocktails, j'en ai beaucoup dans le sang présentement, mais le Dr Feelgood, ça doit être ça :

 

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je le répète : TOUT est bon, là bas.

Et si vous y voyez Michel Denisot, pouvez-vous lui dire que je suis amoureuse de lui ?


Merci bien.







Sur ce, je retourne dans la mer turquoise...

02.03.2009

Viva España (Divina y el sexo)

Aujourd'hui c'est lundi, et on va parler fesses.

il faut penser aux collégiens en vacances de Limoges, Nice ou Rouen qui surfent sur le ouèbb en quête de sensations qui font pétiller la zigoune.



Donc, pour les prépubères et les autres, surtout les amateurs de voyage, causons des spécialités ibériques.

Parce que l'Espagne, je vous ai déjà dit, ce n'est pas que le turron, la paella et les guitares de Chico et les Gipsy Kings.

 

L'Espagne, c'est aussi ça :

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Tu ne vois toujours pas le rapport ?

Balli Ballot dans son berceau, bandait déjà comme un taureau...


Ah, ça y est !



Oui, car je crois pouvoir affirmer de mon propre chef que les Espagnols sont vraiment des amants hors pair.

Hors impairs aussi, il n'y a pas de raison.


Je ne vous explique plus l'histoire de l'Espagnol qui a un GPS au bout du bout, son nom résume son talent.



Il sait directement trouver le point G, sans se perdre, sans prendre d'improbables routes départementales et sans faire demi-tour dès que possible.

Autant dire que j'étais contente d'être une fille et ai profité de la prérogative féminine d'avoir des orgasmes multiples.

Sinon ça aurait été du gâchis, avec de tels arguments.

Je n'en revenais pas, dans tous les sens du terme, et lui non plus, d'ailleurs.




Bien, on pourrait s'arrêter là et dire que ce Monsieur avait de beaux atouts et savait les utiliser, mais son espagnolitude n'est qu'un détail.

Certes, je pourrais te répondre, mais j'ajouterais "oui, mais"


Javier-Bardem-Large.jpg



Parce que lors de mon dernier séjour en Caraïbie, il y a quelques mois, j'ai encore fait des trucs toute nue avec un espagnol.

J'ai pas fait exprès pour nourrir ma théorie, c'était par hasard et par envie.

Il a fini par me faire pétiller les ovaires... et ce qui devait arriver arriva.



La Corrida.

Le TomTom.

 

tomtom-one-xl-europe.jpg


Car lui aussi, il avait été livré avec l'emballage et la notice.

 




Hommes, si vous avez l'habitude de comparer qui a la plus grande, sachez que pour les filles, l'important se situe plutôt dans la circonférence.

En gros, tu ferais mieux de prendre un rapporteur plutot qu'une règle pour faire tes concours de quéquettes...


Donc, l'Espagnol a une circonférence très sympathique et utile.

Et sait ce qu'il faut faire avec tout son bazar, pour rentabiliser le cadeau que la nature lui a fait.

 

Javier Bardem - ph credit - Scott McDermott, Corbis.JPG



Mais en plus, l'Espagnol est un gentleman.

Il sait se comporter en parfait Caballero avec les femmes.

 



Ze preuve : ce mail que j'ai reçu après notre belle nuit de galipettes en mode olé :



Cerveza,

Merci beaucoup pour la nuit dernière...

Fais un bon voyage, et prends soin de toi,

Bisous


Olé




Hier, avec Connasseee, nous étions au Barrio Latino, pour notre séance de moquing (on se moque des gens, on rit beaucoup, on aime ça, on n'est jamais méchantes en plus)

Des hommes, il y en avait beaucoup. Des moches, des mignons, des couci-couça, et 2-3 dont on aurait bien visité l'alcôve.

Mais une fois rentrée à la maison, il n'y en avait qu'un seul qui m'était resté en tête.

Un Espagnol.

(ne me demande pas, ça se voit à la tête que c'est un Espagnol)



Des yeux... mais des yeux...

Un nez... mais un nez...

Une bouche... mais une bouche...



Il n'était pas le plus beau, mais il a déchainé nos sens.

Tu vois Javier Bardem ? (dis pas non, j'ai mis des photos de lui dans tout l'article) le même type. Le même sex-appeal.

 

javier-bardem.jpg


(pour la chronique : il était en couple, mais ça ne l'a pas empêché d'appuyer le regard vers nous)

(peut être parce qu'on avait la bave aux lèvres ?)

(peut être.)

(mais t'étais pas là, donc tu ne peux pas dire)

 




Je suis donc preneuse de tout billet pour Barcelone, Madrid, Séville, Valencia ou autre...

Si vous avez besoin d'une interprête pour vos séjours ibériques (je parle couramment espagnol), contactez-moi...

FAITES MOI REVER !!!!!!!!!

 


olé.

02.02.2009

Doigt de Douane

Ciao bambini,

 

Maman revient de Rome, super fatiguée et l'estomac gavé d'huile d'olive... La douane a voulu me faire ouvrir les bagages, à Roissy. Non mais tu crois qu'elle va me taxer mes bouteilles d'Asti, la dame de la répression des fraudes ?

Pis quoi, encore ?

Ca ne regarde pas l'état Français que je fasse voyager mon savon intime à côté d'un pot d'olives marinées.

J'y ai répondu que j'étais en Italie pour voir ma famille "ben vous avez vu mon passeport ? Repubblica Italiana."

 

J'ai cru entendre :

"krrch krrch, neurone 1 à neurone 2, je répète, ici neurone 1, vous m'entendez ?"

"ici Papa Tango Charlie, krrch krrch, je vous reçois neurone 1, terminé"

"oké oké krrch krrch neurone 2 Papa Tango Charlie, donnez la signification du terme italiana, terminé"

"bennn krrch krrch euuh krrch krrch neurone 1, là je m'approche du triangle des Bermudes, je ne vous entends plus très bien"

 

La dame semblait un peu perdue alors j'ai repris mon passeport adoré et suis partie. J'ai pas attendu que la connexion revienne.

 

A part ça, je vais à la mine ce matin et j'ai un mal de crâne pénétrant (hummmmm) qu'en réalité j'aimerais juste me mettre sous ma couette et même pas bouger un cil.

 

Dans tout ça, on va se mettre un peu d'April March pour commencer la semaine, vous voulez bien ? De toute façon on sera bientôt en Mars et même en Avril.

Chick Habit, et oui, c'est du France Gall en améouicain. Mais c'est coule.

 

 

Demain, je vous raconte la Dolce Vita Romana...

 

 

 

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