19.11.2008

Friends : I'll be there for you

Lecteurs et autres, j'aimerais un avis clair et ciselé.

Comme de la ciboulette.

J'aime bien la ciboulette, tu la fous sur un steack débile et tout de suite, il prend une autre dimension.

ciboulette.jpg

Bref, on n'est pas là pour parler de bidasse aujourd'hui, mais d'amitié.

Celui qui me dit "c'est pareil", je veux voir la tronche de ses potes, ça doit être intéressant...


Non. On va dire les différentes sortes d'amis.

Je ne parle pas d'une classification en catégories et sous-catégories aussi complexes qu'une blogroll de blogueuse influente, non non.

Pas même d'amis triés selon des critères quantifiables, style riches/pauvres, amis qu'on connait depuis des lustres/amis tout neufs etc

Parce qu'on peut se sentir plus proche d'un quasi inconnu que d'un ami d'enfance...

Non, moi j'y pense en amis qui nous tirent vers le haut et en amis que l'on tire vers le haut.

Oké, toi qui pense à faire des galipettes acrobatiques et/ou en altitude, tu sors et tu reviens après.

Je ne veux pas perdre mon lectorat obsédé non plus...

double2trapeze.jpg


Car il y a de ces amis que l'on admire, ceux qui ont le courage de leurs ambitions, ceux que l'on prend comme modèle, ceux à qui l'on pense quand on doit prendre une décision importante "il aurait fait quoi, Chmoll, à ma place ?"

Ca marche pour "Ouais, Chmoll il aurait eu les cojones de prendre de la soupe à la tomate à la machine à café" mais aussi pour "Ouais, Chmoll il accepterait cette mission à l'étranger".

Si t'as pas de potes qui s'appellent Chmoll, c'est pas vraiment grave, tu sais. Et c'est même encourageant quant au bon goût de certains parents...


Mais tu vois de quoi je parle ? Ces exemples de réussite qui sont à notre portée, ces héros de la vie quotidienne que l'on connait si bien, qui sont beaucoup plus réels et crédibles que les reportages sur les goldenboys de Capital, sur M6.

Oui, ces amis qui ont parfois été dans nos mêmes galères, aux cotés desquels on s'en est sortis, que l'on a même aidés et qui nous aident à avancer...

Nos carottes si tu veux. mais c'est pas super élégant.

pied_carotte.jpg
celle-ci tente d'être élégante, mais elle est à la limite de la frime, quand même...

 


Et pis il y a les autres, aux yeux de qui c'est toi la carotte, l'exemple, la référence qu'on cite dans les apéros de coupains quand on veut parler de ceux qui ont su prendre les bonnes décisions.

Ceux qui disent de nous qu'on a réussi et qu'ils ne se font pas de souci pour nous dans la vie, qu'on s'en sortira toujours. Ceux qui nous excluent du groupe de ceux qui galèrent et pour qui la vie, c'est dur.

Et nous, on a un peu le rôle de coachs avec eux, on leur essaye de leur dire ce qu'ils devraient faire, comment ils devraient s'habiller, qu'ils doivent aller de l'avant, tout ça.


Si je vous cause de ce sujet bien moins vaporeux et rigolo que la Star Ac hier, c'est parce que je suis pile entre les deux en ce moment.

Mon amie Barbara se barre à Los Angeles dans 2 mois et va s'y installer, sûrement pour de bon.

Je suis très fière d'elle, car je l'ai soutenue quand elle était mal, et lui ai toujours conseillé de suivre ses rèves et de partir.

Fière de mes bons conseils, en partie, il faut bien l'avouer. Mais surtout qu'elle l'ait fait.


Mon amie Nadia veut reprendre ses études mais doit attendre l'année prochaine. Du coup, elle n'arrive pas à se motiver pour trouver un jub intéressant.

Je lui ai conseillé de partir quelques semaines en Russie, son pays d'origine (elle est russo-congolaise, vois le mélange) pour améliorer sa connaissance de la langue russe... mais ce n'est pas facile de la convaincre de ne pas se laisser aller.

Et elle me dit qu'elle voudrait être aussi indépendante que moi.


bref, ce n'est pas facile de se situer dans tout ça. Les deux sortes d'amis donnent autant de bourdon que de pêche.

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si c'est pour choper ce corps, je veux bien faire coach...

 

Parce que l'on se sent utiles pour les uns mais tristes de ne rien pouvoir faire concrètement pour les aider.

Parce que l'on est vraiment heureux pour les autres mais qu'on repense qu'on devrait un peu se bouger pour être un peu comme eux.

 


Et tu sais quoi ? Dans tout ça, je pense que c'est surtout moi qui ai envie de repartir à l'étranger, parce que je commence vraiment à me sentir à l'étroit à Paris...

Alors l'avis à la sauce ciboulette, c'est : ne devient-on pas schizo à force d'être la carotte et le bourricot affamé ?

 

 

Allez, pour ceux qui ont été déprimés par le billet du jour, voici ma divine poitrine :

 

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Ca va mieux ?