02.06.2008
Le Week end presque comme les autres
Bonjour mes amis et mes pas amis.
Vous avez remarqué que depuis mon retour de Cannes, j’ai pondu un artic’ tous les jours ? Oui ? non ? Vous n’êtes attentifs à rien, vraiment c’est navrant.
Bien, hier, dimanche, je n’ai rien posté en ce haut lieu de la blogosphère pas connue.
Why donc ?
A cause d’une certaine personne dont j’ai été séparée à la naissance, et des événements que nous avons traversé ensemble ces deux derniers jours.
Day 1 : Saturday night fever
Il était convenu, par la Connasseee et moi-même, de nous retrouver autour d’une lichette d’alcool du coté de la porte d’Auteuil, au Tsé. A une heure que la fameuse lichette de gin a effacé de ma mémoire pas très vive.
Je gare Carolina, assez bien, il faut le dire.
Un peu loin, certes, mais bien.
Je ne lui ai pas fait faire le trottoir pour une fois.
Nous trinquons à nos retrouvailles, car dans les faits nous ne nous sommes vues qu’une fois au millefeuillage de Sonia. Où j'avais eu la figure verte. Mais fabuleusement épanouie ensuite.
Bonne Cervoise que je suis, et un peu tarée sur les bords, je l’emmène avec son consentement, à un pique nique organisé au Bois de Boulogne.
Elle a eu peur à l’évocation du mot NIQUE.
J’lui ai expliqué que tout allait bien se passer, et surtout que j’allais avoir besoin d’un soutien moral, car l’ex de l’Eleveur de Pintades serait de la partie.
Oui m’sieurs-dames, l’Ex de mon Ex toxique.
Parce qu’elle est copine et collègue de travail de mon amie qui organisait la sauterie.
Et cette amie, je l’adore et l’admire.
Alors nous avons réuni mon courage et les chaussures en python de Connasseee et nous avons routé vers le lieu du pique nique (va y a avoir du niveau dans la requête google, à force d’utiliser ce mot…), dans le Bois de Boulogne, donc.
S’appuyant sur mon sens de l’orientation inexistant, nous nous retrouvons aux portes de la ville du mal, autant pour elle que pour moi (quand je dis qu’on a été séparées à la naissance). Car nos éleveurs de pintades respectifs y passent beaucoup d'heures, chaque jour.

L’Organisatrice de la sauterie nous a ensuite téléguidées, juste après que j’aie traumatisé ma copilote en l’obligeant à faire un truc qu’elle ne voulait pas faire…
Teasing, teasing, tu liras sur son blaug.
Bien.
Revenons-en à moi.
Je suis face à l’ex de mon ex.
Que notre amie en commun a mis au parfum, en lui disant que j’avais eu une histoire avec l’Eleveur et que j’avais une légère appréhension car elle a toujours été très froide avec moi.
Parce qu'en plus, j’ai bossé un mois dans la même boite qu’elle. Ouais.
Cette pintade me sort la blague de la soirée.
« Mais je veux pas qu’il y ait de quiproquo, je ne me souvenais même pas de toi… euh… de… ça, je suis désolée hein. »
Dans tes dents le quiproquo.
Si elle ne se souvenait plus de moi, elle a quand même jeté des regards emplis de venin sur moi toute la soirée.
P’tet qu’elle ne se rappelait plus de mon visage, mais le fait de savoir qu’on a connu le même monsieur tout nu n’a pas eu l’air de lui plaire. Mais alors là, pas du tout. Et j’ai une témouine qui peut confirmer.
Connasseee l'a trouvée pas belle, et pas agréable du tout.
J'ai hoché la tête.
Son gamin, par contre, est marrant comme tout.
Comme quoi, parfois, les chiens font des chats.
Sans méchanceté aucune, c'est juste l'expression qui est comme ça.
Après avoir grignoté, vinifié, nous nous sommes retrouvées au bar du Méridien.
Pas de trucs cochons, non. Pour boire un verre d’alcool dans un des seuls jolis bars encore ouverts passé 1h du matin.
Crois moi que si nous avions choisi escort girl comme profession, nous aurions fini la nuit en riche compagnie.
J’ai avisé la carte des boissons : rien n’était en dessous de 26 eur. Même le café. Vous hurlerez à l’arnaque avec moi.
Donc, se rabattant sur les cocktails, nous avisons un joli mélange alcoolisé : Le Mississipi.
Sauf que dans le Mississipi, y a du jus de goyave, de mangue, d’ananas, d’orange et du bourbon. Je demande donc de le faire remplacer par du Havana Club, base de l’alimentation caribéenne.
Refus de la serveuse.
Incompréhension de la part des deux acolytes anonymes.
« Ce sont des cocktails en cannette ou quoi ? »
Appel du barista, qui lui, dit que oui, c’est tout à fait possible de procéder à l'échange.
5 minutes après, voici qu’arrivent les deux Mississipi :

C’est bleu.
Pour un cocktail à base de goyave et de mangue, c’est un peu surprenant, vous en conviendrez.
Vous pouvez me citer des fruits bleus ?
Myrtille, Mure à la limite, Bleu de Bresse, Curaçao ? oui, mais tout ceci n’entrait pas dans la composition du Mississipi.
Nous demandons alors vérification auprès de la serveuse sectaire fondamentaliste du bourbon. Il semblerait qu’il n’y ait pas d’erreur.
On nous a vraiment pris pour des canards sauvages.
Mais comme on est polies et trouillardes, on a bu sans rien dire.
« Tu l’as trouvée la goyave ? »
« Non, je suis à la recherche de la mangue, de mon coté »
« On s’est faites avoir, tu crois ? »
« Un petit peu, je pense »
« Mais il n’y avait rien d’autre d’ouvert à cette heure ci »
« Et il y a un concert de jazz, c’est bien »
« Et il y a des clients potentiels, aussi »
« On fait des repérages pour quand on sera escort girls ? »
Revoyons tout de même les couleurs alimentaires, on ne sait jamais
Mangue :

Ananas :

Pas bleu.
Goyave :

Pas bleu.
Havana Club :

Pas bleu.
Bourbon :

Pas bleu.
D’où qu’il sort alors ?
Enfin, bon.
On retiendra tout de même l’arnaque de Julien Courbet : 26 euros pour une boisson que tu n’as pas demandé, et le personnel qui t’assure que le jus de goyave, c’est bleu.
Te faire prendre pour une conne à ce prix là, c’est juste scandaleux.
N’allez pas au Méridien, même si la musique est bonne.
Demain, nous poursuivrons le récit de ce week end, et vous saurez comment Connasseee et Cervoise se connaissent en fait depuis des siècles.









