10.03.2010
Street Style Lybien
Si vous aussi, vous en avez assez des Street Styles où les rédactrices mode essaient de vous faire croire que le combo liberty + tartan est le dernier cri à NYC ; révisez vos classiques avec une Icône fashion prise au hasard parmi la population mondiale dirigeante.
Je vous remercie de bien vouloir vous rappeler que l'auteur de ces ligne risque sa vie, vous pouvez donc envoyer vos dons en kryptonite et abris anti-atomiques au mail indiqué pas très loin.
(Mon nom est Josiane Cancoyot, je vis à Pithiviers et j'ai un chien qui boite)
Notre assistant a choisi par le plus grand des hasards, le fashionista le plus respecté de l'ouest (ou de l'est, plutôt) : Mouammar K. (ou G., selon les traductions)
(Notre assistant s'appelle Brandon Mac Dylan, il vit en Alabama et porte des tatanes bleues)
xoxo
pin's are forever

La veste uniforme-de-la-fanfare-de-l'armée-régionale-wallonne, c'est fini depuis l'automne-hiver 2009-2010. (le 15 janvier, très exactement, les fashionistas ont brûlé tous ces oripeaux tombés en désuétude).
Mouammy annonce la tendance pour l'automne-hiver 2010 : La veste de colonel des armées, le level au dessus, avec accessoires vintages et customisation grâce aux pompons de rideaux Blanche Porte, toujours trouvables dans le catalogue de 1994.
Une règle à respecter pour avoir le style 3-poly : on ASSORTIT la veste à la casquette.
A copier : En 2010, le bleu azurélightgrey est le nouveau blanc.
Si tu as compris 3-poly, tu gagnes un lit bien (poum poum tsiiiiiiing dixit NicMo)
xoxo
Purple Rain

Out, le noir ! *
Tout le monde se met au violet depuis 2000 et quelques, quand la RATP a décidé de colorier ses tickets de métro en purple.
Teinte fétiche de Tripoli à Ouarzazate, très classe en descente d'avion, comme Katherine Hepburn du temps où l'escalier d'Air Inter était plus prisé que les catwalks de Milan. On reste très upscale de l'attitude, menton relevé, défiant les flashes.
Mouam's a tout compris en accessorisant son poncho sa tunique avec du kaki, le nouveau noir made in 2010 (après le gris en 2008 et le marron en 1975). Le it-escorte à un avantage sur le it-bag : il se porte tout seul et n'encombre pas les mains.
A copier : les lunettes fumées, mieux que photoshop contre les cernes.
*on parle evidemment de la couleur textile, on traite de la mode là. La fashionista ne connaît ni Brice H. ni ses devises.
xoxo
green light

L'été, Moumou a bien compris que pour passer ses congés payés incognito à Sein-tropezze, il fallait adopter le style post-barclayen late eighties : l'uniforme immaculé.
Comme mode rime à présent avec éthique, on s'affiche green malgré les pétrodollars ah bon pardon, j'ai rien dit je veux rester en vie.
L'originalité de son choix : le drapé des manches qui le font ressembler à une aquarelle de Marie Laurencin, à la tombée du jour, quand souffle la brise marine sur le pont du yatch bolloréen.
A copier : le style bicolore, avec le rappel de la broche sur la veste, so néocoloclassypreppy.
xoxo
harder better faster stronger

Ici, Mouamme prone l'originalité technologique. Finies la discrétion et la miniaturisation technologique. En vrai it-boy, le casque à walkman est gras, voyant mais sobre et porté à l'envers comme un smiley. Parce qu'on est geek en Sanyo, sans perdre sa personnalité aux premiers rangs des défilés.
En 2010, on écoute Patrick Topaloff en mode Guetta-en-plein-mix. En violet qui pique les yeux.
On ose tout, on coordonne le chapeau, la chemise, la veste, le slip, le pantalon. Risqué, mais quand on s'appelle Mouam' on peut se le permettre.
En plein dans le revival Prince de Bel Air, la tendance est lancée.
A copier : la moue boudeuse. (et surtout ne pas arborer le sourire du Joker avec le total look purple)
xoxo
just a friend of mine

Dans la vie, on a des potes cool ou pas.
En s'affichant avec Bawak, Mouam' a fait le mix gagant : imprimé/couleur. Surtout pas de mise en plis quand on met déjà le paquet question vestimentaire ! Comme il faut choisir entre mascara et rouge à lèvres, entre décolleté et minijupe, entre sel et tabasco, Mouammou a opté pour une coiffure saut du lit, laissant ses frisettes au naturel.
A copier : la mini toque en sequins, qui habille la tête les jours de cheveux raplaplas.
L'équipe rédactionnelle qui souhaite rester en vie -et qui adore les leaders charismatiques surtout qu'ils sont très gentils en dépit des mauvaises langues- vous souhaite donc un excellent shopping, et vous donne rendez-vous dans l'enfer de la mode.
allez, XOXO hein.
15:08 Publié dans Vrac | Lien permanent | Commentaires (23) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : moundir, moumou, mouammou, bling bling, l'élegance, couleur, flashy stylista, l'enfer de la mode, street style, world fashion, humour, second degre, j'aime les leaders africains
10.11.2008
L'avis du dessous
Bonjour et bonne semaine, la plèbotte !
Enfin, je profite du manque de disponibilité de Petite Cervoise pour monter au créneau et m’exprimer, moi aussi sur le ouèbbe intermondial.
Oui, moi, la petite culotte de la propriétaire du blog.
Je ne suis évidemment pas la seule élue au titre de petite culotte de la Divina, mais moi je suis sa préférée. Petite Cervoise ne montre jamais son visage ici, mais moi, je veux montrer ma face non cachée au monde qui m’entoure :
Oui, extasie toi, je suis belle.
J’imagine que vous êtes nombreux à envier mes fonctions honorables, et je vous comprends. Ma proximité aussi directe qu’intime avec votre idole est, il faut le dire, une bénédiction de tous les Saints de ce monde, et je loue le jour où elle me choisit dans le rayon lingerie du Bon Marché.
Mais je me dois de rompre le mythe de félicité que vous m’attribuez tous.
Approchez, manants et gentes dames, que je vous conte :
Car le coté noir de mon existence (ironique comme expression, vu ma couleur de dentelle) est celui où, fatiguée et éreintée, j’attends le jour de lessive…
Roulée en position fœtale, je patiente dans l’angoisse, la peur. L’obscurité règne dans le tambour de la Candy. Je ne me sens pas bien. Pas un bruit. Un silence universel. Le temps semble suspendu dans ce lieu qui connait l’apocalyptique programme synthétique avec essorage à 3000 tours. Je suis planquée entre un pantalon et un t-shirt.
Noirs.

non, pas cette Candy là...
Nous ne sommes jamais mélangés pas avec les autres.
Peur que nous transmettions nos pigments foncés à nos frères blancs, jaunes, roses… Peur que notre identité ne découle sur eux. Peur de notre métissage qui nous condamnerait à nous voir relégués à la considération la plus basse de notre peuple.
J’ose à peine prononcer ce mot. Vous voyez pourtant de quoi je veux parler, être celle que l’on ne choisit qu’une semaine par mois, pour être la chair à canon de cette guerre sanglante livrée à intervalle régulier… Notre hantise, qui peut pourtant survenir à chaque passage dans le tambour.
Personne n’est à l’abri d’une erreur de température de l’eau. Les légendes de tiroirs sont tenaces. Certaines d’entre nous ont pourtant siégé au sommet de notre art durant des mois avant de connaitre la déchéance.
Nous affrontons donc nos frayeurs, soudés, immobiles, impatients de retrouver celle que nous aimons tant mais qui nous fait tant souffrir. Faut-il que nous soyons masochistes pour aduler cette Cruelle Cerveza ?
Le jour de notre purification, nous sommes toujours entre textiles noirs. Notre Divina fait pression sur les lois de l'Ariel.

Je serre les dents pendant le cycle d’essorage. J’ai peur. Je repense à tous ces bons moments vécus auprès de celle pour qui je vis...
Je me souviens de ces soirs où j’ai été retirée par des mains étrangères. Espagnoles, je crois. La dernière fois, ce n’étaient plus celles auxquelles j’avais été présentée, mais j’ai reconnu une prise en main toujours ibérique. Petite Cervoise est incorrigible.
Je me souviens de ce soir d’enterrement de vie de jeune fille en Caraïbie. Où je me suis offert la folie de saluer le monde, lorsque Petite Cervoise a effectué un plongeon olympique dans la voiture de son meilleur ami. Mais une main de censure vénézuélienne n’a pas tardé à rabattre le tissu de la robe qui me recouvrait, pour ne pas compromettre ma propriétaire.
Je me souviens de ce matin Caribéen où, parmi mes concitoyennes, Petite Cervoise me choisit en pensant « j’vais mettre celle là, je vais surement niquer tout à l’heure » « celle-ci saura me glorifier dans mes moments les plus privés ».
Puis, nous sommes réunis, tels des fruits étranges suspendus aux branches du séchoir. Nous attendons d’être considérés comme portables. L’attente peut être longue. Inconfortable. Dans ces moments, mes sentiments de haine me rongent et m’assèchent de toutes mes larmes.
Mais Divina reste Divina et Cervoise reste Cervoise.

Nous nous retrouvons bien vite, mes frères noirs et moi, mélangés à tous nos frères blancs, jaunes, verts, violets, rouges, roses et bleus, dans le tiroir des merveilles. Mixés, brassés, traités sur un pied d’égalité.
Oui, nous pouvons vivre tous ensemble.
Oui, nous pouvons nous aimer.
Oui, nous pouvons vivre avec un idéal commun, celui de ravir notre Divine.
Car nous ne perdrons jamais la Foi. Car la Soupline fraicheur lavande est notre Pain Béni. Car le regard Ibérique embué est notre Agneau Pascal (Légitimus).
Par contre, quelqu’un peut m’expliquer qui est ce Michel Denisot qui provoque des émotions tropicales chez notre Petite Cervoise bien aimée ?
Merci pour votre attention,
L’autre P.C., Petite Culotte.
00:05 Publié dans Poils et Psychologie | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : culotte, tanga, linge, candy, cervoise, couleur, yes we can









