16.02.2009
Timing in ze calzone
Bonjour les gens du lundi.
Il existe un bouquin, dans la vraie vie, qui s’appelle L’art de faire l’amour dans sa cuisine et vice-versa.
Ne me demandez point qui c’est qui l’a écrit, chais plus. De toute façon, on s’en fout, la star ici, c’est moi.
Il ne t’explique pas comment t’envoyer en l’air entre le mixer et la cafetière, ça c’est plutôt facile, question d’organisation et de solidité.
Parce que le coup où tu t’appuies sur une étagère pour te décaler un peu sur la gauche, et que le pot de curry te dégringole dessus, suivi du cumin, de l’estragon et de toute la gamme Ducros, je l’ai connu.
Et ça ne facilite pas le coït.

Mais dans la cuisine, pour faire le parallèle avec le quéquettage, tout est question de timing.
Si tu oublies de remuer ce que tu as sur le feu, tu es bon pour gratter les croûtes au fond de la casserole.
(allégorie textuelle)
Mais, afin de t’expliquer ce qu’il m’est arrivé il y a peu, prenons un œuf, tu veux bien ?
Oui, tu veux bien.

L’œuf, plutôt de taille avenante, bien cultivé et cueilli dans un poulailler de bonne réputation ; on va le mettre dans une casserole.
Une jolie casserole, de facture italienne, en inox brillant, avec deux jolis manches et un fond solide.
Là dedans, nous ajouterons de l’eau, parce que l’eau c’est la vie et que je ne vois pas d’autre explication.
Quand on chauffe la jolie casserole de facture italienne, celle qui a un fondement solide ; l’eau se met à chauffer, à bouger, à bouillir, quoi.
C’est normal, c’est la libido la physique.
Et l’œuf, il réagit à cette démonstration physique. C’est d’ailleurs grâce à ça qu’il peut devenir exquis.
(bon, exquis, on exagère un peu, mais poétisons la chose, tu veux bien ? oui, tu veux)
Tout est question de timing :
Notons au passage qu’en temps gastronomique, 1 minute équivaut à 5 minutes en temps quéquétal. Je vous laisse faire les conversions.
Tu l’enlèves au bout de 10 min, tu as un œuf dur, un peu grognon mais efficace. Toutefois, le plaisir vient plus de la satiété que de la dégustation.
Tu l’enlèves au bout de 3 min, tu as un œuf à la coque, qui glisse en bouche, qui se laisse déguster avec joie et plaisir, au point que tu racles les bords avec la petite cuillère pour ne pas en laisser une once.
Tu l’enlèves au bout de 1 min, tu as un œuf mutant, un peu chaud mais pas du tout coagulé, liquide, qui pue, impossible à apprécier. Un œuf frustrant, somme toute.

L’autre soir, donc, alors que j’avais demandé un œuf à la coque, j’ai eu un œuf mutant.
Un éjaculateur précoce.
Une fois, ça peut arriver. On le met sous le compte de l’émotion.
Mais 2 fois,
Mais 3 fois,
Mais juste en retirant son caleçon,
Mais en faisant une auréole sur ma jupe noire, lavage à sec UNIQUEMENT,
J’ai décidé d’arrêter les œufs et de me mettre au céleri.
Au pressing, je retrouverai ma dignité.
00:05 Publié dans Pas facile d'être une fille | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ejaculateur précoce, cuisson, amour, cuisine, vulves, ducros, italienne









