07.12.2009
Epic FAIL
Se chercher, ça va bien 2 minutes, mais il y a la réalité à vivre, aussi.
Dans la réalité, les casseroles côtoient les boulets et les moments de loose succèdent les instants de béatitude.
Et parfois, tu as la pépite.

La journée où tu te dis que si tu avais lu ton horoscope, tu serais resté dans le ventre de ta mère.
La journée Epic Fail, en quelque sorte.
La mienne, c'était jeudi dernier.
La preuve que cette journée là commençait bien : j'avais pris un RTT, pour voir comment ça faisait de dormir plus de 5h.
Pour dormir, j'ai bien dormi. Puis ai glandouillé dans le lit, surfé un petit peu sur les sites que le firewall de mon bureau m'interdit (hein, Sonia ?) et ai fini par sortir du lit pour faire le ménach' à 14h du matin.
Et il était bien temps de passer l'aspirateur.
Tellement temps que derrière un meuble, j'ai vu une araignée. (j'ai peur des araignées)
Je l'ai aspirée avec la machine, pour qu'elle meure étouffée dans le sac d'aspi, le tout en pleurant parce que ça me fait vraiment peur ces trucs là -avec leurs pattes partout-. C'est à ce moment là que je me suis dit qu'il allait m'arriver des bricoles.
Foutues bestioles, 1er signe.

Bref, après mes ablutions de 15h du matin, je me décidai à sortir, malgré le froid, pour un service de manucure et de coiffure et de shoppingue.
Genre, le vrai RTT.
Le premier FAIL fut celui de croire que la vie, c'est un scénario AB où tu fais tes courses gentiment avant d'aller retrouver José qui jour du synthé en playback dans son garage.
En arrivant à la voiture, 2e signe : PV de 11 sacs pour stationnement impayé.
Pani pwoblèm jusque là, j'ai entamé une collection depuis que je travaille à Paris.
Arrivée dans un quartier Ouest Parisien, je me stationne en livraison comme toujours et m'en vais me faire belle. Pas de file d'attente, le RDV dure 20 minutes montre en main.
Je retourne à ma titine (ma voiture s'appelle Carolina de la Peugeot, elle est noble). Que la titine elle n'y est plus. Comme la syntaxe de la phrase précédente.
Je regarde aux alentours, vu que je suis du genre à perdre ma voiture dans les parkings.
Yapu voiture.
Mais yatoujours la grosse Espace moche qui était garée derrière moi.
Les yeux hagards, je demande à la dame de l'épicerie d'en-face
"où qu'elle est ma voiture ? vous avez vu la fourrière passer ?"
"ah oui oui, la police vient de passer, il y a 10 minutes"
FAIL

oké. respire. titine peut s'en sortir sans toi. Et au moins, elle n'est pas volée.
Je cherche le commissariat de l'arrondissement, du coup, pour réclamer mon carrosse (en plus il faisait un temps à ne pas mettre un Viking dehors, FAIL du climat).
En demandant mon chemin dans une pharmacie, l'on m'indique que quand une voiture est enlevée dans ce secteur, c'est au commissariat d'en face qu'il faut aller chercher son bien.
Qui c'est le commissariat d'en-face ?
Celui qui est juste à coté de mon bureau.
Qui c'est qui était en RTT ?
Petite Cervoise, merci.
re-FAIL
J'appelle donc le commissariat,
"Bonjour, vous devez avoir ma voiture, elle s'appelle Carolina et c'est la plus belle tellement qu'elle brille, tellement que chez Midas, hier, ils m'ont changé un phare. J'voudrais la récupérer parce que je l'aime d'amour et qu'elle me manque"
"Ah oui, alors je vous donne le numéro de la fourrière, c'est juste derrière"
"derrière DTC ?"
"oui, allez y, mais appellez-les avant pour être sûre"
Le même coup de fil, je reste polie et républicaine. Je n'ai jamais eu autant de self control, peut être parce que je suis épuisée.
La voiture est bien en otage chez eux.
Il ne me reste plus qu'à faire le trajet à pied, sous la pluie et par -8 000°C, sans parapluie ni cagoule, et passer devant le bureau des italiens, LE JOUR OU J'AI PRIS UN CONGE.
(et que je ne suis pas coiffée ni maquillée, à peine j'ai mis ma culotte pour faire chic)
Comme toute personne intelligente et sensée, j'ai fait un détour et ai mis mes lunettes, au cas où.
Tout en contournant le dernier lieu où j'avais envie d'être, le travail.
re-re-FAIL

Arrivée sur place (dans un endroit insoupçonné de mon quartier de turbin), après avoir fourni la carte grise et mon permis (où j'ai 16 ans sur la photo et je suis obligée de remonter la peau de mon front pour qu'on me reconnaisse), la dame preneuse d'otages me demande un chèque.
Là où c'est coul la vie, c'est que j'avais mon chéquier sur moi.
Il n'y a pas de distributeur de billets dans le coin.
Je me suis délestée de 136 euros pour 10 minutes de fourrière, contravention NON comprise (lol).
EPIC FAIL
Plus jamais je ne prendrai une journée de congé. Ça coûte trop cher, vraiment.
Dieu merci, chez le coiffeur, j'ai eu le droit à un bon thé avec un massage du crâne orgasmique.
Je n'allais quand même pas renoncer au merlan à cause d'une méga prune...









