31.05.2008

Cérémonie de clôture du festival de Cannes (Entre les murs, Che, Il Divo, Gomorra...)

Lecteur, Lectrice,

Je voulais faire l’article sur la cérémonie de clôture du 61e Festival de Cannes, mais je n’ai pas les photos à ma disposition.
Tout ça à cause de la guerre à la con de Mac VS Pécé.

Ben tu sais quoi ? je vais le faire quand même, et j’updaterai avec les photos.
Incessamment sous peu, si tout va bien.


Vous devez vous en douter, monter les marches et assister à la cérémonie de clôture est un privilège qui n’est pas accessible à tous.
Je vous prie alors de bien vouloir respecter ma minute « j’me la pète ».

Top départ.

J’AI MONTÉ LES MARCHES DE CANNES POUR LA CLOTURE, J’AI VU PLEIN DE STARS BELLES ET MOCHES, J’AI ASSISTÉ AU TRIOMPHE DE BENICIO, DE CANTET ET J’ÉTAIS TELLEMENT BELLE ET VIP QUE JE NE SAIS MEME PAS POURQUOI JE VOUS LAISSE ME LIRE EN TOUTE LIBERTE SUR CE BLAUG, VOUS DEVRIEZ PAYER POUR LIRE CE QUE JE TAPE SUR MON CLAVIER TOSHIBA.

Merci.

Donc, pour l’occasion, j’ai mis ma jolie robe noire en satin, que j’aime beaucoup, dans un esprit assez années 50.

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Là, y aura photo, et on sera p’tet référencé en blog de fille. Ou pas.


Les précieuses invitations en main, nous nous dirigeons vers le Palais, où la foule scandait déjà Cervoise ! Cervoise !, où les paparazzi pro et amateurs se pressaient pour apercevoir l’auriculaire de Robert De Niro.

Il est propre, son auriculaire mais ma foi, cela reste un doigt.

La magie débute, en foulant le tapis rouge. Car il ne s’agit pas d’une simple paillasse carmine, non non, c’est le Red Carpet, du high level.

Sur les cotés latéraux, des photographes qui ont des objectifs plus gros qu’une poutre de Bamako, immortalisent le moment de grâce. C’est pas à Saint Maclou que tu verrais ça, on est d’accord ?

Sauf que nous, quand on est passés, les flashs ont surement eu honte.

Je veux dire qu’ils ne voulaient pas risquer de nous aveugler, ce serait tout de même incongru de trébucher là, à cause d’un éclair de lumière dans l’œil.
Donc, point de crépitations et de « Cervoise, Cervoise, par ici ! Cervooooiiiiiiiiiiiiiise !!! » de la part de badgés presse au bord de l’hyperventilation.

Bizarre quand même… je crois que ce blaug ne doit pas être assez populaire.

Passons.

Nous pénétrons, après moult vérifications de nos invitations, dans le palais royal (qui est quand même tout moche de l’extérieur). Puis, nous nous asseyons pour voir le reste de la montée des marches sur le grand écran du théatre Lumière. 2-3 célébrités, que nous nous sommes ensuite coltinés à quelques mètres de nous, dans la salle, on ne va pas en faire toute une histoire.

De toute façon, mon cœur battait fort pour celui qui a eu la palme du Meilleur Acteur à l’Unanimité.

Mon cœur ne bat que pour des gens triés sur le volet.

Et De Niro aussi, et Sean Penn because que c’est Sean Penn.


Edouard Baer cérémonise, les prix s’enchainent rapidement.
Vous pensiez que c’était du au montage ? raté.

Ça va très vite parce qu’ensuite, il y a le photocall des palmés, la conférence de presse et l’orgie des winners.

C’est très élitiste.

Et il faut applaudir tout le temps, sinon on te regarde comme si tu étais une envieuse. J’avais bien envie de leur répondre que je n’enviais pas du tout quelqu’un qui paierait pour acheter des BN en toute tranquillité, mais j’ai été docile et j’ai tapé dans mes mimines.

Oui, après tout, le festival de Cannes, ce n’est qu’un salon professionnel pour le domaine du cinéma, pas de quoi en faire tout un plat. Des salons pro, il y en a tout le temps Porte de Versailles ou Villepinte. Et on y croise des stars du monde de la banque, de l’assurance, du recyclage, des mouchoirs en papier…
Ces gens sont bien plus riches et puissants (et parfois beaux et charismatiques et intelligents) que beaucoup de golios qui montrent un bout de fesse dans une histoire filmée de 2h.

Donc, désacralisons ce star-system, et laissons tout le monde se rendre tranquillement chez Intermarché en tatanes.

Bref, tu veux de la cérémonie, c’est vrai.

Tout le monde est donc assis dans les fauteuils de la salle de cinéma. Pas de tables, pas de bouteilles, non. Faut picoler avant ou après, mais pas pendant, vous imaginez le bordel, autrement ?

De la standing il y a eu, pour Vous Savez Qui. Oui, lui, le Portoricain qui interprète un certain Révolutionnaire Argentin…

Et le président du jury était ému et ravi pour son ami. J’ai trouvé ça très touchant.

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Wild. What else ?



De la standing aussi pour Mademoiselle Deneuve (l’ex belle-maman du premier), qui est toujours magnifique. Comme quoi, quand on a de bonnes bases… Je trouve souvent que les blondes fatiguent plus en murissant, mais C.D. reste belle.

Faye Dunaway aussi. Mais dans un autre style…

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N'est-elle pas gorgeous ?



Get up, stand up for your rights, Entre les murs est palmisé.

Et clap de fin, tous les récompensés sont appelés sur le ring la scène pour les photos. C.D. a couru auprès de B.D.T. pour le féliciter chaleureusement. S.P. a huggé son pote B.D.T., N.P. s’est retrouvée un peu seule car personne n’osait aller la saluer (malgré qu’elle soit membre du jury), R.D.N. a huggé tout le monde et avait l’air franchement ravi d’être là.

Pis c’est tout. Pis tous ceux qui ont été diplômés sont partis accomplir le protocole d’usage dont je vous ai parlé un peu plus haut.

Nous, on est polis, on est restés pour voir le film de R.D.N., oui Bob, Robert De Niro, qui était présenté hors compèt’ ce soir là.

A la pause clope, nous nous somme retrouvés au beau milieu des gens de la Nouvelle Star. On a pris Lio pour la mère de Catherine Deneuve. Il y avait aussi un blond, une blonde avec des étoiles dessinées sur la joue, et d’autres encore.

Mes amis étaient trop occupés à m’interviewer, car la palme, moi, je l’avais prédite depuis longtemps. Et mon jugement sur le film Che, qui se déroule en grande partie en Caraïbie, a pris encore plus d’importance.

Retour au film, très sympa, avec Bruce Willis, Sean Penn, Robin Wright et De Niro (forcément)… sur la vie d’un producteur hollywoodien (RDN) qui est très bien entouré entre un réal défoncé, une ex femme thérapeutisée, et les joyeusetés du quotidien.

Avec Cannes en décorum final, toute la salle a applaudi, comme de bien entendu.

Et c’est sur cette note que le festival s’est bel et bien clôturé.

Un beau festival.

Le cinéma italien primé à 2 reprises (Il Divo et Gomorra, pour ceux qui n’auraient rien suivi), l’Amérique Latine à l’honneur (les 2 palmes d’interprétation sont revenues à une Brésilienne et un Portoricain, si t’as vraiment rien compris).

Mon festival, en deux mots.




Serait-ce fait exprès pour moi ?

Et tu ne sais pas comment s’est finie la soirée…

J’ai même quitté mes escarpins de 12cm. Quand on sait que je ne les enlève que pour certaines occasions…