26.06.2008

Dois-je y voir un signe...

EDIT de 17h30 :


Fin de journée au boulot... je me suis presque endormie au soleil pendant la pause déjeuner. Une tête de con m'a cassé les ovules aujourd'hui... fallait que j'aie un grincheux dans mon service, comme de bien entendu...

Hier soir, j'ai passé une excellente soirée, avec mes amis qu'on dirait des mannequins homme Armani tellement ils sont beaux et musclés.

Avec ma copine Tisha, celle dont j'avais dit à mon chef qu'elle était étroite, on a partagé une côte de boeuf énoooorme, avant de tester des Mojitos à la fraise et à la cerise. Très bons, soit dit en passant...

*** Résultat des courses sponsorisé par Tiercé magazine, comme d'hab :


Rentrée à 3h du matin, pour me réveiller forcée, obligée, sous la contrainte mais pour les sous, ... 3h plus tard.

Mais le hic, c'est que j'ai un petit bout de route à faire pour rentrer dans ma maison.

En voiture, le bout de route.

Le RER, très peu pour moi, merci.

Pis à 3h, t'en as pas, de trains.




Le souci, c'est que dans l'euphorie des retrouvailles, j'ai oublié de faire un passage par les vécés avant de prendre le volant.

Et 10 min après avoir commencé ma long long road, ma vessie ne peut plus.

Et ce n'est pas évident de se tortiller sur son siège pendant qu'on conduit.

Ca fait zigzaguer.




Du coup, la docsa se dit que la personne au volant est bourrée. Et la docsa inclut parfois la maréchaussée... ce qui peut être génant.

En l'occurence, le mojito (et le vin bu pendant le diner) ne m'avait pas attaquée le cerveau, mais je ne sais pas si mon sang aurait cafté. Des fois, on n'est pas tous d'accord, dans mon corps.


Passons.



Je vois un panneau STATION SERVICE, et là j'ai su que Moïse, Chango et Brahma gardaient un oeil sur moi.

Les 3 kms qui séparaient ma vessie du panneau ont été douloureuses, mais toute délivrance nécessite son chemin de croix, dit-on...

Me voila au BP.

Frein à main.

Fermeture de porte.



Le type, il veut pas me laisser rentrer pour faire pipi.

Il dit qu'il a pas le droit, sa patronne veut pas blu blu blu.



"Ah oui mais non, c'est pas possible, faut que j'y aille, pas le choix. Alors z'ouvrez. Allez"


Il a ouvert.

Moi, je suis charismatque et influente, j'ai pas besoin de crier ni de taper.

Mais besoin de courir, oui.

Aux vécés.

(tu savais, t'as suivi pour une fois)


Je ne vais pas décrire le déroulé des 3 prochaines minutes, ceci relève de mon intimité la plus underground.

Et il faut savoir garder sa part de mystère.



En sortant de là, légère, le type me dit "aaah mais mad'moizell' vous m'avez mis dans une mauvaise situation la, tout est filmé, je vais me faire engueuler. attendez, venez, parlez un peu avec moi, fais moi la bise, pour qu'on croie que vous etes une copine à moi et tout, t'as vu"

"hein ? nan mais je dois y aller là"

"non, s'te plait viens juste au comptoir là, 2 min, sinon je suis dans la merde"



Tu flipperais pas, toi, étant une fille, en mini robe noire qui moule bien, dans un BP perdu, en pleine nuit, avec les portes fermées et un type qui te dit de venir le voir au comptoir ?


L'idée ne m'est même pas passée par la tête. Instinct de survie, qu'on appelle ça.


Et créativité, aussi.


J'ai vu la tête de mon ventre.


La cote de boeuf, avait apparemment campé entre mon estomac et mon intestin.


Ouais, le bide un peu enflé de la fin de repas.


Go go gadeto-corps, j'ai encore plus gonflé mon ventre.



On ne ferait pas de mal à une femme enceinte, non ?


non.



Alors j'en ai rajouté "non mais fallait vraiment que je m'arrete, je suis enceinte, alors en ce moment c'est pas moi qui décide héy héy"

héy héy c'est pour faire comme si j'étais sympa.


"ah bon, t'es enceinte ? ah ca se voit pas trop"

je sais pas comment je dois le prendre. mauvaise comédienne ou réelle bidoche ?


"non c'est à peine de 4 mois, là je suis pas très grosse, mais ça va venir vite"


"et t'es encore dehors à cette heure là?"


"ben oui, un anniversaire, je ne pouvais pas le louper"


"eh tu bois pas d'alcool alors"


merde, mon haleine


"ah ben non hein, et en plus je conduis !"


"ah ouais ça doit faire bizarre d'avoir un truc comme ça à l'intérieur. moi je saurais jamais hein !"


"non, effectivement... allez, merci, au revoir"



Et la prise d'otages s'est terminée sans heurts ni fracas.

Appellez moi Wonder-Diplomatia.

Et tarée aussi, parce que c'est vrai que ça peut mal tourner ces plans station service perdue.



La faute au Mojito...


Et on remet ça ce soir !!!!



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Avertissement : ce billet a été enregistré un peu à l'avance, mais il n'est point périmé.


Ca ne périt pas en 3 jours, un artic'.


Y a des conservateurs dedans, c'est pas du bio.


Ca n'empêche qu'il y ait quelques artic's pourris quand même...




Le contrôle qualité, ce n'est plus ce que c'était...


Mais je reviendrai à coup d'édit (de Nantes ou d'ailleurs), pendant la journée, pour compléter ceci...



On s'excuse, mais c'est la Carribean Week.


Alors faut faire acte de présence.


Chui patriote, voyez-vous.


Et bien élevée.

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Alors, à l'heure à laquelle vous lisez ces lignes, je dois être 'achement fatiguée, rapport aux retrouvailles d'hier, avec des Caribéens de grand cru.


Je dois avoir bien mal aux côtes et à la tête. J'ai peut être bien la gueule de bois. Et pourtant, va falloir bosser.



Mais presque chef qui me fait craquer, il est en Helvétie, présentement. Dans le royaume des Call Girls bonnasses et luxueuses.

Etant donné qu'il m'a oubliée à Paris, je meuble avec du produit exotique, donc.

Parce que l'exotisme, c'est mon truc, ma marotte.



Tu sais que j'aime les modèles de mâââles portoricains, j'l'ai déjà dit ?

En particulier un, qui a reçu une palmette magnifique à Cannes.



Regarde ce curieux hasard :

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Est-ce un signe du destin ? ...