29.08.2008

Collègue Nicole et la famille Prozac : suite et fin

Me revoici donc dans un café coquet, avec ma collègue Nicole et son fameux rejeton qui ne va pas bien.


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Droopy humanisé, c’est lui. Et je me sentais maaaaal. Pas par rapport à mon indigestion imaginaire, mais parce que je ne savais plus quoi faire.

 

Une grosse partie de moi aurait voulu se tirer en vitesse (« je dois aller m’épiler les coudes »), l’autre compatissait et était très peinée pour ce pauvre jeune homme.

 

C’est évidemment mon coté tafiole qui a pris le dessus et j’essayai donc de me montrer divertissante (comme d’habitude) pour le faire sourire. Mais de mes bons conseils, il en faisait des points négatifs pour lui, de mes innocentes vannes, il en faisait des reproches ; et de mes silences, il en faisait des océans de vide.

 

Nicole, elle devait être habituée, car elle continuait à parler comme d’habitude.

 

Le couple de la table d’en face m’a adressé un regard plein de soutien.

 

Je commencais à me perdre dans mes pensées quand celle de Nicole a dérapé.

 

« Vous devriez diner tous les deux, et peut etre partager l’appartement de Tanguy, ça lui ferait de la compagnie, j’aime pas de savoir tout seul ! »

« shplrrrkff »

 

Je venais de m’étouffer avec mon orangina.

 

« ben euh oui, maman, tu crois ? »

 

« eeeeeeeeeuh par contre, moi je repars à l’étranger très bientôt, mais si tu veux, je vais demander à une de mes copines qui recherche un colocataire si ça la tenteraitt »

 

« ah… oui. Pourquoi pas. Et on dine quand pour fixer tout ça ? »

 

Droopy peut-être, mais il ne perd pas le nord… et ses cernes avaient brutalement disparu…

 

« je ferai passer l’info à ta mère, ok ? aah, 6h30, je dois y aller, mon tonton m’attend ! Ciaooo »
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ouais, ma famille est célèbre



 

Mon tonton, en fait c’était Ruquier sur France 2.
Le lendemain, Nicocole m’a demandé si j’avais apprécié la compagnie de son fils, s’il me plaisait et si je voulais bien faire des bébés avec lui pour qu’il aille mieux.



Je lui ai répondu très courageusement que j’étais un peu lesbienne.

Voir beaucoup.

Et que donc, non.

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Nicole m’a regardée un peu bizarrement, et m‘a gratifiée d’un « ah… je pourrais te présenter ma cousine, elle est goudou, elle aussi ! »

 

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ça voulait dire qu'elle vivait dans ce village, tu crois ?

 
Je vous laisse imaginer la tête des photos de famille, sponsorisées par Tranxen 2000…



Bien heureusement, mon contrat s’achevait le lendemain… je crois que je ne me serais jamais sortie de là sinon.