26.01.2009

Je suis une petite nature (parfois)

Les gens, l'autre jour, je me suis posée une question.

Non pas que ce soit un fait étonnant en lui même, des questions je m'en pose beaucoup, tout le temps.

Oui, pourquoi est-ce qu'on trouve des hérissons écrasés sur la portion d'autoroute dont les bordures sont faites de murets en béton ? (les hérissons seraient-ils d'excellents sauteurs ? ou peut-être qu'ils volent ?)

Pourquoi n'y a-t-il pas d'essuie-glaces sur les rétroviseurs ? ça m'éviterait de tremper mon bras pour le sécher avant d'entamer mon créneau...

Oui ? tu trouves que je passe beaucoup de temps en voiture ?

Tu as raison.

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Tu rigoles, mais en Caraïbie on roule vraiment en Lada...

 


Car, je le rappelle aux lecteurs fidèles, et je le dis pour les nouveaux arrivés depuis qu'ils m'ont vue nue chez Pingoo : depuis la semaine dernière environ, je ne travaille plus.

Rien de grave, c'était prévu, ma mission s'est arrêtée.

 

Un peu comme un super-héros qui retourne sur sa planète une fois qu'il a sauvé l'humanité.

(ligne sponsorisée par jmelapete.com)

Un peu comme Moundir qui retourne dans la jungle après avoir éteint sa torche et pété un boulon.

(ligne sponsorisée par Valium)

 

Et depuis que je ne bosse plus, disais-je, je fais tout ce que je n'avais pas le temps de faire lorsque j'étais esclave.

En deux mots : les boutiques.

En deux mots plus précis : les soldes.


Mais pas que.

L'aut' jour, j'avais un entretien dans une bouate qui me proposait un poste dans un pays lointain.

Lointain, oui, mais froid.

Et moi je viens d'un pays où le mot "froid" désigne un truc comme 20°C...


Comme pour me donner un avant-goût, le rendez-vous avait lieu dans le bout du bout du 78 (Yvelines).

Pour nos lecteurs provinciaux, Belges, Canadiens ou autres (ces derniers sont surement les plus chanceux du lot), les Yvelines c'est un grand truc vaste, avec plein de forêts (et des loups, dedans).

 

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Evidemment, je me suis perdue sur la route.

Evidement, la DDT avait tout prévu en fermant l'échangeur d'autoroute que je devais prendre (l'autoroute, oui, comme si on partait en vacances sauf que non, si on continue on va au Havre -naze, donc-).

J'ai pleurniché, mais avec l'aide d'un gentil mécanicien qui glandait sur la route, j'ai trouvé le chemin de la petite entreprise -qui ne connait apparemment pas la crise vu le salaire que je demande-.

J'ai eu 30 minutes de retard.

J'avais rien mangé.

Je me suis évanouillée sur le palier.


En ouvrant les yeux, j'ai trouvé un monsieur tout vilain qui me tapait sur la main.

J'ai eu un café et l'addition, une madeleine rance et un verre d'eau.

Alors j'ai décidé que c'était pas possib'.

Je sors à peine d'une entreprise remplie de bellissimi ragazzi où j'étais méga gatée, tellement qu'on m'offrait toujours des chocolats et des gâteaux.

En plus, les messieurs rivalisaient de beauté, de raffinement et d'humour. (quoi, j'idéalise ?)

 

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Je suis donc rentrée à mes pénates, d'un air peu convaincu (poil au ...)

Sauf que, sur le chemin incertain vers ma penate, j'ai préféré passer par une route que je connaissais, près de mon ancienne usine à bellâtres antenne du capitalisme impur.

J'ai pris un café et à la pause pipi (nan j'déconne, je ne le fais jamais, je suis une princesse), j'ai croisé un (ancien, donc) collègue qui me demandait ce que j'avais fait de ma journée.

J'ai dit que j'avais shoppingué.

J'avais honte du reste.

 


Croyez-vous que c'est normal ou bien diriez-vous que j'entame une dépression post-laborum ?

 

(ou post-italianum ?)