27.10.2009
La tache
Il y a quelques semaines, Perséphone nous parlait des pharmacies de la honte.
Où on se rend pour acquérir des remèdes pas très catholiques.
Dans nos vies trépidentes, il nous arrive aussi de nous rendre chez les cousins des pharmacies de la honte.
Tu as bien compris, je veux parler des pressings de la honte.
C'est pourtant un écueil dont on pourrait se passer. Après la gaudriole, il suffirait de faire faire un tour de Laden/Whirlpool (selon la CSP) à l'objet involontairement décoré, car comme disaient nos mémés "faut frotter quand c'est frais, ça part plus facilement".
Enfin, des fois, ça fait des grumeaux mais ça reste accroché au tissu.
Et quand ça sèche, on a beau gratter -dans la joie et la bonne humeur- ça ne part pas.
Alors que faire quand on a de la preuve évidente de sexualisme, visible même à la lumière noire ?
On confie l'affaire à des experts.

Mais pas le monsieur en bas de chez toi, qui finit par te connaître, rapport au nombre de mégots balancés devant sa vitrine depuis le 4e étage.
Ni le type qui tient boutique près du bureau, il pourrait y voir un lien de cause à effet. (notons que ces gens là s'ennuient forcément dans leur quotidien et passent leurs journées à imaginer l'origine des taches qu'ils font disparaître).
Les combines, tata Cervoise les connaît, pour avoir eu une longue relation avec du masculin en union libre (ce qui signifie "pas libre du tout", cette arnaque linguistique).
Les affaires de nudité se négociaient beaucoup dans le hall de l'immeuble d'alors, ou bien dans les escaliers (pratiques quand on a du dénivelé niveau tailles).
Autant c'est rigolo de faire ça à moitié vêtus, autant c'est marquant d'un point de vue textile (et je ne vous parle pas des crampes).
Vous avez déjà mangé un gâteau à la crème sans en avoir sur le bout du nez ou sur les doigts ?
Là, c'est pareil.
Si on est en métro, on prend un pressing à la station précédente. En voiture, on choisit celui qui est dans une zone que l'on ne revisitera pas (plus jamais la Butte aux Cailles, pour moi). A pied, débrouillez-vous.
Si jamais l'on vous demande "quéssecé la tache ?", dites "du yaourt". N'hésitez pas à y ajouter une pointe d'accent bulgare, si votre crédibilité vacille.

En aucun cas de la peinture, sinon vous pouvez dire adieu à votre frusque. L'esprit blanc n'aime pas la fibre.
Un jour, j'y ai porté une housse de coussin. Noire, c'était plus drôle (je finis par soupçonner l'homme de l'avoir fait exprès).
J'ai admis que je mangeais salement mes Danone.
Ça fait un peu mal à l'orgueil, mais on oublie vite.
Le problème, c'est qu'à force de s'éparpiller chez les nettoyeurs assermentés, je n'ai plus de nettoyeur pour les non-hontes, enfin, j'ai plus d'adresse stable quoi.
La Laden est généralement efficace, même si elle fait plus que 2 tours.
(ha ha ha ha)
Du coup, je ne sais plus où porter mon pantalon où j'ai fait une tâche débile et indélébile d'huile d'olive qu'Ariel ne sait pas enlever.
Une adresse dans le 15e/16e parisien ?
00:05 Publié dans Pas facile d'être une fille | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : tache, semence, pressing, honte, yaourt, michel denisot nu, enlever du sperme, technique
01.04.2009
C'est le printemps
Et j'aime pas ça.
Le soleil, c'est cool.
Les terrasses des restos, c'est cool.
La nature en éveil, c'est pas cool.

Plus exactement, les spermatozoïdes végétaux sont horribles. Tu ne situes pas ? C'est du pollen que je cause.
Parce que ce que tu crois être une simple poussière est en fait l'équivalent du jus d'homme pour les arbres.
Ah ça sourit moins dans les rangs des amateurs de bancs du Parc Monceau, hein ?
Moi, comme beaucoup malheureusement, je suis allergique à la semence des arbres. Je dis malheureusement pour vous faire croire que je suis humaine et empathique, alors qu'en fait, je suis bien contente que ce soit un mal diffus et reconnu, autrement la vie serait trop injuste.
Je vous passe allègrement les détails des miasmes qui s'installent dans les voies respiratoires, la gorge et les yeux si jamais ils ne sont pas protégés par des verres fumés Versace...
Mais surtout, c'est pénible au niveau de la cohabitation avec ces foutus zozoïdes.

Afin que me compreniez tous bien, je vous demande de bien vouloir faire ce test :
Essaie donc de :
Boire en gardant les yeux ouverts
Tousser en gardant les yeux ouverts
Péter en gardant les yeux ouverts
Mettre du mascara en gardant les yeux ouverts (pour les hommes : faites comme si)
Eternuer en gardant les yeux ouverts
Résultat ?
Tu peux tout faire sauf la dernière proposition.
Physiologiquement, il est impossible de faire atchoo sans fermer les yeux. Une histoire de canaux larcimo-chiants.
Or, lorsque le petit soldat spermatique du bouleau (par exemple) vient chatouiller mon intérieur nasal, le ministère de la défense sonne l'attaque à l'AK-47.
Il n'y a pas un atchoum que je loupe.

En en alignant une dizaine dans ma voiture, je vous assure que le feu n'a pas intéret à passer au rouge en pleine rafale, parce que ce n'est vraiment pas le moment.
Les lois de la république sont bien faibles en temps de guerre, n'est ce pas ?
Coté sonorisation, la gamme est modulable. De l'étouffé qui rattrappe son volume moindre en décibels par une ouverture des vannes glairicales, du sonore qui blesse le fond de la gorge comme si les os des poumons remontaient aussi (je vous assure que dans ces cas là, les poumons ont des os en vrai).
Mais aussi de l'artistique qui plait aux collègues (tchiiiiiiiiiiou) (tchhhhhhhhhouuuuuuu), du dangereux qui crée une impulsion au niveau du trapèze dorsal et projette l'ensemble tête-cou vers l'avant au risque de faire apparaitre une vulgaire bosse sur le front (en cas d'environnement non propice à l'épandage allergique - cas fréquent)
Pas glop.

Il y a d'autres gens le même cas ??
00:05 Publié dans Pas facile d'être une fille | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : spermatozoide, pollen, atchoum, nez, honte, mitraillette humaine, morve nue
26.02.2009
Oui, je le fais...
Attentive Plèbe,
J'ai une manie dont il faut que je vous parle aujourd'hui.
Bonjour, je m'appelle Petite Cervoise
Bonjour Petite Cervoise !
Dès que je m'installe derrière le volant de ma voiture, je me mets à chanter, c'est plus fort que moi.
booooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooh
J'ai mes chansons favorites, des tubes, des vieilleries, des chansons juste pour chanter très très fort.
oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooh
Bon, ça va, si vous m'interrompez tout le temps avec vos exclamations, on ne va pas s'en sortir, non plus !
je ne suis pas toute seule dans ma tête ? comment ça ?
Donc, dès que je monte dans ma rutilante voiture (qui s'appelle Carolina de la Peugeot car elle est noble), je chante soir et matin, au bon gré de l'autoradio.
J'ai bien un I-Trip, mais Carolina n'a plus la radio, elle ne bouffe que du CéDé.
Ne me demande pas pourquoi, elle doit faire des caprices aristocratiques.

Alors j'ai ma compil': Sonny & Cher, of course, Amy Winehouse, des chanteurs italiens, des chanteurs caribéens et tout le toutim.
Savamment mixée par mes petits doigts au goût de knaki.
Les embouteillages passent drôlement plus vite, quand on beugle chante, surtout en yaourt song, quand on invente des mots en anglais et qu'on trouve que ça sonne sacrément bien.
Genre : Yorjoune
Yorjoune, ça c'est un joli mot.
Tout le monde voudrait une Yorjoune.
On tient un concept, les petits...

Les péquenots qui galèrent à ma droite (vu que je campe sur la file de gauche, invariablement) rient parfois. Rient de moi.
Au début de ma carrière automobilistique, j'avais honte. Je prenais mon kit mains-libres en tenant bien le fil du micro en main pour faire croire que je parlais à quelqu'un au téléphone.
On est bien d'accord que cette feinte n'est d'aucune utilité et complètement ridicule.
Moi je ne l'ai compris que je jour où j'ai accidentellement appellé ma mère et qu'elle m'a emmenée chez un docteur.
Depuis, ranafout', je chante, je danse et tant pis pour les autres.
De toute façons, le volume des enceintes couvre le son catastrophique de ma voix.
Ca marche jusqu'au moment où je passe dans une ornière ou un nid de poule.
Là où le CD saute.
Là où je m'entends, accablée par la résonnance.
Ca dure 3 secondes.
Les 3 secondes les plus longues de ma vie ; 3 secondes intégrales de honte et de ridicule.

J'en conclus que je me sens ridicule par rapport à moi-même et mon égo et non par rapport à la vision d'autrui, donc je suis une égocentrique narcissique ?
Nan.
J'en conclus qu'il faut que je fasse réparer la radio pour pourvoir brancher l'Ipod afin que je ne m'entende plus chanter.
Suis-je la seule à prendre le périph' pour le Zenith ?
Prochainement, le témoignage de Carolina, ma voiture, qui cherche à noyer son désespoir dans du Sans Plomb 95 (on l'appelle Sue Ellen, au parking de ma boite)
00:05 Publié dans Pas facile d'être une fille | Lien permanent | Commentaires (155) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : voiture, chanter, mick jagger, honte, peugeot, vulves, minou lisse
28.03.2008
Hillary, my homegirl (VS Obama)
Meme si je n'ai que 3 lecteurs, je sais que j'irai au bout de mon rève américain.
Gloire viendra à moi
Je ne vais pas te parler de la campagne US, mais reste quand même (j'en parle un peu dans un note, un peu plus bas).
Je m’en vais te parler un peu de mon amie Hillary.
Elle s’appelle pas vraiment Hillary, je lui octroie ce pseudo because que je trouve qu’elle ressemble beaucoup à Hillary Duff. Et elle est très capable de m’étrangler pour dire ça.
Mais c’est la vérité ma chérie !! Tu lui ressemble, sauf que tes seins sont beaucoup plus gros, forcément. T’es jolie, alors assume maint’nant.

Hein qu'elle est jolie ?
Hillary, faut pas la faire chier.
Hillary, quand elle s’énerve, elle parle tellement qu’elle te fait mal à la tete.
Hillary, t’as bien compris qu’il vaut mieux éviter de l’énerver.
Un jour, la grosse honte qu’elle nous a foutu…
Nous étions en voiture, Hillary au volant, Samantha à la place du mort, et la Petite Cervoise (ça c’est moi) derrière.
Un jeudi soir, nous roulons dans le triangle d’or du 8e, à la recherche vaine et désespérée d’une place de parking.

C'est ça le triangle d'or. Un quartier, quoi. Pas une nouvelle technique d'épilation du maillot
Et qu’il y a du monde devant et derrière et que ça klaxonne nord-sud-est-ouest. On arrive à tourner un tout petit peu sur une rue sise sur notre gauche, et ça rebloque.
Et que ça clope dur à l’avant pour maintenir son calme.
Ben Lucky Strike, c’est du popo pour anesthésier le nerf de la guerre d’Hillary…
Voila qu’une connasse blonde derrière nous klaxonne furieusement en rougissant de colère.
Hillary, elle a fait preuve de diplomatie. Elle dit à Samantha « tu peux ouvrir la f’net’, s’il te plait ? », note qu’elle est courtoise.
Elle passe presque par la fenêtre et elle crie « QUOI ? QU'EST CE QUE T'AS, TOI? TU VOIS BIEN QUE C'EST BLOQUÉ GROSSE PUTE !!!!!! »
Samantha et moi, on s’est un peu cachées, surtout moi qui était à l’arrière. Enfin, cachées en rigolant.
Le truc blond a bougé ses lèvres dans sa voiture, mais elle avait pas ouvert la fenetre. Par contre, elle a du très bien entendre Hillary, because que toute la rue a pu en profiter…
Hillary, elle en avait pas assez, elle a rajouté « T'AS UN TRUC À DIRE ?? BEN VIENS, CONNASSE !! »
La blonde, elle s’est immobilisé à son volant. Là, les dieux du trafic ont du se pencher sur le 8e arrondissement, et les voitures ont un peu avancé.
Blondinette a donc démarré, et au passage, elle fait ce truc dégueu : elle met son majeur dans la bouche, puis elle le braque sur nous ! (enfin, sur Hillary, hein)
Mais t’imagine le déchet ?

Hillary voulait sortir et lui dire sa façon de penser en tapant sur son auto avec son sac et MES stilettos.
Je suis sortie de ma cachette, j’ai arreté de rire et j’ai dit " PAS QUESTION !!
Et en plus on va etre en retard et tu vas abimer tes ongles ! "
Mes arguments ont eu raison de son ire.
Du coup, nous avons passé une excellente soirée, je ne me souviens plus où, mais c’était bien.
Et nous nous sommes garées dans le parking atrocement cher de la rue Pierre Charron.
Et nous avons failli rester bloquées dans l’ascenseur du parking.
Scandale, vu le prix du ticket…
Tu vois que finalement, y a du rapport avec Mrs Clinton. Elle aussi elle pete les plombs. et chui sure qu'elle a fait pareil dans sa jeunesse.
Et maybe que ma copine, elle sera présidente un jour !
14:15 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Hillary, Clinton, US, Obama, voiture, colere, honte










