22.07.2008
Audrey visite la Pagode - 5e partie
Plèbe,
Pour ceux qui n'auraient pas suivi, les épisodes précédents se touvent ici, là, pis là, oh et tiens ici aussi.
Avant de vous raconter les derniers avancements du coté de ma copine Audrey (qui devient un peu votre copine à vous, je l'ai bien senti), je me dois de faire une parenthèse sur son ex.
Celui qui a une pagode.

Un lecteur attentif avait levé la main et m'avait posé la question "qu'est ce que c'est la pagode dans ce contexte ?"
Il est vrai qu'ici on a un langage imagé. Aussi, je comprends que ce terme puisse laisser perplexes ceux qui n'ont pas été confrontés à des spécimens divers et variés en termes d'architecture.
Pour rappel, basiquement, il y a la hutte, la tente, le lambris, la poutre et la poutre de Bamako.
Vous situez l'échelle de tailles ?

Bien.
Ensuite, on peut retrouver des outsiders du zizi, parmi lesquels il y a la pagode.
En gros (enfin non, et c'est bien là le souci), c'est de l'édifice long et fin.
Surtout au sommet.
Là où il serait préférable d'avoir une parabole sur le toit.
Bref, avec Mr Pagode, Audrey n'était pas épanouie sexuellement.
Surtout que Mr Pagode n'est pas ce qu'on appelle un bavard.
Dans le tiroir de sa commode, il doit avoir 5 ou 6 médailles gagnées au Roi du Silence.
Car il n'est même pas bavard de la respiration, même au moment du sprint final.
Un ascete (sont nos amis il faut les aimer aussi non c'était hier, ça), en quelque sorte.
Enfin, ce n'était pas pratique pour Audrey car elle devait se retourner régulièrement pour vérifier qu'il n'était pas mort et toujours occupé à faire la chose.
Elle a vécu 4 ans de torticolis à cause de lui, je vous signale.
Et qui dit relation longue, dit qu'il arrive au moins une fois une panne.
Normal, c'est la vie.
Sauf quand la panne devient quotidienne.
Que le quotidien dure un bon mois.
Que le bois bandé ne marche pas.
Audrey m'a confié alors qu'elle avait des doutes sur l'orientation sexuelle de Mr Pagode.
Elle n'était pas sûre qu'il soit du même coté du navire qu'elle.
C'est à cause du groupe O-zone qu'elle a eu la puce à l'oreille.
Les Roumains qui chantaient Nou ma nou ma yé sur l'aile d'un avion,
Et que les mendiants du métro ont repris pendant un an après, sur la ligne 6.

Mr Pagode semblait apprécier ce morceau,
Jusqu'au point de danser dessus, dans la chambre d'Audrey.
Debout sur son lit,
Nu,
La pagode cachée entre les cuisses.
Ça lui faisait une plaine de Mongolie entre les guibolles.
Audrey, elle tolère les sushis mais elle n'est pas branchée géographie asiatique.
Un jour, en passant chez lui à l'improviste, elle l'a surpris en slip avec un de ses potes.

"Salut moi je suis le slip-Cheval, et toi ?" "Moi je suis le slip-Souris, ça baigne?"
Il étaient tout transpirants.
Parce qu'ils avaient été à la muscu, avait dit Mr Pagode.
Audrey, qui croit très fort au pouvoir des mots, a dit "dans muscu, il y a cul. Tu crois qu'ils l'ont fait ?"
Je n'ai pas pu lui répondre, car j'avais piscine, j'allais être en retard.
Mais ce soir là, elle n'a pas pu rester avec Mr Pagode, car le mec en slip dormait sur le canapé.
C'est pourquoi elle a eu des soupçons.
Qui sont tombés à l'eau quand elle a découvert qu'il faisait partager l'architecture asiatique à ses copines.
D'où disputes, ruptures, pleurs, cris.
Et refuge peu après vers Hugo et sa hutte.
Et le tube d'Aquafresh.

Maintenant que ces éclaircissements sont faits, que vous comprenez mieux ce par quoi est passée Audrey, nous pourrons reprendre le récit de son actualité.
Au prochain épisode.
Faut pas déconner, vous croyez que j'ai le temps d'écrire des billets encore plus longs ?
Le sommeil que j'ai au bureau n'est pas assez réparateur pour que je puisse récupérer de mon week end...
j'en veux pour preuve la blague très nulle que j'ai sortie à un collègue venu me demander de mettre un tampon sur un contrat.
je lui ai dit "flux normal ou abondant?"
je me suis pris un bide, mais je l'ai mérité, non ?
00:15 Publié dans Vrac | Lien permanent | Commentaires (48) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : hutte, guitoune, lambris, poutre, poutre de bamako, pagode, architecture humaine
08.07.2008
Audrey, future cadre dans le BTP - 4e partie
Chers lecteurs, Chères lectrices,
Chers Googeulnautes tarés,
Chers fétichistes,
Enfin, vous tous quoi.
Je viens de dîner avec votre fil rouge de la semaine dernière, Audrey Van Der Pastis.
Si vous n'avez pas suivi, il y a cours de rattrapage là, pis ici, et encore là.
Nous étions restés au point que son nouveau mec, Hugo, a une hutte et non un building dans le pantalon, et que cette hutte présente un gros défaut de solidité.

La chose ayant mobilisé l'élite de la blogosphèrie (vous, je sais je flatte), je me suis empressée d'aller aux nouvelles.
Il faut savoir que toute personne normalement constituée aurait jeté l'éponge depuis fort longtemps, au vu des aptitudes physiques du monsieur...
Mais pas Audrey.
Comme quoi, ce type n'a rien pour lui, sauf une fille canon qui lui court après et reste malgré son souci architectural.
La semaine dernière, il y a eu le diner-d'avant-les-vacancesau boulot d'Audrey et Hugolin. (c'est un peu une boite de beaufs, ça arrive à des gens très bien)
Put the blame on the asperges, si tu veux, mais Audrey n'en pouvait plus.
C'était devenu presque un défi.
Elle l'a relevé.
Pardon, dans tous les sens, même le plus physique.
Cette fois ci, ils ont abandonné la Fuego pour l'hotel de proche province.
Propre, quand même.
Et il s'est trouvé que les complexes de l'asticot s'étaient évanouis.
Qu'il se baladait à poil, la hutte à l'air.
Audrey pensait être sur la bonne voie, car elle avait réussi à ériger les murs.
Elle doit avoir des mains de maçon, ma copine.
Elle pourrait être portouguaich' mais non, elle vient de la Réunion.
Mais au moment oú on passe à la suite, la hutte a eu le syndrome de Cendrillon.
La revoici aussi ferme qu'un pudding.
"Mais je comprends pas, ça va bien jusqu'à ce que tu viennes dessus"
Applaudissons tous la délicatesse d'Hugo.

99% des filles normales auraient repris leur truelle, pelle, bétonnière et seraient reparties vers d'autres chantiers en construction.
Audrey, c'est le 1% qui reste.
Faut jamais qu'elle fasse comme les autres, celle là.
Alors, je ne vais pas vous dire la ruse qu'elle a trouvé, google images peut très bien le faire pour moi :

Ça gamberge à bâbord,
Ça gamberge à tribord,
Ça t'a tué ta pause café car tu essaies de t'imager la scène dans ton cerveau dégueulasse.
Ça te perturbe que ça puisse peut être arriver des fois à ton collègue d'en-face.
Mais tu m'aimes toujours, hein ?
Dans le fond, c'était comme un truc normal... mais pas normal.
Hugo est allé au bout de lui même,
Audrey est allée à la moitié d'elle même, mais vu le matériel de base, on retiendra que c'est pas si mal.
Et apparemment, hormis ce souci immobilier, le reste, il sait faire.
C'est ce qui a fait qu'elle est restée, aussi.
Tu en conclus ce que tu veux.
Maintenant, Hugolin doit rompre avec la Hugoline officielle.
Qui est une matrone qui ne veut pas le laisser partir, malgré que leur couple battait de l'aile depuis un sacré moment...
Alors Audrey a un peu le blues.
Elle m'a demandé de l'emmener dans un endroit où qu'elle pourrait croiser des buildings, juste pour se souvenir de quoi ça a l'air.
Rapport que son ex, il était plutôt du style Pagode.

Affiné.
Affûté.
A fauté avec une de ses copines.
En plus.
Donc, je dois maintenant me creuser la tête pour l'accompagner dans un musée d'architecture lourde, où elle pourra admirer des bâtisses robustes.
Si vous avez une idée sur l'origine du problème d'Hugolin, je suis toute ouïe.
Et transmettrai tout à Audrey.
Merci, plèbe.
00:05 Publié dans Vrac | Lien permanent | Commentaires (31) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : problemes d'erection, depannage sexuel, sexe ramolli, architecture du monde, pagode, hutte, solidité d'un édifice









