24.10.2008

Caraïbie pour les nuls…

Today c'est le vieux Nakito qui te cause. Celui qui dit Levrette et Wesh! 

 

La

 

 

 

Salut à toi, la Plèbe !

 

Oui, encore le fameux Branding, le petit truc qui fait qu'on sait tout de suite qu'on est chez Cervoise et pas chez "Modes & Travaux : même les filles en tweed ont une âme". En tout cas, moi, quand j'écris chez Cervoise, c'est comme quand je vois Fernande, je brande, je brande... 

 

Pour toi, lecteur, "Plèbe" était une condition sociale à laquelle tu avais fini par t'habituer. Mais "Plèbe abandonnée", c'est vraiment trop dur, ça donne un côté fin du monde comme dirait un geek avec une connexion à 56 Ko.

 

Depuis des jours, tu tournes en rond autour de ton ordinateur en faisant des incantations de sorcier sioux (car tu connais les gestes, tu as déjà vu le chef indien des Village People), tu as déjà appelé 12 fois la hot-line de ta boîte sous prétexte qu’Internet ne fonctionne pas et tout ça pourquoi ?

Parce que tu n'as pas ta dose de bonne humeur cervoisesque quotidienne. Tu es en manque, comme un junky sans came, comme Sarkozy sans journaliste, comme la ménagère de moins de cinquante sans TF1, comme la ménagère de plus de cinquante ans sans bas de contentions, comme Connasseee sans boutique de chaussures.

 

En effet, Petite Cervoise, lassée quelques temps d'être la mère Theresa du calembour blogosphérique, est parti refaire le plein d'énergie (et de rhum) dans sa Caraïbie.

 

Mais c'est quoi, la Caraïbie, au fait ?

Est-ce un pays imaginaire ou toutes les filles sont fabuleuses avec le minou lisse ?

 

Et bien sache, lecteur, que la Caraïbie, ça existe vraiment.

 

Quand tu viens d'en haut, la Caraïbie, c'est juste après le Cancer.

Non, ce n'est pas la salle de trépanation ni d'autopsie, je parle du tropique du Cancer.

Conclusion, en Caraïbie, il fait beau. Et chaud. Et ça tombe bien parce que Cervoise, elle a envie de prendre le soleil et de bronzer. Elle n'a pas envie de ressembler à une irlandaise ou une Inuit, aussi blanche que le nœud d'un torchon dans une pub pour Ariel liquide.... Oui, blanche comme un nœud, ça ne la botte pas trop. 

 

D’ailleurs, Petite Cervoise, elle est très bien équipée pour affronter le soleil :

(Toi au fond, qui a  dit « elle est très bien équipée tout court »  … Viens chercher un bon point)

 

 

 

 

Nous disions donc que la Caraïbie est une île ou il fait beau et chaud. Les agriculteurs locaux ont donc opté pour des cultures typiques de ce climat et planté des hectares entiers d’arbre à Mojitos. C’est un fruit très pratique le Mojito : Il est accroche à l’arbre par une branche appelée « paille », ça se cueille à n’importe quelle saison, à n’importe quelle heure et ça se consomme nature, avec les pépins appelés « glaçons ». Et pour la santé, il faut bien 5 fruits et légumes par jour, non ?

 

 

En Caraïbie, il y a une autre religion : c’est la salsa.

Je parle là de la danse salsa, celle qui te fait une silhouette de rêve et non pas la sauce salsa, qui te donne l’air d’une Barbapapa.

 

La salsa c’est une danse de couple. C’est « moui caliente » comme dit le touriste qui a révisé les « phrases utiles » dans le routard durant le vol. Tu tiens ta partenaire, tu fais des grand moulinets avec les bras pour brasser l’air (car je rappelle qu’il fait chaud) et dans le même temps, tu fait des petits pas vers l’avant puis vers l’arrière. Et inversement. J’avance, tu recules, tu avances, je recule… comment vois-tu, comment vois-tu qu’suis une enclume ? Tu peux aussi faire des figures, du style « tiens, passe sous mon aisselle suintante » ou « tiens, fait moi une clé de bras » mais la plupart du temps, les deux danseurs sont face et face. C’est donc « caliente » mais beaucoup plus franc que la soca-dance.

 

Et donc pendant qu’on se gèle les meules par chez nous devant une rediffusion du téléshopping avec Pierre Bellemare, notre Petite Cervoise passe ses soirées à onduler comme une fougère gracile dans la bise du matin, au rythme de la salsa, de la timba ou du reggaeton. Le tout sous perfusion de mojitos et bien sur aux bras de quelques sosies de Javier Bardem.

 

Et nous on attend, mais on survivra à cette attente… Oui, Cervoise, dans l’hiver et le vent, dans le froid des maisons, dans les sables émouvants où j’écrirai ton nom, dans la fièvre et le sang, dans les murs des prisons, je te survivrai…

 

En attendant, laissons Cervoise à sa plage de sable blanc, à ses cocotiers, à son bikini indécent à rendre priapique un service entier de gériatrie, laissons-la se noyer de soleil puis se rafraichir en embrassant l’onde chargée d’écume.

Laissons-la plonger vers les massifs coralliens et découvrir son bonheur…

 

 

Présentation1.jpg

 

Anémone de mer de confession juive, manifestement

 

 

 

 

Sur ce, je nous souhaite bon courage pour garder le moral jusqu’à son retour.

Je sais que ce sera dur, mais il faut garder la foi en la Cervoise, comme on ne dira jamais aux Alcooliques Anonymes.

 

Et à Cervoise, souhaitons-lui d’excellentes vacances en espérant que les petits frères de Ike ou Katrina ne soient pas de la partie et qu’elle échappe aux ouragans avec leurs vents à décorner les bœufs et leurs rafales à défriser une foufoune africaine.

D’où le minou lisse.

CQFD.

(et je retombe sur mes pieds, ouf !)

 

 

 

 

Nakito,

le roi des faux-culs puisqu’en ce moment même, il est lui aussi

entre les cocotiers et les vahinés un vieux rhum à la main.

 

 

 

 

 

 

 

 

La