05.05.2009

Juste Veronica

J'étais actrice.

J'étais surtout belle, avant d'être actrice, mais o tempora o mores et cela suffisait bien alors.

J'étais ambitieuse et j'avais une intelligence arriviste, comme l'ont souvent les jeunes filles qui rèvent d'Hollywood pour les fastes et non la réalité.

J'étais fière de moi quand j'ai trouvé le moyen de séduire un homme d'affaires important et au futur prometteur. Il avait le charisme, la fougue et la folie. Il me faisait rèver, j'étais sa Bonnie et j'aurais suivi mon Clyde jusqu'au bout du monde.

J'étais déjà enceinte alors qu'il n'avait pas encore divorcé. Mais je l'avais pour moi.

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J'ai eu un premier enfant de lui. J'étais sa reine. Mais pas sa première reine. Ces regards de tendresse, il les avait déjà eu avec une autre. Mais ceux qu'il me réservait devaient certainement être cent fois plus beaux.


J'étais un peu inquiète à l'idée d'avoir basculé dans le rôle de la maman, délaissant inexorablement celui de la putain. Et je leur en voulais, à toutes ces putains, de représenter ce que je n'étais peut être plus aux yeux de mon homme. Je les jalousais, moi qui avais pourtant réussi là où elles ne peuvent que rèver de passer 5 minutes de leur vie, la chambre nuptiale.

J'étais leur modèle, mais je les enviais, était-ce parce que j'avais eu tout ce que je voulais ?

Après tout, il l'avait laissée, la mère de ses deux enfants, pour moi.

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Malheureusement, je n'étais pas la seule belle jeune femme dans la penne-insule et je voyais ces autres nymphes louvoyer à ses côtés.

Je les voyais d'autant plus que j'étais comme elles, que je ne suis que le résultat de leur plan abouti.


J'ai ensuite eu un deuxième enfant, une autre fille. Décidemment, mon homme ne faisait qu'attirer les femmes. Même pour sa progéniture.

Pouponner occupait aussi mon esprit. Je me persuadais que les seules femmes de sa vie étaient sous notre toit, tout en sachant qu'il y aurait toujours dans nos vies son précédent mariage et ses enfants.

Le passé ne m'appartenant pas, j'en ai fait abstraction pour me concentrer sur un présent tumultueux et un avenir qui m'effrayait un peu.

Ces filles étaient toujours plus belles, leurs poitrines toujours plus arrogantes, leurs cheveux et leurs vêtements n'avaient rien à envier à ces actrices américaines qui ne vivent que sur papier glacé.

Ces filles étaient réelles. Et dans sa vie. Dans la mienne aussi, forcément.

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J'avais beau avoir vingt ans de moins que lui, et toujours aussi bien le représenter en me tenant à son bras, deux maternités m'avaient retiré une certaine fraîcheur.

Il me fallait plus. Je ne devais pas relâcher l'attention que je portais à mon couple depuis toujours.

Nous avons un un troisième enfant, un garçon.

J'avais de quoi l'occuper... et de quoi m'assurer de sa présence à nos côtés. Je ne m'inquiétais que peu de ses relations extra conjugales, j'étais occupée et lui pardonnais car je n'étais pas au mieux de ma beauté, il faut dire.


Nous nous sommes mariés. Nous nous sommes convaincus qu'il le fallait. Moi, j'ai un point de vue très moderne là dessus, un peu épuré de son sens sacré, car je bénéficiais du fruit d'un mariage terminé.

Et le temps est passé.

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Sur mon visage j'ai gommé les années grâce à un bon docteur, qui a aussi aidé mon époux à rester jeune et séduisant.

On s'est dit qu'on le faisait chacun pour l'autre, comme une preuve de notre amour réciproque. Car il s'agit bien d'amour. On ne reste pas 20 ans mariée à un homme sans l'aimer.

20 ans, pourquoi ?

 

Parce que j'ai décidé de le quitter.

Notre vie devenue trop publique, ses infidélités aussi pathétiques que transparentes pour tout notre pays. Mon nom raillé, les caricatures, les cornes, l'humiliation, la tristesse et son indifférence.

Il avait besoin de séduire, pas de moi. Je ne pouvais plus lutter contre une jeunesse et une beauté que je ne rattraperai jamais. Je n'avais plus envie de lutter non plus.

J'ai demandé le divorce.

Publiquement.

Ma tentative pour racheter mon honneur.

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03.02.2009

Tu joues à quoi ?

Les gens, il faut se rendre à l'évidence.

 


L'on parle tous de mondialisation, de disparition des frontières, mais qu'en est-il des cultures ?

Elles restent.



Et on a beau être une éternelle étrangère (comme moua), quand on a du sang italien, on ne peut jamais s'en défaire.

La réflexion m'est venue l'aut'matin, quand en allant acheter des surimis, j'ai été happée par le jouet photographié ci-dessous :

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Oui, tu as bien vu, le kit-petite fille pour faire le ménach' "COMME MAMAN".

Réaction #1 (la snob) : d'abord c'était la Madame Raquel qui faisait la propreté. Le kit "comme maman" pour moi, ce serait vernis à z'ongles + verre en cristal de Baccarat rempli de Cognac.

Réaction #2 (l'outrée) : mais tu crois que quand on est p'tite fille on a envie de devenir pareilles que notre génitrice ?

Réaction #3 (la vraie) : la vache, j'en ai eu deux au Noël 1989...




Quel rapport avec l'Italie ? le rapport se trouve dans le rôle de la femme dans la maisonnée (bruyante)...

Moi, l'on m'a toujours installée dans la cuisine "pour regarder comment on fait".

Le point positif est que je cuisine très bien aujourd'hui et peux donc prétendre épouser Michel Denisot sur le champ.

 

 

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Mais c'est depuis le plus jeune âge que l'on est conditionnées. A nous les jeux d'identification à la bobonne :

- caissière,

- cuisinière,

- maman d'un gnome qui fait que mouiller sa couche (bel entrainement),

- repasseuse (oui, j'avais un fer factice, où l'on pouvait mettre de l'eau dedans. un jour, j'y ai versé du coca, j'ai su alors que je n'étais pas faite pour ça.)

- couturière (ma première mini-machine à coud' : 1989. quand mes parents ont compris que mes petites mains pouvaient être utiles pour repriser les petits boutons et qu'en plus, ça m'occuperait).




Moi, je n'ai jamais eu le kit de docteur, le kit de vétérinaire, la malette de scientifique, le jeu de poulies à assembler ; comme les petits garçons de mon âge ou comme les petites filles normales non-italiennes de mon âges.

L'on m'a conditionnée culturellement.

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bon, ce kit de docteur, je l'ai finalement eu pour mes 22 ans...
Mais pas grâce à mes parents.



Alors quand j'allais chez mes petits copains français, j'étais comme Jacques Cartier devant un Labrador : avec des étoiles plein les pupilles.

Mais je trouvais ça normal.


En grandissant, quand mes cousins me mettaient à l'écart pour jouer aux cartes (pratique obligatoire dans le sud de la Penne-insule), j'étais vexée comme un pou.

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Pat, mon cousin.


Parce que je ne comprenais pas pourquoi je ne pouvais pas m'amuser avec eux.

Parce que je n'avais jamais pris conscience de la différence fille / garçon (à part que les garçons ont un petit robinet et les filles ont un petit chat)...


Aujourd'hui, quand je vais en Sicile, chez moi, l'on me désigne toujours la cuisine comme lieu de villégiature.

Mais le fait de vivre à l'étranger, étrangement, a presque fait de moi un homme.

Les mâles de la tribu m'acceptent parmi eux.

 

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I should be so lucky... lucky lucky...



J'ai le droit de les regarder jouer aux cartes, et même de participer au jeu, parfois.

Ca fait peur, en 2009 ?

Je sais.

 


Mais tu les changes comment, les mentalités ancestrales ?

Et surtout, a-t-on réellement envie de les changer ?

(en tout cas, si c'est pour aller arracher des troncs dans la forêt, moi je reste conservatrice)

 

 

05.01.2009

Appelez moi Bernard Kouchner

Bon, vous êtes revenus ?

Je vais finir par croire que vous êtes tous des collégiens, à force de vous voir disparaître à chaque coup de vacances du calendrier républicain.

Amertume ? nan, ça m'a fait très très plaisir de travailler dans ma bouate déserte, à mon étage désert.

 

Oui, plaisir, car les quelques esclaves salariés qui ont été présents ont ramené leurs gnomes. Et j'ai eu de beaux dessins, du coup.

Et des chocolats, de la part des papas des gnomes.

(dont un papa très joli)

(le gnome a-t-il demandé une belle-mère italo-caribéenne au Père Nowel ?)

(faites que oui, faites que oui, faites que oui)

 

Du coup, j'ai fait semblant d'aimer Noel, cette année.

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Je n'ai pas des gènes de Grinch, mais les fêtes de fin d'année, c'est pas mon truc. Je fais la fête tout au long de l'année, et sous ces latitudes, le mois de décembre c'est plutôt le moment où j'ai envie de lever le pied sur les fanfaronnades nocturnes pour macérer sous ma couette.

Et puis c'est aussi le moment où le poids de la famille ritaloche se fait sentir.

Bénie soit mon étrangèritude, mais parfois j'aimerais être originaire du Poitou, ce serait plus reposant.

 

Ça se frotte les mains chez Telecom Italia, mais ça tremble chez Cervoise.

Et pendant 10 jours, je n'entends que "Ciaooo! Auguri ! Auguri !". en boucle. in boucletta.

 

Le souci de l'Italie Sudiste, c'est la tradition des prénoms. T'appelles pas ton fils comme que t'as envie, chez nous.

C'qui est positif, c'est qu'il n'y a pas beaucoup de Dylan ni de Kevin en Sicile.

C'qui est négatif, c'est que tout le monde s'appelle Enzo, Tonino, Roberto.

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Parce qu'il faut appeler le bambino comme son grand père, ce qui donne des dynasties de Tonino-Enzo-Tonino-Enzo etc...

Alors pour Natale, il faut faire preuve d'une diplomatie affutée quand dans ton Motorola tu entends "Ciao ! sono Enzo !"

Il y a juste 15 Enzo au km carré dans notre bled.

Il y a juste 15 Enzo susceptibles de t'appeler ce jour là.

 

Mais le truc que TU NE DOIS SURTOUT PAS DIRE, c'est "Enzo, lequel ?"

C'est sacrilège. C'est vexation. C'est pire que de couper ses spaghettis.

Il m'arrive parfois de parler 10 minutes à un Enzo, sans savoir qui c'est vraiment.

 

La dernière te-hon ?

Un sms dont je prend connaissance un jour après réception :

"Ciao Petite Cervoise ! je suis à Paris en ce moment, ça te dit qu'on aille prendre un café aujourd'hui ou demain ? Enzo"

Toute contente à l'idée de revoir mon cousin Enzo, je lui réponds :

"Mon coeur ! je ne suis pas à Paris aujourd'hui, tu peux pas rester un jour de plus et on se voit demain ? steuplé steuplé steuplé !! bisous, PC"

oui, avec mes cousins, on s'appelle Mon coeur, Mon amour, Chéri(e)...

 

Pis je réfléchis genre 3 minutes.

J'ai eu 12 Enzo au téléphone, 2 qui m'ont envoyé un mail et 1 qui m'a facebooké ses voeux.

Ca fait 15.

Le compte est bon du côté de la Sicile.

Mais qui c'est ce Enzo à Paris ?

 

...

...

chiotte.

...

...

C'est le numéro 2 de l'Ambassade d'Italie en Caraïbie.

...

...

C'est où le placard de la honte diplomatique ?

Bernard ? Bernard Kouchner ? tu me montres le chemin ?

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J'ai ratrappé le coup avec un SMS rapide m'excusant de la confuse. Il l'a très bien pris. Il sait que je suis un peu barrée. Il m'aime bien pour ça, aussi.

Je peux postuler au Quai d'Orsay après ce Nowel, non ?

 

 

02.12.2008

Un samedi midi chez les étrangers

B'jour les gens,

Samedi midi, ce fut un midi très normal, pour une famille italienne.

J'entends par là que Papa Cervoise était dans le salon, devant Dimanche +, Maman Cervoise était dans la cuisine, en train de parler toute seule, et moi, Petite Cervoise, planquée dans la maison en esperant ne rien faire du tout, parce que c'est le week end.

Mais j'avais oublié que chez les penne-insulaires, la distribution des rôles est très claire : si tu as un utérus, tu vas à la cuisine. Sinon, c'est que tu as de la chance, c'est tout.

 

C'est ainsi que Maman Cervoise est venue me tirer par les petits cheveux de la nuque en disant "Allez zou, tou vas m'aider à prépararé gli gnocchi et les 'scalopes a la milanaise"

J'ai tenté de me débiner "Mais m'man, je dois me faire les sourcils, j'ai pas eu le temps d'aller chez l'esthéticienne"

Elle m'a clouée avec un "ma ton sourcil il sé mangia pas. les gnocchi si, zou, couisine !"

Devant de tels arguments, je n'ai pu que céder.

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Le reste de la scène s'est déroulé dans la langue de Dante, mais pour les besoins bloguesques, je vais la retranscrire en français.

Comme la VF diffère toujours un peu de l'original, je me donnerai un français correct, alors que ma mère... elle parlera juste comme ma mère quand elle tente de parler français.

(je suis super mauvaise, car elle parle très bien, malgré son accent)

Maman Cervoise: "Tou écrase les patates, moi yé vais battre la carne"

Moi: "pfffffff"

"Ma qué pfffffff ? tou fais rien ici tou fera comment quando tou sera mariée, hein ?"

"mais je SAIS les faire, les gnocchi !! les escalopes aussi, c'est juste que t'as pas envie d'être toute seule en cuisine"

J'ai adopté la franchise crue avec ma génitrice, depuis que je me suis rendue compte qu'on n'arrivera jamais à s'entendre vraiment...

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c'est ça, gli gnocchi... et ça te porte au paradis très vite

(c'est aussi bon à manger que regarder Michel Denisot pendant 1h)

 


"Qué ??? ma pouisque tou sais faire, perché tou ne prends pas l'iniziative ? tou attends touyours que ce soit tutto pronto !"

"Mais je suggère plein de trucs ! c'est qu'on ne peut pas tenir 10 minutes dans la même pièce sans se crier dessus, alors je ne cuisine pas ici, c'est tout."

"Ma pourquoi tou dis ça ? on se dispoute pas toute la temps !?!"

"euh, ben là on fait quoi ?"

"Ma ON NE SE DISPOUTE PAS, CAZZO* ! "


Je suis habituée à ce que l'on parle fort, mais quand on a la ride d'entre les sourcils (épilés ou non) qui se fend, généralement, c'est qu'on se dispute un peu.

N'ayant pas de ride, personnellement, on peut remarquer que je gueule quand je montre les dents et porte le nez haut. Cette dernière image est un peu difficile à décrire, mais je vous assure que c'est ça.

 

Je voulais me changer les idées en préparant les escalopes (je sais, c'est original et poétique) et j'avise un poêle posé sur une plaque de cuisson.

"T'as mis à chauffer la casserole, mais tu n'as pas mis d'huile dedans ?"

"Metti la toi même l'houile, mamma mia, tou n'es pas capable de faire oune trouc ?"

"MAIS JE T'AI JUSTE DEMANDE POURQUOI TU N'AS PAS MIS L'HUILE, JE SAIS LE FAIRE MOI MEME !!"

"Fais le allora, au lieu de crier!! moi yé fais les gnocchi di patate avec les épinards, yé peux pas tutto faire"

"Tu vois qu'on ne peut pas passer 5 minutes sans se disputer ?"

"Ma c'est toi qui n'es pas facile, avec toi il faudrait touyours parlare de counneries"

"..."

"..."

"Bon, et sinon, dans les feux de l'amour, il s'est passé quoi, cette semaine ?"

"Allora, Crikette s'est aperçoue qué dans la voitura où la Cassie est morta, il y avait oune talon cassé dessous dé la pédale dé freno. [...] Elle va chez Nick Newman a loui demander de récoupérer les vestiti de Cassie de quando elle est morta, ma Nick né veut pas.

Gloria elle est toute boulversata parce qué il y a son ex marito, le papa dé Kevin, qui loui fait dou chantage en disant qu'il dira tutta la verita à John Abbott si Gloria né loui donne pas de l'argent [...] Ma Ashley elle sé doute d'oune trouc, et la Gloria elle nie... ma qu'elle est stoupida car elle dit 'no va bene, je pensais jouste à le papa di Kevin'. De toute façon, yé l'aime pas, celle là.


Après, Brittany a accoutché [...] donc, Nikki a été enlevée par l'amico di Bobby Marcino à cause dou cloub de strip tease. Ma JT et Victor
vont la ritrovare et pouis [...] parce que Baldwin veut ramener le figlio de Lauren à Genoa City, ma [...] et en fait, tou sais, c'est touyours pareil, il ne se passe niente dans Les Feux de l'Amour"

 


Voila pourquoi, malgré les moqueries, je continue d'adorer les Feux de l'Amour, car c'est le seul moyen qu'on ait trouvé, M'man et moi, pour cohabiter dans le même espace pendant plus de 8 minutes...

(la raison n°2 est là : )

 

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Michael Baldwin.
Une fan a même fait un skyblog à sa gloire.
(c'est Eva Longoria, accrochée à lui)

PS : les gnocchi étaient excellents, si vous voulez la recette, contactez moi par mail.


* Cazzo : juron italien dont l'origine se situe entre les jambes des messieurs, équivalent de p****n en français.