04.03.2010
Tu peux aussi lire Apathie
Je ne vais pas m'en excuser, mais vous allez certainement trouver le billet qui suit injuste, dégueulasse et terriblement prétentieux.
Ce à quoi je répondrai que Keith Richards seul me jugera lors de ma mise en bière (ha ha) et que la beauté de l'internet planétaire fait que vous pouvez aller voir du côté du blog de Jean-Michel Apathie, si je vous ennuie.
Donc, je disais, tu vas dire (je dis tu car tu n'es plus qu'un à être resté après cet insipide incipit. Tous les autres font un pogo chez Apathie) que je suis gonflée, mais il se trouve que j'ai un peu les boules.

Lors de mes aventures caribéennes carabinées, j'ai batifolé avec beaucoup de plaisir avec un représentant de ce beau pays qu'est l'Espagne ; terre de paellas et de gros chorizos intelligemment situés (si vous situez le propos).
Pour une fois, et admettons que ces fois sont trop rares, l'alchimie corporelle était au niveau de l'alchimie intellectuelle. C'est à dire qu'après être allés voir si la gardénia était frais, l'on s'est un peu demandé pourquoi avait-on passé tant de temps à être juste amis, comme des cons.
Puis, l'injustice d'un système (qui est certainement mangeur d'enfants) m'a envoyée pousser des brouettes en France ; alors que je n'en avais pas du tout envie.
L'Espagnol, qui est donc bien plus qu'un chorizo savant et rigolo, m'a écrit ce jour là, le jour de mon départ le plus triste, un mail pour me dire merci. Tout simplement.

Quelques mois plus tard, nous nous sommes retrouvés, parce que les cocotiers me manquaient. Mais quand j'ai appelé le bureau pour dire "je reste ici, plus jamais je ne reviens", mon Presque-Chef Sicilien m'a menacée. Comme il est assez grand et très Sicilien, je suis revenue à Paris. Quand on me prend par les sentiments...
Lors de mon dernier voyage à l'île enchantée, je l'ai trouvé dans les bras d'une autre.
Comment lui en vouloir, vraiment.
Mais là.
Non.
Enfin, je veux dire.
On aime pour la personnalité, le caractère, l'intelligence, l'humilité, le romantisme, l'argent, le patronyme, le cul.
Mais cette fille est un peu moche, quand même.
Selon certains, c'est un tromblon.
Moi je ne dis pas, mais je hoche la tête.
Elle est gentille, mais pas la plus intéressante ni la plus fêtarde. (critère qui a son importance aux yeux de la religion unique en Caraïbie : le reggaeton)
Pourquoi elle ?
Pourquoiiiiii ?

Un jour, dans le quartier latino de Mission Dolores à San Francisco, une esthéticienne me racontait que son fiancé venait de la planter pour une fille "pire qu'elle".
Ben je me sens pareil, fiston. Pourtant je connais bien mes nombreux défauts.
Tout pareil.
Alors qu'on ne s'était rien promis (heureusement) et que je n'aurais pas été surprise qu'il s'accoquine avec une jolie mulata ou avec une de mes copines absolument charmantes et intéressantes ou avec des palmiers.
Moralité immorale, nous sommes tout de même retournés voir le gardénia, quelques heures avant mon départ. Malgré la moche.
Hormona mata neurona.

Mais je n'ai été que la femme de quelques heures après avoir été celle du passé. Elle (la gentille mochette) est le présent, et surement l'avenir.
Facile à accepter sur le papier, mais pas dans la réalité.
Jalouse ? non, pas vraiment. Juste envie qu'après moi, parfois, il y ait vraiment le déluge.
Gens, je n'ai plus d'internet dans ma maison, du coup c'est un peu compliqué de bloguer.
Depuis quelques mois, au travail, on m'oblige siciliennement à travailler.
N'importe quoi, hein ?
17:39 Publié dans Poils et Psychologie | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : espagne, viva espana, jean michel apathie, apathie du grand journal, canal +, michel denisot nu, jalousie, moundir l'aventurier de l'amour, pire que moi









