30.09.2009

L'article ohlala : masse turb(in)ation

Les copines, vous allez m'aimer après avoir lu ces lignes.
Les copains, tout pareil et vous possèderez en vous la lumière divine.

 

 


Il faut partir du constat que la cohabitation avec un utérus n'est pas une chose facile.

Il impose aux femmes de jongler entre le calendrier solaire, le calendrier lunaire, le calendrier aztèque (chacun sa religion) et le calendrier utérin (sa race).

Celui-là, il ne distingue pas les journées par rapport à des Saints patrons ou des saisons.

Il est plus démonstratif, disons.

calendrier opheli winter.jpg
hahahahahah



Phase U - Un bouton : ah, j'ai fini d'ovuler

Phase T - Trois gros boutons : oula je ne suis pas enceinte et ça déplait à mon for intérieur

Phase E - Eh oh ! plus de boutons : tiens, je vais avoir mal bientôt

Phase R - Redoutables douleurs spectaculaires au bas-ventre : ah, déjà ? mais j'ai pas envie de mourir

Phase U - Une mare de sang : Maman, je meurs

Phase S - SAMU, zone du bassin meurtrie : ah non maman, c'est juste les rafiafias tu peux décommander la couronne mortuaire


Hier midi, j'étais dans la dernière phase. A l'agonie du décès. Je voulais une péridurale, j'attendais avec le dos rond, couchée sur mon ordinateur. La touche du J plantée dans ma joue gauche.

Je n'exagère pas, non.

J'ai donc décidé de rentrer chez moi, pour prendre un bain, ou me retirer l'utérus ou encore m'injecter du propofol dans l'ovaire gauche.

Il fallait que je fasse quelque chose, quoi.

 

Giovanna-Casotto.jpg



Je me mis naked, dans la douleur.

Je pris une douche, dans la douleur encore.

Une fois sèche, je me suis allongée sur le lit, épuisée par le mal qui me sciait la féminité en deux.

Naked et dans la douleur, toujours.



Amis sados, vous n'arriverez jamais à un tel degré de souffrance.

Les tortures de Kim Jong Il, c'est de la guimauve en comparaison.


Mais naked toutefois, j'ai fermé les yeux et une main droite m'appartenant s'est surprise à effleurer la fameuse zone qui définit le statut de "naked".

effleuré et re-effleuré.



Les pensées se sont perdues et la douleur s'est évanouie.

A la place, la douce sensation déjà connue du plaisir des sens.

Après le gémissement qui dépose les armes, la fatigue s'est faite plus légère.

La douleur m'a laissée pour retourner dans les chansons de Mylène Farmer.

La lumière m'est apparue : J'ai trouvé le moyen de neutraliser l'assassinat mens(tr)uel.


 

pietro aretino sonnets luxurieux.jpg



Alors luttez contre l'enfer cyclique en matant You Porn, Marc Dorcel ou Le Grand Journal (sur moi ça fonctionne, c'est peut être à cause de Michel Denisot).

Levez vous mes soeurs et méditez sur le fait que le plaisir tue la douleur.

La diversion, voilà comment on les aura tous.

 

 

 



Je vous laisse, je sens que ça me refait mal...