04.03.2010

Tu peux aussi lire Apathie


Je ne vais pas m'en excuser, mais vous allez certainement trouver le billet qui suit injuste, dégueulasse et terriblement prétentieux.



Ce à quoi je répondrai que Keith Richards seul me jugera lors de ma mise en bière (ha ha) et que la beauté de l'internet planétaire fait que vous pouvez aller voir du côté du blog de Jean-Michel Apathie, si je vous ennuie.


Donc, je disais, tu vas dire (je dis tu car tu n'es plus qu'un à être resté après cet insipide incipit. Tous les autres font un pogo chez Apathie) que je suis gonflée, mais il se trouve que j'ai un peu les boules.

 

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Lors de mes aventures caribéennes carabinées, j'ai batifolé avec beaucoup de plaisir avec un représentant de ce beau pays qu'est l'Espagne ; terre de paellas et de gros chorizos intelligemment situés (si vous situez le propos).


Pour une fois, et admettons que ces fois sont trop rares, l'alchimie corporelle était au niveau de l'alchimie intellectuelle. C'est à dire qu'après être allés voir si la gardénia était frais, l'on s'est un peu demandé pourquoi avait-on passé tant de temps à être juste amis, comme des cons.

Puis, l'injustice d'un système (qui est certainement mangeur d'enfants) m'a envoyée pousser des brouettes en France ; alors que je n'en avais pas du tout envie.

L'Espagnol, qui est donc bien plus qu'un chorizo savant et rigolo, m'a écrit ce jour là, le jour de mon départ le plus triste, un mail pour me dire merci. Tout simplement.

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viva España...


Quelques mois plus tard, nous nous sommes retrouvés, parce que les cocotiers me manquaient. Mais quand j'ai appelé le bureau pour dire "je reste ici, plus jamais je ne reviens", mon Presque-Chef Sicilien m'a menacée. Comme il est assez grand et très Sicilien, je suis revenue à Paris. Quand on me prend par les sentiments...



Lors de mon dernier voyage à l'île enchantée, je l'ai trouvé dans les bras d'une autre.

Comment lui en vouloir, vraiment.

Mais là.

Non.

Enfin, je veux dire.

On aime pour la personnalité, le caractère, l'intelligence, l'humilité, le romantisme, l'argent, le patronyme, le cul.

Mais cette fille est un peu moche, quand même.

Selon certains, c'est un tromblon.

Moi je ne dis pas, mais je hoche la tête.

Elle est gentille, mais pas la plus intéressante ni la plus fêtarde. (critère qui a son importance aux yeux de la religion unique en Caraïbie : le reggaeton)


Pourquoi elle ?

Pourquoiiiiii ?

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pardon.


Un jour, dans le quartier latino de Mission Dolores à San Francisco, une esthéticienne me racontait que son fiancé venait de la planter pour une fille "pire qu'elle".

Ben je me sens pareil, fiston. Pourtant je connais bien mes nombreux défauts.

Tout pareil.


Alors qu'on ne s'était rien promis (heureusement) et que je n'aurais pas été surprise qu'il s'accoquine avec une jolie mulata ou avec une de mes copines absolument charmantes et intéressantes ou avec des palmiers.

Moralité immorale, nous sommes tout de même retournés voir le gardénia, quelques heures avant mon départ. Malgré la moche.

Hormona mata neurona.
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(ceci devrait être le premier ministre de ma patrie,
mais personne ne sait si on l'a vraiment choisi)

 

 

Mais je n'ai été que la femme de quelques heures après avoir été celle du passé. Elle (la gentille mochette) est le présent, et surement l'avenir.

Facile à accepter sur le papier, mais pas dans la réalité.


Jalouse ? non, pas vraiment. Juste envie qu'après moi, parfois, il y ait vraiment le déluge.

 

 


Gens, je n'ai plus d'internet dans ma maison, du coup c'est un peu compliqué de bloguer.

Depuis quelques mois, au travail, on m'oblige siciliennement à travailler.

N'importe quoi, hein ?

26.02.2010

Hit the Road

Un restaurant, un film, une amie.

Une histoire qui ressemble à un détail près au schéma sentimental que je reproduis sans m'en rendre compte.

A l'écran, les erreurs sont flagrantes, beaucoup moins quand on est l'héroïne de l'action.

Un périphérique parisien fluide, une température hivernale douce (pour Paris, on est d'accord : 9°C) (le parasol est prêt, les gars).

Moloko, Pink Martini et Sonny and Cher à haut volume, une cigarette caribéenne qui se consume lentement.

L'esprit vide et plein de jolies choses. De lumières, d'air et de musique.

Une cigarette que j'aurais voulu éternelle, et rouler longtemps.

Advienne que pourra.

 

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Les gens, je reviens très vite, le temps de mettre plus de mots sur des émotions/concepts/choses diverses/bétises.

Et de préparer mon voyage en Caraïbie.

(parce que ça manque, hein ?)

 

 

 

 

(oui, Sonny and Cher)

03.02.2010

Interlude maritime

Je ne sais pas comment vous décrire cette sensation, peut être que "wahooo" ça vous mettera sur la piste.

J'ai finalement débranché, le week end dernier.



Pas juste débranché un modem, ou laissé le portable se vider de sa batterie.

En italien, on dit "staccare la spina". Une jolie expression qui veut dire débrancher un appareil mais aussi détacher l'épine, littéralement.

spina.jpg



En fait, ça a été facile. Jeudi soir, je racontais à une amie mon week end précédent, où je voulais prendre l'air à la mer avec la Nama, mais au lieu de ça j'ai fini aux urgences à me faire codéiner le corps.

Une simple phrase "on y va samedi, si tu veux ?" et le road trip de Thelma et Louise au bout du rouleau était scellé.



Un voyage de quelques heures sur les routes normandes encore inconnues pour moi, à chanter très fort et très faux sur Bon Jovi (qui était consterné par le massacre, depuis l'autoradio) en fumant des cigarettes roses.

A l'hotel, juste le temps d'enfiler un maillot de bain pour plonger, avide, dans la piscine (couverte et chauffée, faut pas déconner).

Avide d'eau, de me sentir en apesanteur, légère, d'essayer de monter sur une bouée pour finalement me rater et faire une cabriole indigne de Muriel Hermine qui m'a assassiné les sinus.

Avide de retenir ma respiration pour aller sous l'eau, par choix.

Avide de battre des pieds très fort et d'aimer retrouver l'air à la surface.

 

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(moi aussi je fais ça, mais pas avec la même grâce)


Le soir, après un plateau de fruits de mer de sa race qui tue, casino.

De toute façons, il était à 10 mètres de l'hôtel, on était un peu obligées d'y aller.

Là, on a bien compris qui avait de la chance en amour, et qui avait de la chance au jeu.

L'une a décuplé sa mise à la boule.

L'autre est repartie avec à peine le quart de sa mise.

 




L'autre c'est moi, donc je demande officiellement au maharajah bonnasse qui m'aime secrètement de bien vouloir se manifester, parce que j'ai la preuve tangible de son existence, à présent.

(ou alors Michel Denisot va bientôt sonner à ma porte, nu avec un bouquet d'églantines)

 



Ceci dit, c'est certainement le blackjack qui m'a perdue, parce que j'ai quand même dealé pas mal de jetons entre mes mains, pendant la soirée.

La saison étant morte, les croupiers étaient particulièrement gentils avec nous. Moi qui pensais qu'ils ne pouvaient quasiment pas parler avec les joueurs... samedi soir, ils nous conseillaient, même.

Et oui, le jeu est dangereux. Surtout le djack.

Aux machines à sous, j'ai fait plein de dingdings, instant Picsou, fortune de pièces de 10 cents, échangées au poids contre des billets plus transportables (j'avais pas pris ma cariole).

 

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c'est toujours le Nokia E63 qui fait la photo, donc on est indulgents.
à la base, on lui demande juste de téléphoner.




Dimanche matin, réveil orgasmique avec ma vue sur la mer.

Petit déjeuner servi au lit.

Face à la mer.


Séance de contemplation, enroulées dans nos couettes comme des nems, sur le balcon, en fumant des cigarettes roses.

Face à la mer.



A se dire qu'on n'est finalement pas à plaindre et que la sérénité n'est pas si difficile à obtenir.


Alors certes, il y avait un vent très très très très froid, je n'ai pas osé mettre un dixième d'orteil dans la mer, je n'ai pas pu faire de promenade à cheval (parce que les pauvres, il doivent aussi se geler les $ouilles sabots.

Mais je suis revenue à Paris remplie d'air iodé, en chantant toujours très fort et très faux sur Bon Jovi et en fumant des cigarettes roses.

Sauf que là, c'était différent...

 

 

* Les cigarettes roses, ce sont des Pink Elephant, elles ne contiennent que du tabac nocif et de l'arôme de vanille (un peu nocif, du coup). N'allez pas croire que je me drogue au volant.

28.01.2010

Secoue ta crinière et libère ta braguette


Ce que j'aime bien dans ce blog, c'est son absence totale de ligne éditoriale.

Ce qui nous permet de passer du coq à l'âne sans surprise, parce qu'autant le débat sur l'histoire et la mémoire que l'on peut / doit en garder est passionnant, sincèrement ; autant là, j'ai envie de légèreté.

Enfin, attends, de légèreté, il y a quand même du lourd ici.

Du lourd musicalement parlant, parce que je reviens à peine d'un concert rock vraiment bon, mené par une chanteuse que je ne connaissais vraiment pas, Izia.


* même si son prénom, en italien, ça se traduit par I-tatie



Le rock et moi, on joue un peu les amoureux de Vérone. Un coup je ne peux écouter que ça, un coup les guitares me tapent sur le neurone (et il est sensible) alors je switche pour de la musique tropicale ou du jazz. Donc, je suis plutôt restée aux classiques, Stones, ACDC, Red Hot and co ; avec quelques incartades pour voir du côté des (bons) Gossips, par exemple ou Kansas (là, c'est à cause de South Park).

 

bon, je n'ai jamais dit que j'étais moderne...

 


Ce soir, ça envoyait du son, du bon son.

Et pour une fois, dans un concert, j'avais aussi l'image !

La vraie image, celle du live.

Je t'explique : quand tu culmines à 1m55 sans talons, je peux t'assurer que tu ne trouves pas le monde si petit que ça. Tu dirais même qu'il est grand, mais sans toi.


Donc, ce concert je ne l'ai pas passé sous l'aisselle d'un inconnu, et c'est déjà bien.

La dame (demoiselle, elle a 19 ans, ce qui veut dire qu'elle n'a pas beaucoup connu le club Dorothée) casse la voix au bon moment, sur le bon tempo et ce jeté de cheveux... Le concert étant organisé par Petit Bateau, je pensais qu'elle allait nous faire un jeté de culotte dans la salle, mais non. Quand tu es rock, tu gardes ton slip sur toi.

La proximité de la scène a fait que j'ai tenté de faire de la belle photo, mais que je n'ai réussi qu'à produire de la moche photo.



Avec un Nokia E63, je partais aussi avec un handicap, un peu.

J'ai donc trop honte pour vous montrer le résultat.

Quoique, ce ne serait pas du Petite Cervoise sans de la photo moche en reportage terrain :

 

izia concert petit bateau.jpg
waaaaaaah

(j'ai découvert la fonction n&b sur cet appareil)

(après 6 mois)

 

 

izia concert by ron.jpg

 

Les vrais photographes étaient à côté de moi, par exemple ci-dessus, voici une photo moche de Rod qui fait une photo jolie.

Notons qu'à l'inverse, si Rod avait pris une photo de moi en train de prendre une photo moche, la photo aurait été jolie.

L'important n'est donc pas tant le sujet, mais le photographe,

C'est cul et feudé.




Pour en revenir à la musique (on n'est pas non plus chez teknikart ici), Izia s'amuse sur scène et a une énergie folle.

Quand elle plaisante sur sa braguette ouverte, qu'elle saute, qu'elle se défoule sur une cymbale comme on aimerait le faire sur des gens qui existent dans la vie, on aimerait juste prendre sa place.

Et on aimerait tous, ne venez pas me raconter d'histoires.


le clippouze



Le matin, avec Paint it Black à volume démentiel dans la peugeot, j'enflamme le Stade de France. Je secoue ma crinière sur If I look hard enough into the setting sun / my love will laugh with me before the mornin' comes. J'arrache le micro et en balance le pied sur la scène.

Les guitares prennent vie et vibrent sous les doigts de Keith Richards, Michel Denisot est au premier rang parmi la foule en délire, pupilles dilatées, en train de me demander en mariage des yeux. Mick Jagger, le choriste, fait les mmmmh mmmmmmh qui accompagnent le sitar et j'achève mes cordes vocales sur I wanna see it painted, painted, painted, painted black, yeah !

Sur le pont du Garigliano, en réalité. (Paris XVe).

Mais ce n'est qu'un détail.

Enfin, ce détail, c'est qu'Izia sur scène, c'est ce qu'on aimerait bien être. Une fois, pour voir.

 

En rentrant chez moi, comme toujours après une sortie, j'ai bu un grand verre de menthe à l'eau.



Je suis une déglingos.

 

20.01.2010

Blue Monday

Bonjour, c'est Petite Cervoise.

Je me suis souvenue que j'avais un blog, l'autre soir, en rangeant des cartons de fringues d'été. Ca m'a pris entre un débardeur indécent et un haut de bikini.

Ces oripeaux auraient du me rappeler les vacances, mais à cause de la drogue, le chemin de ma pensée est allé se perdre dans le neurone "blog", un peu assoupi ces derniers jours.

 

avec_les_mains.jpg




Plus qu'une détox de tant de virtualité, c'est un réel oubli.

Les causes sont multiples, on blâme le travail, blâme les concerts caribéens, blâme le manque de luminosité et les firewalls nazis.

Alors qu'il y a plus grave, franchement.


Lundi, je crois que c'était la journée la plus longue de l'humanité. Rien n'allait, même quand tout fonctionnait.

Et une collègue m'a fourni une explication logique à cette baisse de forme monumentale (à l'image de la salle gueule que j'avais ce jour là).

C'était le Blue Monday.

 

 

 

 



Ouatte le lundi bleu ? Une face B de cloclo qui aurait gondolé le vinyl à force de paillettes ?

Nan, t'y es pas, toi.

C'est que des types et des typettes très sérieux et rémunérés ont fait une étude, dans des bureaux avec des éprouvettes et des appareils qui font bip-bip.



Il semblerait que le 3e lundi de l'année, c'est le jour de déprime globalisé à l'échelle de la planète intergalactique.

Comme quoi, la mondialisation, ça n'a pas attendu José Bové.



La déprime post coïtum, on connaissait, mais on n'a pas tous baisé le dimanche soir, faut être sérieux. La déprime lundi-de-janvierum, c'est l'habile combinaison de l'après-fêtes, de la luminosité faiblarde, du calendrier qui déroule tout plein de mois sur du bristol débile, du froid et de la lourdeur des bidons qui digèrent mal la bûche.


Pourtant c'était simple : prenons un citoyen mondial moyen et portons-le à ébullition.

Sous la pression du niveau de la mer en date du 3e lundi de l'année, il entre en dépression atmosphérique et crée une perturbation nébuleuse de karma.

Il rit nerveusement et fort, on dit qu'il rit haut de janvier, phénomène ponctuel que seul le groupe (du Lot, 46) GOLD a su glorifier dans les années 80.

La même tentative un jeudi de décembre ou un mardi de juillet, conduit simplement à retrouver un bonhomme bouilli dans une marmite.

De cette expérience simple et peu onéreuse, on en conclut que le blue monday existe vraiment (et qu'on doit tout à la science).




Le lundi du blues, tu es patraque, moody pour les anlgolovers. La journée n'en finit pas, les minutes n'en finissent pas, les secondes n'en finissent pas, cette phrase n'en finit pas.

Preuve que ça va mal: j'ai voulu me faire masser pour oublier, la dame de l'esthétique m'a répondu "ah nan, c'est trop tard".

L'absentéisme serait plus élevé ce jour-là qu'un autre, et je compte bien poser ma journée l'année prochaine. (Oui, Planquée)




Sur ces entrechats, pour ceux qui auraient le répertoire de Gold dans la tête suite à la lecture de cet article passionnant et instructif, voici un peu de musique tempérée afin de préserver vos cellules nerveuses :

 

06.01.2010

Champêtre

La campagne, c'est flippant.

Je sais, la Perséphone vous l'a déjà dit, mais bordel, vous ne saurez jamais à quel point entendre l'écho de son silence peut être destabilisant.



Je ne dis pas, les 2 premiers jours, on a l'impression de revenir à la vie.

Plus de mails, on est en zone blanche.

Plus de téléphone, on a mis le chargeur dans un coin encore méconnu de notre valise.

Plus d'humainoïde, aucun n'est assez taré pour vivre là.

 

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Toi, juste toi. Du vert, un peu monochrome mais tu récupères 2/10 de vision à l'oeil gauche en 16 heures de plaines et prairies. Loin des écrans, des petites choses trop importantes que la civilisation t'oblige à regarder et lire religieusement.

A la campagne, on s'en fout du nombre d'acides lactiques dans les lentilles (y'en a ?) ou de la DLC de la moutarde (98, ça rappelle les bleus, Footix, toussa).



A la campagne, tu apprends à ne rien faire, et s'il est obligatoire de faire, autant manger.

Et on mange. On sacrifie des canards sacrés. Des kakis. Des pissenlits.

Des trucs qu'on ne mange pas chez le sushi-man.

On dort.

Beaucoup.

Bien.

Trop.



Un jour, on regarde un épisode de trop d'Amour Gloire et Beauté. Parfois, le 2e signe l'overdose (vous êtes trop sensibles, les amis).

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On ouvre la Dépêche du Midi, et on y apprend qu'à Lalbenque, il s'est vendu pour 175kg de truffes.

On se souvient alors qu'on n'aime pas les champignons, et qu'ici, la foule est en délire à la saison des cèpes.

Bon, la foule, c'est relatif, la natalité du Quercy n'est pas la plus funky du pays.



Et quand le voisin revient avec un bolet satan pour nous montrer "ce qu'est pas bon", on a soudain envie de se droguer.

Fort.

De fumer le bolet de l'autre type qui vit en enfer, juste pour voir.

Et oublier.

Oublier le vert, oublier les prés et retrouver St Germain.

Oublier le canard, le rien, le calme et passer de l'autre côté de la force.

Voir des couleurs, du jaune, du bleu, du rouge, Broadway*!

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voici donc un bolet satan



Il faut comprendre : pas d'internet, donc pas de porno en streaming, ni de best of de Michel Denisot sur Canal, et encore moins de Derrick pour avoir juste l'idée de boire à la mort.

Si on coupe le champignon en tranches très fines, qu'on les laisse sécher (au four, peut être pour accélerer le processus ?) puis qu'on les roule dans une page du Rustica spécial pétunias de 1995 (un exemplaire rare, mais seul papier disponible, à part la Dépêche), ça le fait ?

Juste le fait d'y penser, tu as la nausée post-trip, sans le trip. Et tu renonces à l'expérience.

Tu jettes le champignon rougeaud au compost, après tout, c'est un peu du pourri des bois, ce truc.

Tu te replonges dans Amour Gloire et Beauté, parce que Brooke n'a pas fini de se re-re-re-re-re-re marier avec Ridge.



Le 3e jour, on commence à parler aux choses. Les sapins, les chênes, les portes.

Quand on voit un animal, c'est notre meilleur copain.

Le voisin a un bourricot, et lui c'est le plus sympathique des animaux. Il converse, échange et pour ne pas me vexer dans mes théories stalino-nikosaliagasiennes, il se contente de hocher la tête. Et il broute. L'herbe.

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qué goudron ? yapa c'est tout

 

 

Le 4e jour, on comprend qu'il faut sortir de là. On commence à parler avé l'asseng, vu l'intensité des rares moments d'échanges avec les autochtones.

"Bonjoureu, un paing et une chocolatineu sivoulpéy"

Je ne savais pas ce que c'était une chocolatine, il y a 3 ans.

Maintenant, je sais parler un français avec l'accent mi italien-mi cadurcien (c'est très moche).


Je suis partie au bout du 6e jour, pour faire un périple provincial, histoire de rejoindre les Murmures à Clermont. Voir des gens très couls, certes, mais surtout DES GENS.



En gros, pour faire 273 kms, j'ai fait un tour de Gaule.

vois donc la motivation.

Je suis passée par Toulouse et Lyon  puis Dunkerque et Limoges, avant de rejoindre l'Auvergnie.

Du train, des avions à hélices, des dirigeables...

 

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le tarmac de 1976 de Lyon


A présent, je ne peux plus rien voir de vert.

La tête me tourne dès que j'aperçois une feuille de salade.

Plus jamais ça, les copains, plus si longtemps.

Ou alors, seule avec le bourricot...

 

 


*Merci de relire Reiser si vous ne voyez pas de quoi que j'cause

** Ha oui, bonne année, douce et sereine à toi !

22.12.2009

The freak of the day : le Gong ne l'a pas sauvée

Aujourd'hui je me sens en forme, peut être parce que cet article me fait repenser à la jeunesse, aux Mister Freeze trop vite avalés en sortant de l'école et à Vito, mon premier flirt (derrière la balançoire, il s'en passait des choses).

 

Dans ma jeunesse, donc, on regardait très sérieusement Sauvés par le Gong, avec mes copains de classe. J'ai essayé de les convertir aux Feux de l'Amour, mais ça n'a pas marché.

 

APARTE - Phyllis est bien enceinte de Nick, qui est venu s'installer chez elle. En catimini. N'importe quoi. - FIN DE L'APARTE

 

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Sauvés par le gong, c'était la série à la mode, d'ailleurs je me crépais les couettes avec les filles pour être Kelly Kapowski (je disais que c'était un nom Italien en prenant l'accent) et faire un smack à mon Zack Morris (qui changeait toutes les semaines).

Enfin, la distribution des rôles nous prenait toute la récré (personne ne voulait faire Screech) et je me retrouvais parfois en Lisa Turtle, en échange d'un BN.

Mais si, Lisa Turtle. Lisa Tortue. Bon, oui la seule métisse de la sitcom, parce qu'à l'époque on ne mélangeait pas beaucoup les gens.

Là, tu visualises ?

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Bien.

Le temps est passé depuis la fin de la série (c'était en quoi, 93 ? Merci Google), et hum, comment dire, ça se voit un peu.

J'ai les seins qui ont poussé et Brooke a trouvé le temps d'épouser 4 fois Ridge dans Amour Gloire et Beauté.

 

Pour Lark Voorhies, alias Madame Tortue, le temps aussi est passé.

Et on ne le dira jamais assez : autant les hommes vieillissent bien, autant les femmes se fânent.

D'où les coups de bistouri, de scalpel, d'injections et de folie.

 

Mais comme la demoiselle est jolie de nature, ce n'est pas avec elle que seront lancés les grands chantiers de Versailles, ni le chantier du SPA d'un chirurgien peu scrupuleux de Beverly Hills.

 

Alors on lui propose le plan B, qui ressemble beaucoup à un lavement lavage de cerveau raelien :

On lui explique les lois de la physique, la gravité, Nioutonne et sa pomme.

Ensuite, on lui fait écouter en boucle Petit Tambour de Bernard Minet (tes oreilles peuvent saigner, attention).

 

Après 2 semaines de travail, Lark se rendra chez son toubib qui a déjà été relancé pour 3 devis de baignoires massantes par kinestésie japonaise.

Elle lui lancera, fièrement et avec opiniatreté : "Je veux remonter ma peau de la face et qu'elle soit lisse comme un tambour !"

Il lui dira Wakatépé et voilà le résultat :

 

 

aaaaaaaaaah

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à gauche, avant : une jolie fille humaine

à droite, après : heeeeeey mister tambourine man play a song for meee...



A noter que Lark est maintenant toujours de bonne compagnie, quoi que tu lui dises, même si elle s'en fout, elle a l'air étonnée.

Par contre, elle a sacrifié ses paupières sur l'autel de la jeunesse presque éternelle, on n'a rien sans rien.

lark-voorhies-plastic-surgery-pictures.jpg

Ici, Lark essaie de cligner des yeux en ramenant les joues vers le front, mais c'est pas terrible...

La technique d'hydratation oculaire d'Orange Mécanique semble encore être la meilleure.







Avec ça, je vous souhaite un très bon Noël, si vous avez commandé au vieux barbu de nouveaux seins ou 20 ans de moins, faites très attention... vous pourriez finir dans cette rubrique. (j'ai l'oeil !)




 

10.12.2009

Celui où elle aime Sonny and Cher

 

Dis donc, c'est pas que je fais n'importe quoi dans mes annonces d'articles de bloug ?

(en plus de défier la syntaxe chrétienne universelle en incipit)



Parce qu'il me semble qu'avant de vous raconter mon gros fail de jour chômé, j'avais annoncé :

je me cite :



" Demain, on revient en chantant Sonny & Cher."


Tu vois que j'ai de la mémoire quand il s'agit de moi même.

Dans l'article sus-mentionné, j'évoquais un moment de retrouvailles avec moi-même, qui n'est pas une mince affaire malgré les apparences.

Et il se trouve qu'en pianotant ce condensé de lettres verbales, j'avais briefé le Youtube sur Sonny & Cher.

 

sonny and cher bn.jpg



(Souvent il y a un décrochage de bande passante à ce moment là, je ne comprends pas pourquoi)


(j'apprécie peu qu'un FAI se permette de juger mes goûts musicaux )


Et oui, ces chansons rigoloringardes, je les aime d'amour.


Et après m'être récemment trompée sur des gens qui ont trompé en me trompant et qui se sont trompés tout seuls, j'ai mangé ma madeleine avec le couple de hippies le plus sympa de sa génération.

En faisant abstraction du fait que Sonny cognait Cher de temps à autres.

(je me mords la lèvre pour ne pas faire de jeux de mots hasardeux)

(je laisse l'honneur à NicMo)

sonny cher.jpg
lol hippie



Dans mon enfance heureuse, nous passions de longs mois, m'man et moi, dans une grande maison perdue dans le Sud du Sud.

Autant dire que notre vie sociale se limitait à descendre au village le plus proche, une fois par semaine, pour faire les courses (sauf quand quelqu'un nous apportait le tout à la maison).

En été, après les Feux de l'Amour, m'man s'en allait dans sa chambre pour prendre tranquillement les dernières doses de LSD qu'elle avait caché dans ses jeans des années 70.

Du coup, elle m'installait dans le salon, avec le tourne-disque vintage et 2 grands cartons pleins de 33T et 45T.

Les après-midis, je les passais à écouter et découvrir une musique anciennement nouvelle, loin des hits du type Chantal Goya que mes copains d'école se passaient en boucle.

L'un de mes 33 tours préférés, c'était The Wondrous World of Sonny and Cher.

 

sonnyandcher.jpg
Lui-même, l'original, pris en photo par moua
(le flou, c'est ma signature artistique)



Je l'ai tellement écouté qu'il en est tout gondolé (le soleil et les vinyles c'est pas un bon mélange).

Ils accompagnaient bien les délires de m'man qui cuvait son herbier marocain, je crois. En tout cas, elle ne s'est jamais lamentée de mes choix de DJ de 8 ans.

C'est là aussi que j'ai découvert les Pink Floyd, les Stones, les Beatles, Otis Redding, Paul Anka et Adriano Celentano.

Ma mère a presque bon goût, finalement.


Et malgré la coupe playmobil et la moustache horrible de Sonny Bono, les dents (de l'époque) et les mimiques de Cher ; ces deux là me font tendresse.

(ça se dit "faire tendresse" ?)

 

sonny and cher love it.jpg

On est au summum du kitch ?

Oui, on y est. Youhou we are on the top of the quiche.



Sonny, on s'en doute, s'appelle en réalité Salvatore. Comme beaucoup de penne-insulaires des années 50 à 80, il a pris un pseudo qui sentait moins l'origan et plus le Kentucky (il est né dans le Michigan, mais j'aime bien le mot Kentucky).

Il a bossé pour Phil Spector (qui a produit John Lennon entre autres), puis a formé le duo célèbre avec sa gonze, Cher. Duo qui a chanté mais aussi animé une émission de télé, The Sonny and Cher Comedy Hour (sobre, efficace, net).



Ce type a porté des pattes d'eph' oranges et des bottines à talonettes avant notre président. (on ne vous avait pas dit pour les pattes d'eph' ?)

Après sa séparation d'avec Cher, il devient acteur (on s'en souvient pas) et scientologue dans la foulée.

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mouhahaha



La descente au sous-sol continue lorsqu'il se lance dans la politique et devient maire de Palm Springs.

Palms Springs, quoi.

La ville que tu ne sais pas placer sur la carte parce que tu crois qu'elle n'existe que dans les séries TV.

(c'est en Californie, pour les blairaux)



Maxi-quiche, le Sonny.

Malheureusement, il est décédé en 98 d'un accident de ski.

Comme la première femme de Brad des Feux de l'Amour, qu'on a cru à un moment donné disparue dans la montagne.


(qué ?)



Et Cher, elle, mérite un article à elle seule.

Que dis-je, un article. Un site, un forum, un Wikipédia !

(ah bon, c'est déjà fait et c'est là ?)

(ben alors tu cliques et tu te documentes)

 


Un truc encore ?

(ouais !)

Sonny et Cher (ou Salvatore et Cherilyn) n'ont pas fait que des disques.

Ils ont procrée.

Une fille.

Qui s'appelle Chastity Sun.

 

sonny-and-cher.jpg
Preuve que les acides, c'est mal.

 

 


Clap Clap Clap

(envoyez vos dons à l'association des prénoms ridicules par paypal)

07.12.2009

Epic FAIL

Se chercher, ça va bien 2 minutes, mais il y a la réalité à vivre, aussi.

Dans la réalité, les casseroles côtoient les boulets et les moments de loose succèdent les instants de béatitude.

Et parfois, tu as la pépite.

epicFAIL.jpg



La journée où tu te dis que si tu avais lu ton horoscope, tu serais resté dans le ventre de ta mère.

La journée Epic Fail
, en quelque sorte.




La mienne, c'était jeudi dernier.

La preuve que cette journée là commençait bien : j'avais pris un RTT, pour voir comment ça faisait de dormir plus de 5h.

Pour dormir, j'ai bien dormi. Puis ai glandouillé dans le lit, surfé un petit peu sur les sites que le firewall de mon bureau m'interdit (hein, Sonia ?) et ai fini par sortir du lit pour faire le ménach' à 14h du matin.

Et il était bien temps de passer l'aspirateur.



Tellement temps que derrière un meuble, j'ai vu une araignée. (j'ai peur des araignées)

Je l'ai aspirée avec la machine, pour qu'elle meure étouffée dans le sac d'aspi, le tout en pleurant parce que ça me fait vraiment peur ces trucs là -avec leurs pattes partout-. C'est à ce moment là que je me suis dit qu'il allait m'arriver des bricoles.

Foutues bestioles, 1er signe.

spider david thorne.gif



Bref, après mes ablutions de 15h du matin, je me décidai à sortir, malgré le froid, pour un service de manucure et de coiffure et de shoppingue.

Genre, le vrai RTT.

Le premier FAIL
fut celui de croire que la vie, c'est un scénario AB où tu fais tes courses gentiment avant d'aller retrouver José qui jour du synthé en playback dans son garage.

En arrivant à la voiture, 2e signe : PV de 11 sacs pour stationnement impayé.

Pani pwoblèm jusque là, j'ai entamé une collection depuis que je travaille à Paris.



Arrivée dans un quartier Ouest Parisien, je me stationne en livraison comme toujours et m'en vais me faire belle. Pas de file d'attente, le RDV dure 20 minutes montre en main.

Je retourne à ma titine (ma voiture s'appelle Carolina de la Peugeot, elle est noble). Que la titine elle n'y est plus. Comme la syntaxe de la phrase précédente.

Je regarde aux alentours, vu que je suis du genre à perdre ma voiture dans les parkings.

Yapu voiture.


Mais yatoujours la grosse Espace moche qui était garée derrière moi.



Les yeux hagards, je demande à la dame de l'épicerie d'en-face

"où qu'elle est ma voiture ? vous avez vu la fourrière passer ?"

"ah oui oui, la police vient de passer, il y a 10 minutes"



FAIL

 

epic-fail-police-crash-fail.jpg

 

oké. respire. titine peut s'en sortir sans toi. Et au moins, elle n'est pas volée.

Je cherche le commissariat de l'arrondissement, du coup, pour réclamer mon carrosse (en plus il faisait un temps à ne pas mettre un Viking dehors, FAIL du climat).

En demandant mon chemin dans une pharmacie, l'on m'indique que quand une voiture est enlevée dans ce secteur, c'est au commissariat d'en face qu'il faut aller chercher son bien.



Qui c'est le commissariat d'en-face ?

Celui qui est juste à coté de mon bureau.

Qui c'est qui était en RTT ?

Petite Cervoise, merci.

re-FAIL

 



J'appelle donc le commissariat,

"Bonjour, vous devez avoir ma voiture, elle s'appelle Carolina et c'est la plus belle tellement qu'elle brille, tellement que chez Midas, hier, ils m'ont changé un phare. J'voudrais la récupérer parce que je l'aime d'amour et qu'elle me manque"

"Ah oui, alors je vous donne le numéro de la fourrière, c'est juste derrière"


"derrière DTC ?"


"oui, allez y, mais appellez-les avant pour être sûre"



Le même coup de fil, je reste polie et républicaine. Je n'ai jamais eu autant de self control, peut être parce que je suis épuisée.

La voiture est bien en otage chez eux.

Il ne me reste plus qu'à faire le trajet à pied, sous la pluie et par -8 000°C, sans parapluie ni cagoule, et passer devant le bureau des italiens, LE JOUR OU J'AI PRIS UN CONGE.


(et que je ne suis pas coiffée ni maquillée, à peine j'ai mis ma culotte pour faire chic)

Comme toute personne intelligente et sensée, j'ai fait un détour et ai mis mes lunettes, au cas où.

Tout en contournant le dernier lieu où j'avais envie d'être, le travail.

re-re-FAIL

 

epic-fail-volleyball-fail.jpg




Arrivée sur place (dans un endroit insoupçonné de mon quartier de turbin), après avoir fourni la carte grise et mon permis (où j'ai 16 ans sur la photo et je suis obligée de remonter la peau de mon front pour qu'on me reconnaisse), la dame preneuse d'otages me demande un chèque.

Là où c'est coul la vie, c'est que j'avais mon chéquier sur moi.

Il n'y a pas de distributeur de billets dans le coin.

Je me suis délestée de 136 euros pour 10 minutes de fourrière, contravention NON comprise (lol).



EPIC FAIL

 

 



Plus jamais je ne prendrai une journée de congé. Ça coûte trop cher, vraiment.

Dieu merci, chez le coiffeur, j'ai eu le droit à un bon thé avec un massage du crâne orgasmique.

Je n'allais quand même pas renoncer au merlan à cause d'une méga prune...

23.11.2009

Jarretelle Polonaise

Je suis un peu fatiguée en ce moment. La faute de l'hiver ou du travail, ou plus certainement du grand n'importe quoi de ces derniers jours.

Du coup, j'ai moins le temps pour écrire ici.



Mais j'ai été occupée à rendre visite à des Polonais en porte-jarretelles avec des bouteilles d'alcool, à rappeler mon ex, à voir Michel Denisot et recevoir des amis fraichement débarqués des Caraïbes ; entre autres.

Tu y ajoutes le travail, l'énergie déployée pour ne pas faire mourir mes nouvelles plantes (le basilic a fini par rendre l'âme), le minimum syndical de sommeil et le temps que je mets pour coiffer ma tignasse, tu obtiens un ratio de temps de cerveau disponible comparable à l'intelligence d'un téléspectateur lambda de TF1.

(et je sais ce que c'est, pour avoir vécu des marathons Pierre Bellemare-Victor Newman depuis mon enfance).

 

les-feux-de-l-amour.jpg


Pour synthétiser, je dirai donc que :



- L'épreuve du feu avec l'ex toxique est pour bientôt. Je songe à faire souder mes sous-vêtements à même la peau.

- Michel Denisot est aussi canon en vrai qu'à l'écran.

- Aux Caraïbes, on sait s'amuser, pour de vrai. Même quand on est exilés à Paris, sous la pluie du mois de novembre.

- Mon presque-chef veut me donner de nouveaux dossiers à gérer, il s'est fait tout sucre et a beaucoup battu des cils pour que je lui dise un demi oui. (comment résister à cet homme ?)

- Le basilic sec, c'est pas mauvais dans la sauce des penne.

- Les matins sont de plus en plus pénibles, particulièrement entre 7h45 et 9h00.

- Mais surtout, je vais devoir renoncer à certains froufrous en matière de lingerie :


Pour fêter l'anniversaire et le nouvel appartement de Nama, je me suis rendue chez elle vêtue d'un porte jarretelles (avec une robe par dessus, évidemment gros dégueulasse).

 

Ensemble-jarre.jpg
15 grammes de tissus à tout casser.



Etant donné qu'elle est la spécialiste de l'apparat senssouel, ce n'était que lui rendre justice de marquer le coup en portant son accessoire préféré pour l'occasion...



Nouvel appartement, nouvelle adresse, moi pas connaitre.

Mais là n'était pas le problème.

Miraculeusement, j'ai trouvé une place de parking facilement.

Malheureusement, mon porte-jarretelles avait un sérieux problème avec la gravité.


Il se trouve que l'attache de derrière-gauche est rebelle et trouve rigolo de sauter toutes les 10 minutes. La dernière fois, je l'ai perdue en croisant mon presque-chef dans un couloir (cet homme a un pouvoir étonnant sur ma lingerie).

Du coup, les bas descendent et je cours rapidement aux toilettes pour arranger la situation. (au bureau, j'ai du faire croire que j'avais une cystite)


Tu vois des genoux ? Ben c'est à peu près à ce niveau là qu'arrivaient mes bas, samedi soir.

Mais après tout, j'allais faire la fête avec les copines, donc rien de grave à se montrer indécente.


hilton_halloween.jpg
absolument.


Je trouve l'immeuble indiqué, le code indiqué, je monte à l'étage indiqué, je vais au fond à droite (non, pas DTC) comme indiqué.

Je frappe.

A la porte, on est d'accord.

Ca parle bolchévique derrière la cloison, et vu que Nama est Russe je me trouvais donc au bon endroit.

On n'ouvre pas, j'insiste.

J'insiste encore, à la Sicilienne, avec ma bouteille de Get 27 dans l'autre main.

L'on vient (enfin) ouvrir.



Je passe un pied sur le seuil, en brandissant l'alcool. Mes bas toujours en dessous de l'ourlet de ma robe.



"Bonsoir !!!! C'est chez Nama ?"

"Euh, non..."

"Ah bon, t'es sûr ?????"




Donc non, c'était juste son voisin polonais qui a été un peu surpris (et voilà comment pourrir sa réputation dans la copropriété).

 

plombier-polonais.jpg



J'ai du présenter toutes mes confuses en cherchant vainement à me planquer derrière le Get 27 (qui n'est d'aucune utilité dans ce cas là, sachez-le à l'avenir).

Et surtout téléphoner à Nama "Viens me chercheeeeeeeeer"



Peut-on appeler ça de la honte ? à peine... (J'aimerais pas être à la place de Nama, quoi)

Ca a bien fait rire Sonia et Spike, en tout cas. Nama, on verra à la prochaine réunion du syndic'...

 

 



Est-ce que je suis la seule à avoir ce genre de soucis jarretelliens ?

J'ai besoin de repos, les copains...

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