28.01.2010

Secoue ta crinière et libère ta braguette


Ce que j'aime bien dans ce blog, c'est son absence totale de ligne éditoriale.

Ce qui nous permet de passer du coq à l'âne sans surprise, parce qu'autant le débat sur l'histoire et la mémoire que l'on peut / doit en garder est passionnant, sincèrement ; autant là, j'ai envie de légèreté.

Enfin, attends, de légèreté, il y a quand même du lourd ici.

Du lourd musicalement parlant, parce que je reviens à peine d'un concert rock vraiment bon, mené par une chanteuse que je ne connaissais vraiment pas, Izia.


* même si son prénom, en italien, ça se traduit par I-tatie



Le rock et moi, on joue un peu les amoureux de Vérone. Un coup je ne peux écouter que ça, un coup les guitares me tapent sur le neurone (et il est sensible) alors je switche pour de la musique tropicale ou du jazz. Donc, je suis plutôt restée aux classiques, Stones, ACDC, Red Hot and co ; avec quelques incartades pour voir du côté des (bons) Gossips, par exemple ou Kansas (là, c'est à cause de South Park).

 

bon, je n'ai jamais dit que j'étais moderne...

 


Ce soir, ça envoyait du son, du bon son.

Et pour une fois, dans un concert, j'avais aussi l'image !

La vraie image, celle du live.

Je t'explique : quand tu culmines à 1m55 sans talons, je peux t'assurer que tu ne trouves pas le monde si petit que ça. Tu dirais même qu'il est grand, mais sans toi.


Donc, ce concert je ne l'ai pas passé sous l'aisselle d'un inconnu, et c'est déjà bien.

La dame (demoiselle, elle a 19 ans, ce qui veut dire qu'elle n'a pas beaucoup connu le club Dorothée) casse la voix au bon moment, sur le bon tempo et ce jeté de cheveux... Le concert étant organisé par Petit Bateau, je pensais qu'elle allait nous faire un jeté de culotte dans la salle, mais non. Quand tu es rock, tu gardes ton slip sur toi.

La proximité de la scène a fait que j'ai tenté de faire de la belle photo, mais que je n'ai réussi qu'à produire de la moche photo.



Avec un Nokia E63, je partais aussi avec un handicap, un peu.

J'ai donc trop honte pour vous montrer le résultat.

Quoique, ce ne serait pas du Petite Cervoise sans de la photo moche en reportage terrain :

 

izia concert petit bateau.jpg
waaaaaaah

(j'ai découvert la fonction n&b sur cet appareil)

(après 6 mois)

 

 

izia concert by ron.jpg

 

Les vrais photographes étaient à côté de moi, par exemple ci-dessus, voici une photo moche de Rod qui fait une photo jolie.

Notons qu'à l'inverse, si Rod avait pris une photo de moi en train de prendre une photo moche, la photo aurait été jolie.

L'important n'est donc pas tant le sujet, mais le photographe,

C'est cul et feudé.




Pour en revenir à la musique (on n'est pas non plus chez teknikart ici), Izia s'amuse sur scène et a une énergie folle.

Quand elle plaisante sur sa braguette ouverte, qu'elle saute, qu'elle se défoule sur une cymbale comme on aimerait le faire sur des gens qui existent dans la vie, on aimerait juste prendre sa place.

Et on aimerait tous, ne venez pas me raconter d'histoires.


le clippouze



Le matin, avec Paint it Black à volume démentiel dans la peugeot, j'enflamme le Stade de France. Je secoue ma crinière sur If I look hard enough into the setting sun / my love will laugh with me before the mornin' comes. J'arrache le micro et en balance le pied sur la scène.

Les guitares prennent vie et vibrent sous les doigts de Keith Richards, Michel Denisot est au premier rang parmi la foule en délire, pupilles dilatées, en train de me demander en mariage des yeux. Mick Jagger, le choriste, fait les mmmmh mmmmmmh qui accompagnent le sitar et j'achève mes cordes vocales sur I wanna see it painted, painted, painted, painted black, yeah !

Sur le pont du Garigliano, en réalité. (Paris XVe).

Mais ce n'est qu'un détail.

Enfin, ce détail, c'est qu'Izia sur scène, c'est ce qu'on aimerait bien être. Une fois, pour voir.

 

En rentrant chez moi, comme toujours après une sortie, j'ai bu un grand verre de menthe à l'eau.



Je suis une déglingos.