10.10.2010
Loca
Soleil, donc bonne humeur, donc musique sur le blog (ceci n'a aucune logique, mais je vous prie d'acquiescer sans trop poser de questions).
Shakira a encore une fois montré qui domine le classement Forbes du déhanché...
J'en conviens, cette chanson est particuière. Un rythme merengue qui ne plait pas à tous, des miaulements hormonaux et SACRILEGE des paroles en espagnol... C'est toujours étonnant de voir, en France, ô combien certains sont décontenancés quand une chanson n'est ni en français ni en anglais-baby-baby-yeah. On a trop séché les cours de LV2 ?
Loca, on ne l'apprécie vraiment qu'en ayant connu les discothèques un peu glauques de Puerto Plata -minute Bernard Lavilliers- où sueur et alcool se mèlent aux parfums de contrebande.
Ceci dit, vous pouvez très bien imaginer l'ambiance depuis votre 3 pièces en banlieue de Saint-Etienne. (Soyez créatifs)
Et puis, Shakira n'est pas du tout approuvée par la fashion police que sont devenus les magazines de mode et people. Elle porte le pantalon en lamé improbable, des dreadlocks décolorées et des rajouts comme Eve Angeli (les mêmes à 15€, métro Chateau d'Eau), des débardeurs-soutifs, de petits seins et des fesses globuleuses. *
*Un proverbe dit qu'en matière de fesses, il vaut mieux ressembler à un globe terrestre qu'à un planisphère. Militons donc pour les fesses globuleuses.
Mais elle respire la joie de vivre et son sourire est contagieux.
Pas moyen de la détester, donc. Je l'adore depuis plus de 10 ans, quand elle n'était pas encore connue en Europe et que ses CD ne se trouvaient qu'en export, très rarement. Et cela va continuer...
Yo soy loca con mi tigre, loca loca loca
18:56 Publié dans Vrac | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : shakira, loca, loca loca, loca en español, loca in spanish, michel denisot nu
03.05.2010
Secret Square
Il y a quelques jours, je criais au monde entier que j'étais triste d'être à Paris, que les Caraïbes me manquaient et que je voulais me noyer dans une orgie de tacos.
Bon, crier sur Twitter, c'est commode, ça ne casse pas les oreilles.
Mais l'amie Galliane et son mac mec m'ont entendue, et m'ont proposé de m'emmener, à l'occasion de leur virée parisienne du semestre, voir des filles nues.
C'est pas que j'en avais envie, mais il ne fallait pas les vexer...
(credibilité FAIL ?)

Je pourrais vous pondre un pavé pour vous dire que le Secret Square est un lieu magnifique, que l'on y mange vraiment bien et sans mettre en péril le CODEVI, que les filles sont belles, que le vin est bon, que l'on est très bien accueilli, que l'on s'occupe divinement de vous pendant toute la soirée (les serveuses rivalisent de gentillesse et de beauté, ET C'EST BIEN RARE A PARIS).
Ou encore que les danseuses ont été arrachées des pages beauté de Cosmo, qu'elles sont toutes différentes et superbes, qu'on est charmé, amusé, allumé, émoustillé enfin plein de mots qui finissent en é.
C'est Disney.
(ouais mais ça se prononce é)
Mes amis en parlent très bien ici et là.

Mais il y a une chose qui m'a frappée, ou plutôt qui m'a envoutée.
C'est le regard des danseuses.
Un regard doux, enjôleur, joueur, lointain tout en étant intime.
Un regard qui te donne envie de faire des bébés avec chacune d'entre elles, en fait. (comment ça c'est pas possible ?)
J'ai essayé de le reproduire chez moi, face à mon miroir qui était à deux doigts de démissionner.
Je l'ai retenu en brandissant un GQ de l'année dernière, où Michel Denisot est en couverture. Il n'y a que ça pour le calmer.
Moi j'avais l'air cruche, alors que elles, elles étaient divines.
Du coup, j'ai profité (encore) de l'invitation de la belle Gaelle, du Secret Square, pour un cours privé de Pole dance.
Une barre, un podium, une superbe Marina longiligne comme professeur, une Perséphone et une Nama comme photographes-mateuses, une Gaelle - Madame Loyal, et le duo de choc Galliane - Petite Cervoise (alias les pata-pouffes).
Ce qui est aussi une bonne excuse pour mater Galliane.
Ne bande pas encore, ça va venir...
Techniquement, ce sont des ciseaux, des équerres, des chats et des hélicoptères qu'il faut essayer d'imiter gracieusement et lentement, autour de la barre.
Quand je dis lentement, c'est vraiment à vitesse suisse (version diesel).
Mais c'est l'un des secrets de la danse.

L'autre secret, c'est qu'il faut s'entraîner à porter des brouettes pendant quelques mois avant de démarrer, parce que c'est beaucoup plus physique que tu ne pourrais le penser.
Surtout quand tu dois rester gracieuse.
Et quand je me laissais glisser le long de la barre ; dans les miroirs autour du podium central, j'avais parfois l'impression de voir un panda du WWF accroché à sa tige d'eucalyptus.
Parce que j'allais trop vite, encore.
Mais j'aurais fait un carton cauprès des zoophiles.
Après une cinquantaine de (vaines) tentatives d'imitation de l'hélicoptère lent (visuellement, tu glisses le long de la barre avec les jambes sur le côté), tu découvres des muscles encore inconnus. Si vous êtes un peu Indiana Jones dans l'âme, c'est cool.
Par exemple, si tu l'ignorais encore, l'aisselle a un muscle. Qui peut faire mal.
Pour la bonne cause, oui, mais mal.

Claquage du muscle du coude en direct (oui ce muscle existe)
A côté de ces entrechats, j'ai légèrement harcelé notre professeur sur cette question du regard.
"Mais COMMENT tu fais ?"
"Mais comment TU FAIS ?"
"MAIS COMMENT tu FAIS ?"
Je ne sais toujours pas, mais je continue l'entraînement face au miroir, avec Michel Denisot pas loin.
Il faut que j'y arrive avant mon entretien annuel, pour obtenir une augmentation.
Et pour demander à Gaelle de m'embaucher au Secret Square. (je ferai le service en extra et des soirées WWF, Gaelle, dis oui dis oui dis oui)
00:10 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : secret square, paris, restaurant, club, pole dance, michel denisot nu, benicio del toro, vlamidir poutine, panda, gq, regard qui tue, yeux revolver, marc lavoine est-il sexy
23.04.2010
Volver... (Retour I)
Oui.
Oui, je n'ai pas écrit ici depuis le début de la ferme célébrités environ, et je me doute que tu as trouvé le temps long en mon absence. Je veux dire, tu faisais quoi, en fait, sans moi ?
Ah bon ? plein de choses ? t'es sûr ? enfin, si tu le dis moi je te crois. Le concept de sucer pition ne m'enchante guère. (100 points Esso pour qui comprend la blague)
Bien, moi aussi j'ai fait tout plein d'activités récréatives, d'autres plus rémunérées, genre travailler encore et trop.
Il y a un peu plus d'un mois maintenant, j'ai repris le chemin des Caraïbes. Vois-tu, je sais que je leur ai manqué, aux Caraïbes.
Et un jour, en revenant d'une plage, j'ai eu faim.
"Tiens, je mangerais bien des tacos"
"Ah oui, moi aussi. On y va ?"

Comment dire... c'est juste un pays fabuleux. ON MANGE DES TACOS A N'IMPORTE QUELLE HEURE ET PARTOUT.
A 10h du matin, bière et tacos.
A 16h, bière et tacos.
A 6h du matin, bière et tacos.
Et ça, c'est une grande qualité du peuple mexicain. Tout, partout, tout le temps.
A part manger tout, partout et tout le temps, nous avons quand même visité des temples mayas (un peuple qui était tout petit) (je dois avoir du sang maya) ou fait de la plongée sous-marine (sur Marine, c'est chez Dorcel).
J'ai failli mourir, là je m'adresse à ceux qui bookaient déjà leur A/R sur Aeromexico :
Décor : Mangrove tropicale, pleine de crocodiles et de bêtes mutantes
Contexte : sortie en mer sur un petit hors-bord conduit par mes soins, un ami inconscient à mes côtés.
Après avoir snorkelé (il n'y a pas de traduction alors raisonnez un peu) en mer, nous devions traverser la dangereuse mangrove afin d'arriver à la marina. Là où nous attendaient des tacos (encore, oui).
Imagine un parcours de Mario Bros -je fais Mario-, avec tous les obstacles sus-cités.

A celà tu ajoutes un gros méchant Rastapopoulos qui ressemblait plus précisement à un hord bord atrocement blanc et jaune, piloté désastreusement par 2 chinois.
(sans rancune)
Après avoir slalomé pour rigoler (parce qu'il n'y a pas de piste de slalom sur mangrove) et acceléré au maximum, je me rends compte que le Rastapopulos de Shangaï est plutôt du genre la glu, latéralement.
Latéralement, c'est dommage parce que le passage d'eau de la mangrove se rétrécit un peu, là, droit devant.
Latéralement, c'est dommage aussi parce que les muchachos ont construit un pont, juste là.
Un pont avec des gros poteaux.
Parce que sinon, le pont il ne tiendrait pas. (tu comprends ?)
- eeeeeeeeeeeh mais il bouge le con en barque jaune ?
- euh, il a l'air perdu
- crie lui de dégager de là, on doit passer le pont
- GO away ! go awAY ! GO AWAY CABRON !
- fais lui de grands signes peut être
- tu ne voudrais pas ralentir peut être
- non je vais passer avant lui
- mais là tu te diriges vers le gros pilier du pont
- mais c'est lui
- RALENTIS
- peux pas
- RALENTIS
- je sais plus faire
- LE PONT !!
- LE CHINOIS !!
Aucun chinois n'a été blessé pendant cette manoeuvre désastreuse. Aucun mexicain non plus.
Le poteau est passé très près, peut être avons-nous heurté le champ de force de ses fondations, peut-être ce pont s'est-il écroulé après notre passage. nul ne sait.
Mais les tacos du port étaient bons.

Les zoophiles pourront apprécier l'idée qu'un barracuda a nagé à mes côtés sur une vingtaine de mètres.
La chose m'a été rapportée par un (regretté) ami après coup.
- il était gros en plus, mais je ne t'ai rien dit pour ne pas te faire peur.
L'amitié, ça va, ça vient...
Bref.
Je reviens lundi pour te raconter la suite.
Je l'écris tout de suite, pour ne pas oublier, hein.
00:05 Publié dans Petite Cervoise en voyage | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mexique, caraïbes, loin, tourisme, voyager, playa del carmen, mangrove, gros crocodile, tacos, michel denisot nu, michel denisot aime les tacos
04.03.2010
Tu peux aussi lire Apathie
Je ne vais pas m'en excuser, mais vous allez certainement trouver le billet qui suit injuste, dégueulasse et terriblement prétentieux.
Ce à quoi je répondrai que Keith Richards seul me jugera lors de ma mise en bière (ha ha) et que la beauté de l'internet planétaire fait que vous pouvez aller voir du côté du blog de Jean-Michel Apathie, si je vous ennuie.
Donc, je disais, tu vas dire (je dis tu car tu n'es plus qu'un à être resté après cet insipide incipit. Tous les autres font un pogo chez Apathie) que je suis gonflée, mais il se trouve que j'ai un peu les boules.

Lors de mes aventures caribéennes carabinées, j'ai batifolé avec beaucoup de plaisir avec un représentant de ce beau pays qu'est l'Espagne ; terre de paellas et de gros chorizos intelligemment situés (si vous situez le propos).
Pour une fois, et admettons que ces fois sont trop rares, l'alchimie corporelle était au niveau de l'alchimie intellectuelle. C'est à dire qu'après être allés voir si la gardénia était frais, l'on s'est un peu demandé pourquoi avait-on passé tant de temps à être juste amis, comme des cons.
Puis, l'injustice d'un système (qui est certainement mangeur d'enfants) m'a envoyée pousser des brouettes en France ; alors que je n'en avais pas du tout envie.
L'Espagnol, qui est donc bien plus qu'un chorizo savant et rigolo, m'a écrit ce jour là, le jour de mon départ le plus triste, un mail pour me dire merci. Tout simplement.

Quelques mois plus tard, nous nous sommes retrouvés, parce que les cocotiers me manquaient. Mais quand j'ai appelé le bureau pour dire "je reste ici, plus jamais je ne reviens", mon Presque-Chef Sicilien m'a menacée. Comme il est assez grand et très Sicilien, je suis revenue à Paris. Quand on me prend par les sentiments...
Lors de mon dernier voyage à l'île enchantée, je l'ai trouvé dans les bras d'une autre.
Comment lui en vouloir, vraiment.
Mais là.
Non.
Enfin, je veux dire.
On aime pour la personnalité, le caractère, l'intelligence, l'humilité, le romantisme, l'argent, le patronyme, le cul.
Mais cette fille est un peu moche, quand même.
Selon certains, c'est un tromblon.
Moi je ne dis pas, mais je hoche la tête.
Elle est gentille, mais pas la plus intéressante ni la plus fêtarde. (critère qui a son importance aux yeux de la religion unique en Caraïbie : le reggaeton)
Pourquoi elle ?
Pourquoiiiiii ?

Un jour, dans le quartier latino de Mission Dolores à San Francisco, une esthéticienne me racontait que son fiancé venait de la planter pour une fille "pire qu'elle".
Ben je me sens pareil, fiston. Pourtant je connais bien mes nombreux défauts.
Tout pareil.
Alors qu'on ne s'était rien promis (heureusement) et que je n'aurais pas été surprise qu'il s'accoquine avec une jolie mulata ou avec une de mes copines absolument charmantes et intéressantes ou avec des palmiers.
Moralité immorale, nous sommes tout de même retournés voir le gardénia, quelques heures avant mon départ. Malgré la moche.
Hormona mata neurona.

Mais je n'ai été que la femme de quelques heures après avoir été celle du passé. Elle (la gentille mochette) est le présent, et surement l'avenir.
Facile à accepter sur le papier, mais pas dans la réalité.
Jalouse ? non, pas vraiment. Juste envie qu'après moi, parfois, il y ait vraiment le déluge.
Gens, je n'ai plus d'internet dans ma maison, du coup c'est un peu compliqué de bloguer.
Depuis quelques mois, au travail, on m'oblige siciliennement à travailler.
N'importe quoi, hein ?
17:39 Publié dans Poils et Psychologie | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : espagne, viva espana, jean michel apathie, apathie du grand journal, canal +, michel denisot nu, jalousie, moundir l'aventurier de l'amour, pire que moi
26.02.2010
Hit the Road
Un restaurant, un film, une amie.
Une histoire qui ressemble à un détail près au schéma sentimental que je reproduis sans m'en rendre compte.
A l'écran, les erreurs sont flagrantes, beaucoup moins quand on est l'héroïne de l'action.
Un périphérique parisien fluide, une température hivernale douce (pour Paris, on est d'accord : 9°C) (le parasol est prêt, les gars).
Moloko, Pink Martini et Sonny and Cher à haut volume, une cigarette caribéenne qui se consume lentement.
L'esprit vide et plein de jolies choses. De lumières, d'air et de musique.
Une cigarette que j'aurais voulu éternelle, et rouler longtemps.
Advienne que pourra.

Les gens, je reviens très vite, le temps de mettre plus de mots sur des émotions/concepts/choses diverses/bétises.
Et de préparer mon voyage en Caraïbie.
(parce que ça manque, hein ?)
(oui, Sonny and Cher)
10:23 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : michel denisot nu, cigarettes, route, cinema, in the air, george clooney, sonny and cher, youhou, advienne que pourra
03.02.2010
Interlude maritime
Je ne sais pas comment vous décrire cette sensation, peut être que "wahooo" ça vous mettera sur la piste.
J'ai finalement débranché, le week end dernier.
Pas juste débranché un modem, ou laissé le portable se vider de sa batterie.
En italien, on dit "staccare la spina". Une jolie expression qui veut dire débrancher un appareil mais aussi détacher l'épine, littéralement.

En fait, ça a été facile. Jeudi soir, je racontais à une amie mon week end précédent, où je voulais prendre l'air à la mer avec la Nama, mais au lieu de ça j'ai fini aux urgences à me faire codéiner le corps.
Une simple phrase "on y va samedi, si tu veux ?" et le road trip de Thelma et Louise au bout du rouleau était scellé.
Un voyage de quelques heures sur les routes normandes encore inconnues pour moi, à chanter très fort et très faux sur Bon Jovi (qui était consterné par le massacre, depuis l'autoradio) en fumant des cigarettes roses.
A l'hotel, juste le temps d'enfiler un maillot de bain pour plonger, avide, dans la piscine (couverte et chauffée, faut pas déconner).
Avide d'eau, de me sentir en apesanteur, légère, d'essayer de monter sur une bouée pour finalement me rater et faire une cabriole indigne de Muriel Hermine qui m'a assassiné les sinus.
Avide de retenir ma respiration pour aller sous l'eau, par choix.
Avide de battre des pieds très fort et d'aimer retrouver l'air à la surface.

Le soir, après un plateau de fruits de mer de sa race qui tue, casino.
De toute façons, il était à 10 mètres de l'hôtel, on était un peu obligées d'y aller.
Là, on a bien compris qui avait de la chance en amour, et qui avait de la chance au jeu.
L'une a décuplé sa mise à la boule.
L'autre est repartie avec à peine le quart de sa mise.
L'autre c'est moi, donc je demande officiellement au maharajah bonnasse qui m'aime secrètement de bien vouloir se manifester, parce que j'ai la preuve tangible de son existence, à présent.
(ou alors Michel Denisot va bientôt sonner à ma porte, nu avec un bouquet d'églantines)
Ceci dit, c'est certainement le blackjack qui m'a perdue, parce que j'ai quand même dealé pas mal de jetons entre mes mains, pendant la soirée.
La saison étant morte, les croupiers étaient particulièrement gentils avec nous. Moi qui pensais qu'ils ne pouvaient quasiment pas parler avec les joueurs... samedi soir, ils nous conseillaient, même.
Et oui, le jeu est dangereux. Surtout le djack.
Aux machines à sous, j'ai fait plein de dingdings, instant Picsou, fortune de pièces de 10 cents, échangées au poids contre des billets plus transportables (j'avais pas pris ma cariole).

Dimanche matin, réveil orgasmique avec ma vue sur la mer.
Petit déjeuner servi au lit.
Face à la mer.
Séance de contemplation, enroulées dans nos couettes comme des nems, sur le balcon, en fumant des cigarettes roses.
Face à la mer.
A se dire qu'on n'est finalement pas à plaindre et que la sérénité n'est pas si difficile à obtenir.
Alors certes, il y avait un vent très très très très froid, je n'ai pas osé mettre un dixième d'orteil dans la mer, je n'ai pas pu faire de promenade à cheval (parce que les pauvres, il doivent aussi se geler les $ouilles sabots.
Mais je suis revenue à Paris remplie d'air iodé, en chantant toujours très fort et très faux sur Bon Jovi et en fumant des cigarettes roses.
Sauf que là, c'était différent...
* Les cigarettes roses, ce sont des Pink Elephant, elles ne contiennent que du tabac nocif et de l'arôme de vanille (un peu nocif, du coup). N'allez pas croire que je me drogue au volant.
16:35 Publié dans Petite Cervoise en voyage | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : deauville, trouville, normandie, casino barrière, michel denisot nu, piscine, muriel hermine, blackjack
28.01.2010
Secoue ta crinière et libère ta braguette
Ce que j'aime bien dans ce blog, c'est son absence totale de ligne éditoriale.
Ce qui nous permet de passer du coq à l'âne sans surprise, parce qu'autant le débat sur l'histoire et la mémoire que l'on peut / doit en garder est passionnant, sincèrement ; autant là, j'ai envie de légèreté.
Enfin, attends, de légèreté, il y a quand même du lourd ici.
Du lourd musicalement parlant, parce que je reviens à peine d'un concert rock vraiment bon, mené par une chanteuse que je ne connaissais vraiment pas, Izia.
* même si son prénom, en italien, ça se traduit par I-tatie
Le rock et moi, on joue un peu les amoureux de Vérone. Un coup je ne peux écouter que ça, un coup les guitares me tapent sur le neurone (et il est sensible) alors je switche pour de la musique tropicale ou du jazz. Donc, je suis plutôt restée aux classiques, Stones, ACDC, Red Hot and co ; avec quelques incartades pour voir du côté des (bons) Gossips, par exemple ou Kansas (là, c'est à cause de South Park).
bon, je n'ai jamais dit que j'étais moderne...
Ce soir, ça envoyait du son, du bon son.
Et pour une fois, dans un concert, j'avais aussi l'image !
La vraie image, celle du live.
Je t'explique : quand tu culmines à 1m55 sans talons, je peux t'assurer que tu ne trouves pas le monde si petit que ça. Tu dirais même qu'il est grand, mais sans toi.
Donc, ce concert je ne l'ai pas passé sous l'aisselle d'un inconnu, et c'est déjà bien.
La dame (demoiselle, elle a 19 ans, ce qui veut dire qu'elle n'a pas beaucoup connu le club Dorothée) casse la voix au bon moment, sur le bon tempo et ce jeté de cheveux... Le concert étant organisé par Petit Bateau, je pensais qu'elle allait nous faire un jeté de culotte dans la salle, mais non. Quand tu es rock, tu gardes ton slip sur toi.
La proximité de la scène a fait que j'ai tenté de faire de la belle photo, mais que je n'ai réussi qu'à produire de la moche photo.
Avec un Nokia E63, je partais aussi avec un handicap, un peu.
J'ai donc trop honte pour vous montrer le résultat.
Quoique, ce ne serait pas du Petite Cervoise sans de la photo moche en reportage terrain :

(j'ai découvert la fonction n&b sur cet appareil)
(après 6 mois)

Les vrais photographes étaient à côté de moi, par exemple ci-dessus, voici une photo moche de Rod qui fait une photo jolie.
Notons qu'à l'inverse, si Rod avait pris une photo de moi en train de prendre une photo moche, la photo aurait été jolie.
L'important n'est donc pas tant le sujet, mais le photographe,
C'est cul et feudé.
Pour en revenir à la musique (on n'est pas non plus chez teknikart ici), Izia s'amuse sur scène et a une énergie folle.
Quand elle plaisante sur sa braguette ouverte, qu'elle saute, qu'elle se défoule sur une cymbale comme on aimerait le faire sur des gens qui existent dans la vie, on aimerait juste prendre sa place.
Et on aimerait tous, ne venez pas me raconter d'histoires.
le clippouze
Le matin, avec Paint it Black à volume démentiel dans la peugeot, j'enflamme le Stade de France. Je secoue ma crinière sur If I look hard enough into the setting sun / my love will laugh with me before the mornin' comes. J'arrache le micro et en balance le pied sur la scène.
Les guitares prennent vie et vibrent sous les doigts de Keith Richards, Michel Denisot est au premier rang parmi la foule en délire, pupilles dilatées, en train de me demander en mariage des yeux. Mick Jagger, le choriste, fait les mmmmh mmmmmmh qui accompagnent le sitar et j'achève mes cordes vocales sur I wanna see it painted, painted, painted, painted black, yeah !
Sur le pont du Garigliano, en réalité. (Paris XVe).
Mais ce n'est qu'un détail.
Enfin, ce détail, c'est qu'Izia sur scène, c'est ce qu'on aimerait bien être. Une fois, pour voir.
En rentrant chez moi, comme toujours après une sortie, j'ai bu un grand verre de menthe à l'eau.
Je suis une déglingos.
10:13 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : izia, concert, paris, scopitone, rock, petit bateau, rolling stones, michel denisot nu, michel denisot sexy, paint it black, nouvelle scene francaise, yeah
20.01.2010
Blue Monday
Bonjour, c'est Petite Cervoise.
Je me suis souvenue que j'avais un blog, l'autre soir, en rangeant des cartons de fringues d'été. Ca m'a pris entre un débardeur indécent et un haut de bikini.
Ces oripeaux auraient du me rappeler les vacances, mais à cause de la drogue, le chemin de ma pensée est allé se perdre dans le neurone "blog", un peu assoupi ces derniers jours.

Plus qu'une détox de tant de virtualité, c'est un réel oubli.
Les causes sont multiples, on blâme le travail, blâme les concerts caribéens, blâme le manque de luminosité et les firewalls nazis.
Alors qu'il y a plus grave, franchement.
Lundi, je crois que c'était la journée la plus longue de l'humanité. Rien n'allait, même quand tout fonctionnait.
Et une collègue m'a fourni une explication logique à cette baisse de forme monumentale (à l'image de la salle gueule que j'avais ce jour là).
C'était le Blue Monday.
Ouatte le lundi bleu ? Une face B de cloclo qui aurait gondolé le vinyl à force de paillettes ?
Nan, t'y es pas, toi.
C'est que des types et des typettes très sérieux et rémunérés ont fait une étude, dans des bureaux avec des éprouvettes et des appareils qui font bip-bip.
Il semblerait que le 3e lundi de l'année, c'est le jour de déprime globalisé à l'échelle de la planète intergalactique.
Comme quoi, la mondialisation, ça n'a pas attendu José Bové.
La déprime post coïtum, on connaissait, mais on n'a pas tous baisé le dimanche soir, faut être sérieux. La déprime lundi-de-janvierum, c'est l'habile combinaison de l'après-fêtes, de la luminosité faiblarde, du calendrier qui déroule tout plein de mois sur du bristol débile, du froid et de la lourdeur des bidons qui digèrent mal la bûche.
Pourtant c'était simple : prenons un citoyen mondial moyen et portons-le à ébullition.
Sous la pression du niveau de la mer en date du 3e lundi de l'année, il entre en dépression atmosphérique et crée une perturbation nébuleuse de karma.
Il rit nerveusement et fort, on dit qu'il rit haut de janvier, phénomène ponctuel que seul le groupe (du Lot, 46) GOLD a su glorifier dans les années 80.
La même tentative un jeudi de décembre ou un mardi de juillet, conduit simplement à retrouver un bonhomme bouilli dans une marmite.
De cette expérience simple et peu onéreuse, on en conclut que le blue monday existe vraiment (et qu'on doit tout à la science).
Le lundi du blues, tu es patraque, moody pour les anlgolovers. La journée n'en finit pas, les minutes n'en finissent pas, les secondes n'en finissent pas, cette phrase n'en finit pas.
Preuve que ça va mal: j'ai voulu me faire masser pour oublier, la dame de l'esthétique m'a répondu "ah nan, c'est trop tard".
L'absentéisme serait plus élevé ce jour-là qu'un autre, et je compte bien poser ma journée l'année prochaine. (Oui, Planquée)
Sur ces entrechats, pour ceux qui auraient le répertoire de Gold dans la tête suite à la lecture de cet article passionnant et instructif, voici un peu de musique tempérée afin de préserver vos cellules nerveuses :
12:34 Publié dans Poils et Psychologie | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blue monday, blues, déprime, ça s'explique, en fait il suffit de poser des conges, michel denisot nu, michel denisot à la plage, instructif, gold, gold vient du lot, on avait presque oublié gold, santana, carlos santana c'est un peu dieu
06.01.2010
Champêtre
La campagne, c'est flippant.
Je sais, la Perséphone vous l'a déjà dit, mais bordel, vous ne saurez jamais à quel point entendre l'écho de son silence peut être destabilisant.
Je ne dis pas, les 2 premiers jours, on a l'impression de revenir à la vie.
Plus de mails, on est en zone blanche.
Plus de téléphone, on a mis le chargeur dans un coin encore méconnu de notre valise.
Plus d'humainoïde, aucun n'est assez taré pour vivre là.

Toi, juste toi. Du vert, un peu monochrome mais tu récupères 2/10 de vision à l'oeil gauche en 16 heures de plaines et prairies. Loin des écrans, des petites choses trop importantes que la civilisation t'oblige à regarder et lire religieusement.
A la campagne, on s'en fout du nombre d'acides lactiques dans les lentilles (y'en a ?) ou de la DLC de la moutarde (98, ça rappelle les bleus, Footix, toussa).
A la campagne, tu apprends à ne rien faire, et s'il est obligatoire de faire, autant manger.
Et on mange. On sacrifie des canards sacrés. Des kakis. Des pissenlits.
Des trucs qu'on ne mange pas chez le sushi-man.
On dort.
Beaucoup.
Bien.
Trop.
Un jour, on regarde un épisode de trop d'Amour Gloire et Beauté. Parfois, le 2e signe l'overdose (vous êtes trop sensibles, les amis).

On ouvre la Dépêche du Midi, et on y apprend qu'à Lalbenque, il s'est vendu pour 175kg de truffes.
On se souvient alors qu'on n'aime pas les champignons, et qu'ici, la foule est en délire à la saison des cèpes.
Bon, la foule, c'est relatif, la natalité du Quercy n'est pas la plus funky du pays.
Et quand le voisin revient avec un bolet satan pour nous montrer "ce qu'est pas bon", on a soudain envie de se droguer.
Fort.
De fumer le bolet de l'autre type qui vit en enfer, juste pour voir.
Et oublier.
Oublier le vert, oublier les prés et retrouver St Germain.
Oublier le canard, le rien, le calme et passer de l'autre côté de la force.
Voir des couleurs, du jaune, du bleu, du rouge, Broadway*!

Il faut comprendre : pas d'internet, donc pas de porno en streaming, ni de best of de Michel Denisot sur Canal, et encore moins de Derrick pour avoir juste l'idée de boire à la mort.
Si on coupe le champignon en tranches très fines, qu'on les laisse sécher (au four, peut être pour accélerer le processus ?) puis qu'on les roule dans une page du Rustica spécial pétunias de 1995 (un exemplaire rare, mais seul papier disponible, à part la Dépêche), ça le fait ?
Juste le fait d'y penser, tu as la nausée post-trip, sans le trip. Et tu renonces à l'expérience.
Tu jettes le champignon rougeaud au compost, après tout, c'est un peu du pourri des bois, ce truc.
Tu te replonges dans Amour Gloire et Beauté, parce que Brooke n'a pas fini de se re-re-re-re-re-re marier avec Ridge.
Le 3e jour, on commence à parler aux choses. Les sapins, les chênes, les portes.
Quand on voit un animal, c'est notre meilleur copain.
Le voisin a un bourricot, et lui c'est le plus sympathique des animaux. Il converse, échange et pour ne pas me vexer dans mes théories stalino-nikosaliagasiennes, il se contente de hocher la tête. Et il broute. L'herbe.

Le 4e jour, on comprend qu'il faut sortir de là. On commence à parler avé l'asseng, vu l'intensité des rares moments d'échanges avec les autochtones.
"Bonjoureu, un paing et une chocolatineu sivoulpéy"
Je ne savais pas ce que c'était une chocolatine, il y a 3 ans.
Maintenant, je sais parler un français avec l'accent mi italien-mi cadurcien (c'est très moche).
Je suis partie au bout du 6e jour, pour faire un périple provincial, histoire de rejoindre les Murmures à Clermont. Voir des gens très couls, certes, mais surtout DES GENS.
En gros, pour faire 273 kms, j'ai fait un tour de Gaule.
vois donc la motivation.
Je suis passée par Toulouse et Lyon puis Dunkerque et Limoges, avant de rejoindre l'Auvergnie.
Du train, des avions à hélices, des dirigeables...

A présent, je ne peux plus rien voir de vert.
La tête me tourne dès que j'aperçois une feuille de salade.
Plus jamais ça, les copains, plus si longtemps.
Ou alors, seule avec le bourricot...
*Merci de relire Reiser si vous ne voyez pas de quoi que j'cause
** Ha oui, bonne année, douce et sereine à toi !
22.12.2009
The freak of the day : le Gong ne l'a pas sauvée
Aujourd'hui je me sens en forme, peut être parce que cet article me fait repenser à la jeunesse, aux Mister Freeze trop vite avalés en sortant de l'école et à Vito, mon premier flirt (derrière la balançoire, il s'en passait des choses).
Dans ma jeunesse, donc, on regardait très sérieusement Sauvés par le Gong, avec mes copains de classe. J'ai essayé de les convertir aux Feux de l'Amour, mais ça n'a pas marché.
APARTE - Phyllis est bien enceinte de Nick, qui est venu s'installer chez elle. En catimini. N'importe quoi. - FIN DE L'APARTE

Sauvés par le gong, c'était la série à la mode, d'ailleurs je me crépais les couettes avec les filles pour être Kelly Kapowski (je disais que c'était un nom Italien en prenant l'accent) et faire un smack à mon Zack Morris (qui changeait toutes les semaines).
Enfin, la distribution des rôles nous prenait toute la récré (personne ne voulait faire Screech) et je me retrouvais parfois en Lisa Turtle, en échange d'un BN.
Mais si, Lisa Turtle. Lisa Tortue. Bon, oui la seule métisse de la sitcom, parce qu'à l'époque on ne mélangeait pas beaucoup les gens.
Là, tu visualises ?

Bien.
Le temps est passé depuis la fin de la série (c'était en quoi, 93 ? Merci Google), et hum, comment dire, ça se voit un peu.
J'ai les seins qui ont poussé et Brooke a trouvé le temps d'épouser 4 fois Ridge dans Amour Gloire et Beauté.
Pour Lark Voorhies, alias Madame Tortue, le temps aussi est passé.
Et on ne le dira jamais assez : autant les hommes vieillissent bien, autant les femmes se fânent.
D'où les coups de bistouri, de scalpel, d'injections et de folie.
Mais comme la demoiselle est jolie de nature, ce n'est pas avec elle que seront lancés les grands chantiers de Versailles, ni le chantier du SPA d'un chirurgien peu scrupuleux de Beverly Hills.
Alors on lui propose le plan B, qui ressemble beaucoup à un lavement lavage de cerveau raelien :
On lui explique les lois de la physique, la gravité, Nioutonne et sa pomme.
Ensuite, on lui fait écouter en boucle Petit Tambour de Bernard Minet (tes oreilles peuvent saigner, attention).
Après 2 semaines de travail, Lark se rendra chez son toubib qui a déjà été relancé pour 3 devis de baignoires massantes par kinestésie japonaise.
Elle lui lancera, fièrement et avec opiniatreté : "Je veux remonter ma peau de la face et qu'elle soit lisse comme un tambour !"
Il lui dira Wakatépé et voilà le résultat :
aaaaaaaaaah


14:57 Publié dans The Freak of the day | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : lark voorhies, lisa turtle, lisa tortue, sauves par le gong, chirurgie esthetique, michel denisot nu, chirurgie plastique, lifting, botox









