03/04/2009
Techniques de diversion I
Journaliste, avisant le styliste escorté de bimboys naturellement photoshoppés : Vous êtes bien entouré, là !
Karl Lagerfeld, le styliste : Bien sûr, je ne vais pas traîner avec des mochetés !

Faut pas se mentir. En tout cas, moi je ne veux pas vous mentir (vu qu'on se connait pas, il n'y a aucune raison).
Des gens moches, il y en a. Ce n'est pas choisi, mais quand on est laidron, mieux vaut trouver des techniques pour faire passer l'infortune et briller en société (au lieu de luire bêtement à cause du séboum).
Mais parlons d'abord des gens moches chez qui ça ne se voit pas trop.
Ceux là font partie d'une catégorie qu'on pourrait appeler moche-loucedé, à différencier du moche-beau, qui est quand même joli sous un certain éclairage ou les jours de lune rousse.

Le moche-loucedé est né avec une tare au niveau facial qui a été amoindrie par une caractéristique physique singulière. La dite caractéristique étant plutot attribuée aux personnes gâtées par la nature (autrement, si t'es moche ET bossu, tu entres dans la catégorie moche-cumulatif et c'est moins drôle).
Le moche-loucedé est vilain, mais possède parfois un beau corps. Ou au moins une belle carrure.
De dos, tu envisagerais
De face, tu n'envisages plus du tout
De profil, tu réfléchis s'il ne manquerait pas quelqu'un pour jouer au rami avec les clampins de la compta
Le moche-loucedé est souvent blond, couleur qui attire le regard vu qu'on se questionne toujours sur la véracité de cette teinte (pour les gonzesses) et que l'on guette toujours l'effet d'optique du rayonnement de la lumière artificielle qui tient parfois en jaune les cheveux gris (pour les mecs).
Le roux est aussi un paravent efficace, comme cette couleur ne sied pas à tout le monde, on attribuerait l'inconfort au pantone de la touffe (celle du haut) plutot qu'à la face en général.
Le moche-louedé a aussi une voix particulière, souvent grave pour s'imposer, ou très fluette donc reconnaissable dès qu'il prononce une moitié de lettre.

Je sens qu'il y a encore des septiques dans l'assistance...
Vous voulez un exemple concrêt de moche-loucedé ?
Dans la bouate où je glande bosse, il y a une secrétaire (conne et avec le balai telescopique de Pierre Belmarre dans le fion) qui est très grande et très blonde et très moche.
Ma collègue est revenue d'une réunion à laquelle cette blonde a assisté, en se tenant la tête entre les mains en criant "mais qu'est ce qu'elle est mooooooooche cette femme!"

Et ma collègue, ce n'est certes pas la dernière pour se moquer, mais ce n'est généralement pas elle qui ouvre les hostilités.
Mais malgré ce visage que nous connaissons tous, nous continuons de la dérire comme "la grande blonde" à ceux qui demande qui est Mlle *BIIIIP*.
Grande et Blonde.
Même à nos collègues aussi moqueurs que nous.
Grande et Blonde.
Aucune référence à son grand nez, son menton fuyant ou sa bouche de travers.
Grande et Blonde.
Elle aurait eu la même tête, mais sur le corps d'une petite de 1m60 et les cheveux bruns ou chatains, on l'aurait décrite comment ?
Petite avec un nez un peu gros.
Parce qu'il y a beaucoup de petites brunes, en fin de compte.
Petite avec un nez un peu gros.
Seule une paire de seins monumentale aurait pu la sauver.
Petite avec des nichons énoooooormes.
Aucune référence à son grand nez, son menton fuyant ou sa bouche de travers.
Ca vous parle un peu plus ?
Moralité : si vous êtes laids, essayez d'être grands, blonds ou ayez des gros seins. Ca se verra moins.
(Pour les hommes qui ne seraient pas prêts à se faire implanter des prothèses : essayez la gym ou soyez riches)

La prochaine fois, nous évoquerons la façon de camoufler la laideur en étant intelligent, tout simplement.
Ca ne sera pas facile pour tout le monde...
00:05 Publié dans Pas facile d'être une fille | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : beauté difficile, moche, camoufler, laideur discrète, lagerfeld, être blond
04/03/2009
Il n'y a pas de mal, en fait
Bonjour aimée plèbe internetique,
J'ai une confession à vous faire, et je préfère vous l'asséner dès maintenant, sinon vous allez trépigner.
Si, vous trépigneriez.
Dimanche, avec Connasseee, on s'est beaucoup moquées.

Au Barrio Latino, comme toujours. Cet endroit est génial pour pratiquer le moquing.
On ne rit pas des gens qui ne dansent pas très bien, non non non.
On rit des gens qui sont risibles dans leur attitude :
le frotteur de quiche (qui croit que tout est Zouk et que le Zouk est tout),
le Maykelyakson (qui fait du moonwalk-salsa),
le détraqué (celui-ci, on l'a repéré hier pour la première fois : regard hagard, expert frotteur, file aux cabinets entre chaque chanson pour se finir changer l'eau des poireaux, démarche de psychopathe).
...
Et on se sent vachement bien, après.
Voilà, c'est dit.
Tu peux dire que c'est pas bien de se moquer, mais c'est une activité que j'ai toujours pratiqué, dans le fond.
Je dois être une morue de nature, en fait.

Au lycée, avec mes copines, nous passions nos récrés à rigoler des gens dans la cour.
On avait notre banc, celui qui laissait une vue à 180° sur l'agora fourmillante, un paquet de pépitos de Lidl (bah oui, budget lycée) et nos langues de pioutes.
Nos cibles préférées étaient les gothiques et les skateurs. (patapé)

Je me souviens d'un type, gothique ascendant sataniste, qui était toujours habillé pareil : un jogging moletonné noir ou vert kaki, l'entrejambes au niveau des genoux ; une parka motifs treillis customisé par des symboles anarchistes faits au BIC, le sac Eastpak noir customisé au tipp-ex, une casquette dans laquelle il avait planté des clous et un boulon (bouffon) et une capuche par dessus.
Eté comme hiver, même combat, même dégaine.
En plus de ça, il avait une tronche à faire peur aux moineaux.

Ben tu vois, j'espère sincèrement qu'aujourd'hui il aura totalement changé de louque (vu que la tête, ça va être compliqué).
Et s'il a changé de style, qu'il est bien dans sa peau et qu'il a trouvé une copine, c'est peut être grâce à nos moqueries...
non ?
tu crois que j'essaie de me donner bonne conscience ?
tu as peut être raison.
On se moquait aussi beaucoup des couillons qui transportaient des pierres dans leurs sacs à dos.
C'étaient des Franklin la Tortue.
Mais qu'est ce qu'ils avaient l'air triste, tous ces gamins trop studieux pour compter sur la générosité des autres...
C'était des Rémi sans Famille.
Tandis que nous, on venait avec une pochette qui contenait 4 feuilles (le reste serait à emprunter) et un BIC 4 couleurs.
Mais au final, qui est-ce qui a attrappé une scoliose ? pas moi.

On se moquait aussi des caille-ra, mais pas trop fort (on est moqueuses ET fiottes).
Enfin, les blousons Teddy c'était quand même fabriqué pour rigoler, non ?
Je ne trouve pas drôle de rire d'un type moche, ou gros, ou tout petit parce qu'il est moche, gros ou/et petit.
Ce qui est drôle, c'est le délire que tu peux bâtir autour.
Et dans ce délire, finalement, on oublie très vite la personne qui a enclenché le tout.
Ce n'est pas méchant, en fait.
La vraie moquerie est faite pour vexer et déprécier.
Celle-ci est faite pour ne pas penser à des choses tristes et laisser aller son imagination.
Ces deux dernières lignes s'adressaient aux personnes qui étaient au Barrio dimanche. Continuez à y aller, dansez, frottez et ne faites pas attention à nous, parce qu'au fond, nous ne faisons pas vraiment attention à vous...
00:05 Publié dans Vrac | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : moquer, rire, vulves, muppet, minou lisse, moche









