22.09.2008
L'aventure Fort Boyard - Part 1
Bonjour les liseurs,
Il y a quelques jours, je déjeunais avec ma copine N., qui est une jolie jeune femme que tu vois parfois dans ta télé ou dans ton magazine favori. C'est une vedette, quoi.
On ne va pas s'étendre sur le fait de deviner qui c'est ou qui c'est pas, parce que je vous rappelle qu'ici, l'anonymat est roi.
Là oú nous allons nous étendre et jouer les grandes étendues, c'est sur le récit qu'elle m'a fait de sa participation à un jeu télévisuel super populaire.
LE jeu que tu as FORCÉMENT regardé une fois dans ta vie, si tu vis en France.
Allez, au moins tu as déjà vu le sktech des inconnus :
Cric Crac, on passe à l'attaque / Ra-Ra, c'est nous qu'on gagnera / Go-Go à nous le magot / Yo-Yo de Fort Boyaux
Ben ouais, coupine de Cervoise a fait Fort Boyard.
Et je me devais de vous relater son aventure, avec mes mots à moi, certes, mais son truc à elle quand même.
(et les plus grands tarés de mes lecteurs vont compulser les K7 vidéos de toutes les émissions...)

Laisse moi te dire que tu ne débarques pas dans le Fort du Bouayard avec un Costa Croisieres.
Ce serait plutot du zodiac gonflable Leclerc, qui était en promo cet été (avec les rames, il coutait 34,90 E).
Ceci lance le ton : les mecs, on fait dans le roots aujourd'hui.
Les présentations faites avec l'équipe technique, il y a Olivier Minne et les autres qui arrivent.
Il est sympa, Minne.
Et il y a passe-partout qui se présente aussi... Vous connaissez le principe de pression qui cuit les aliments et peut provoquer des explosions ?
Eh bien la pression était trop forte et je sentais que mon zygomatique était dans l'état du réacteur #4 de la centrale de Tchernobyl le 26 avril 1986 à 00h00.
Je l'ai dit.
"Je suis paaaaaasse partouuut du Fort Bouayaaard, je guide les casse-cous nananana nana"
Ca ne l'a pas fait rigoler.
Le cameraman, si.
Surement qu'il devait être stagiaire payé en paninis.
Quand les épreuves ont commencé pour chercher les clés, j'ai compris que j'allais payer de ma personne. Car, sachez-le, la sueur n'est pas simulation.
On m'a fait faire les pires choses !
D'abord, le truc où tu dois deviner où qu'elle est la clé sous les gobelets. Bonneteau, je crois que ça s'appelle.
Moi, je n'y arrive jamais, je suis le gibier idéal pour les saltimbanques et escrocs en tout genre.
Heureusement, dans l'équipe nous avions un gitan (je tairai son nom).
Il a donc pu suivre sur l'écran de contrôle et me dire où se trouvait la clé à la con.
En plus, il fallait trouver 3 petites clés pour ouvrir des cadenas qui te faisaient décrocher la grosse. de clé. Celle qu'il faut rapporter à Olivier Minne, quoi.
Grâce à l'ami manouche, j'ai gagné, j'étais fière.
Cet état de grace n'a pas duré, les amis.
Déjà, et c'est un peu de ma faute, je n'ai pas pu m'arrêter de vanner, emportée par ma victoire dans le jeu d'avant.
Alors, entre deux plans-séquence "escalier", j'allais voir Passe-Partout.
et... "je suis Paaaaaaaasse Partouuut du Foooooort Bouayaaaard"
A raison de 14 relances en 2h, il a commencé à me prendre en grippe.
Au point qu'il m'a collé une droite.
Sachez-le, une droite de nain, ça reste une droite.
La maquilleuse a ri, mais elle a tout de même camouflé le parjure.
Une fois les tensions apaisées, les épreuves se sont enchainées dans les pièces qui n'ont pas vu d'absorbeurs d'humidité Rubson depuis des décennies.
Il faut vous dire, nous ne choisissons pas nos défis, c'est Monsieur Minne qui fait.
Comme de bien entendu, les jeux faciles n'étaient pas pour moi.
L'épreuve où tu te retrouves accrochée sur le mur du Fort, à 300m au dessus de la mer qui claque contre la pierre, ça c'était pour moi.

Dans la cellule (déjà, ils l'appellent cellule, ça te met en confiance), il y a Antoine, un mec qui te met le harnais, qui essaye de te rassurer.
C'est fou comme il a une voix relaxante, cet Antoine, car je me suis vraiment détendue. Le jour où il fait un CD, t'as pas interet à l'écouter dans l'autoradio, sinon tu t'endors.
"je suis Aaaaannnn-toine, le mec du harnais de Foooooooooort Bouaaaaayard"
non, il est le chef de la sécurité, je n'ai pas tenté. La trouille, sans doute.
Donc, à ma grande surprise, la peur me donne des ailes et je galope sur la corniche de fortune à l'extérieur.
Trop la classe, trop fastoche, j'arrive à la clé. Qui se trouve sur une fenêtre.
L'ingrédient pas marrant, c'est qu'il faut redescendre de là. Subitement, la corniche semble bien basse par rapport à la fenêtre..
Et tout à coup, la mer claque sacrément fort en bas.
Plus bas.
Très plus bas.
Maman !!!!!
Ma jambe, telle une linguine trop cuite, a mis un certain temps à se stabiliser.
Mais en arrivant (enfin!) dans la salle du début, j'entendis à travers la porte :
"tu es bloquée, la clepsydre est finie, tu es prisonnière !"
"ah non, attends, j'ai pas fait ça pour rien ! la mer, la corniche tout ça, non non non !! Allez, on coupe au montage et on dira que j'ai fait super vite"
"non, de toute façon, Passe-Partout a déjà fermé le verrou de la porte"
"quoi ?? mais il n'est pas sérieux le ptit nain ? je ne vais pas rester croupir ici !!?!"
Il était tout à fait sérieux en fait.
...
Demain, la suite...
(il n'y a plus de pub sur Antenne 2, mais on fera comme si)
(achetez des Kinder Pingoui)
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