20.01.2010
Blue Monday
Bonjour, c'est Petite Cervoise.
Je me suis souvenue que j'avais un blog, l'autre soir, en rangeant des cartons de fringues d'été. Ca m'a pris entre un débardeur indécent et un haut de bikini.
Ces oripeaux auraient du me rappeler les vacances, mais à cause de la drogue, le chemin de ma pensée est allé se perdre dans le neurone "blog", un peu assoupi ces derniers jours.

Plus qu'une détox de tant de virtualité, c'est un réel oubli.
Les causes sont multiples, on blâme le travail, blâme les concerts caribéens, blâme le manque de luminosité et les firewalls nazis.
Alors qu'il y a plus grave, franchement.
Lundi, je crois que c'était la journée la plus longue de l'humanité. Rien n'allait, même quand tout fonctionnait.
Et une collègue m'a fourni une explication logique à cette baisse de forme monumentale (à l'image de la salle gueule que j'avais ce jour là).
C'était le Blue Monday.
Ouatte le lundi bleu ? Une face B de cloclo qui aurait gondolé le vinyl à force de paillettes ?
Nan, t'y es pas, toi.
C'est que des types et des typettes très sérieux et rémunérés ont fait une étude, dans des bureaux avec des éprouvettes et des appareils qui font bip-bip.
Il semblerait que le 3e lundi de l'année, c'est le jour de déprime globalisé à l'échelle de la planète intergalactique.
Comme quoi, la mondialisation, ça n'a pas attendu José Bové.
La déprime post coïtum, on connaissait, mais on n'a pas tous baisé le dimanche soir, faut être sérieux. La déprime lundi-de-janvierum, c'est l'habile combinaison de l'après-fêtes, de la luminosité faiblarde, du calendrier qui déroule tout plein de mois sur du bristol débile, du froid et de la lourdeur des bidons qui digèrent mal la bûche.
Pourtant c'était simple : prenons un citoyen mondial moyen et portons-le à ébullition.
Sous la pression du niveau de la mer en date du 3e lundi de l'année, il entre en dépression atmosphérique et crée une perturbation nébuleuse de karma.
Il rit nerveusement et fort, on dit qu'il rit haut de janvier, phénomène ponctuel que seul le groupe (du Lot, 46) GOLD a su glorifier dans les années 80.
La même tentative un jeudi de décembre ou un mardi de juillet, conduit simplement à retrouver un bonhomme bouilli dans une marmite.
De cette expérience simple et peu onéreuse, on en conclut que le blue monday existe vraiment (et qu'on doit tout à la science).
Le lundi du blues, tu es patraque, moody pour les anlgolovers. La journée n'en finit pas, les minutes n'en finissent pas, les secondes n'en finissent pas, cette phrase n'en finit pas.
Preuve que ça va mal: j'ai voulu me faire masser pour oublier, la dame de l'esthétique m'a répondu "ah nan, c'est trop tard".
L'absentéisme serait plus élevé ce jour-là qu'un autre, et je compte bien poser ma journée l'année prochaine. (Oui, Planquée)
Sur ces entrechats, pour ceux qui auraient le répertoire de Gold dans la tête suite à la lecture de cet article passionnant et instructif, voici un peu de musique tempérée afin de préserver vos cellules nerveuses :
12:34 Publié dans Poils et Psychologie | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blue monday, blues, déprime, ça s'explique, en fait il suffit de poser des conges, michel denisot nu, michel denisot à la plage, instructif, gold, gold vient du lot, on avait presque oublié gold, santana, carlos santana c'est un peu dieu









