04.06.2009

How I met Javier (Bardem)

Hier je te l'annonçais, aujourd'hui je te l'offre.

Je suis formidable, je trouve.

Quote : "je te raconterai comment s'est passée ma rencontre avec Javier Bardem" - P.Cervoise, 03/06/2009

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^ aqui està Javier ^

 

Donc, Javier.

Samedi dernier, fiesta dans un des clubs "à la mode" de Caraïbicity.

("à la mode" c'est plutot du lol, parce que pour des raisons techniques, il n'y a pas trop de mode dans le Tiers-Monde)

Alors que je papotais avec des amis, je vois 3 espagnols, dont un qui a une tête familière.


Vu qu'il ne vient pas nous saluer, j'en déduis tout naturellement que grâce à l'alcool, une fois de plus, je prends tout le monde pour un membre de ma famille.

A la sortie de ce lieu de perdition, alors que je grimpais dans une voiture en passant par la vitre ouverte du côté passager (Mac Gyver sommeille en moi), je le revois passer et je me dis "rôudidjou mais c'est Javier Bardem !!"

En fait, mes ovaires m'ont surtout dit ça, elles sont un peu vulgos le samedi soir (mais on s'y habitue vite).

 

Quand j'ai fait un geste de la main signifiant "hé ho ! c'est toi Javier Bardem ? Oui ? L'espagnol méga sexy qui a joué dans le dernier Woody Allen et qui avait une coupe vilaine dans le film d'avant ?", il n'a rien compris et la voiture dans laquelle j'étais a démarré (je me suis cognée contre le pare-brise au passage).

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Alors quand je l'ai revu, le lundi suivant, dans un autre de ces lieux de perdition, j'ai senti de nouveau mes ovaires qui jouaient au trampoline.

Bien entendu, aucun mot à mes coupains, ils se seraient moqués de moi.

C'est pendant que j'élaborais mon plan d'approche que j'ai déchanté, tout était k.o. à coté.

Parce qu'autour de Javier et de ses deux compères, les filles les moins élégantes de la ville se succédaient pour dragouiller.

Pas pour la célébrité, juste parce qu'avec leur têtes de non-locaux, ils étaient forcément des proies pour les dames de compagnie payantes qui officient là bas.

Et une, et deux, et quinze, et ce concours de micro-robe ras-la-fouffe a fini par me donner le tournis.

Après une bonne heure, j'avais ma technique d'attaque : je suis allée le voir, je lui ai dit "c'est un vrai défilé, dites-moi, tant d'élégance, vous devez avoir la tête qui tourne !"

Il a ri, puis m'a dit "mes amis aiment bien les toucher, moi j'aime juste les renvoyer à leurs pénates, ça m'amuse."

Et on a commencé à discuter et plaisanter là dessus. Il savait évidemment que ces filles étaient toutes payantes et que "l'amour" qu'elles offraient était à durée limitée, en fonction du plafond de retrait de ta Carte de Crédit. C'était un bon moment, un moment agréable et frais.

Puis il me dit : "Elles se croient sexy alors qu'on voit déjà tout avant même d'avoir dit bonjour. Alors que toi, tu as tout compris, tu es un peu couverte, ça donne plus envie !"

Oui les gens.

Javier m'a prise pour une prostipute.

Consternation.

Oui, mais pour une prostipute intelligente, attention !!

Consternation quand même ?

ouais...

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pour la peine, Javier nu. na.
foutu cadrage, hein ?

 


Je suis allée retrouver mes amis, mes ovaires ayant arrêté de tressauter pour un petit moment, et ai laissé ma place à l'oreille de cet Ibère à une créature qui, si elle levait les bras, nous laissait voir sa cicatrice d'appendicite.

On a gardé l'eye contact pissétou.

Le lendemain, je me retrouvais dans les bras de mon Espagnol, moins Bardem que Javier mais tout aussi attirant et vitaminisant pour mes ovaires.


Au final, je ne sais pas si cet Espagnol était vraiment Javier Bardem ou juste un sosie réussi, mais la morale de la fable est bien là : un homme, aussi attirant soit-il, s'il montre un grand manque de goût et d'élégance, éteint le moteur de tout ovaire motivé.

Fonctionne également au féminin, car vos testillous ont aussi des sentiments (un peu).

 

 

 

Sur ces entrechats, je me mets de ce pas à la recherche de Benicio del Toro. Et j'aimerais ne pas être déçue...