19.03.2009
Les moeurs des gens riches
Ami de l'internet, salut.
T'as du voir qu'il fait beau en ce moment, et qu'on a de plus en plus envie de trainer dehors et de ne pas rentrer chez soi après le boulot pour se rouler comme un nem dans une couverture en regardant Denisot sur Canal.
On a toujours envie de regarder Denisot, mais en prenant le pastis.
Nue.
Alanguie sur le sofa.
...
On me fait signe que je m'égare ?
Ok, reprenons le prompteur.
Avec ce regain de soleil, j'ai eu l'envie folle de faire des briks, enfin, des samossas.
Ce truc triangulaire :

Généralement, j'en fais à la viande de boeuf archi épicée et au chèvre-épinards-menthe.
Ouais, je suis une déglingos.
Mais dans la vie comme dans tout épisode de Premiers Baisers, il y a un drame qui survient, généralement au moment où tu t'y attends, accompagné d'une musique bricolée au synthé Bontempi so 90's.
J'te laisse mesurer l'ampleur des dégats : je n'avais plus de menthe. Paf dans ton double-décimètre, moi aussi j'ai trouillé de devoir renoncer à mes rèves culinaires et me rabattre sur une tartine de fougne.

Heureusement, je ne skie pas et je suis dotée d'un cerveau méga connecté, rapport que l'huile d'olive graisse bien les cellules et permet à mes 4 neurones de s'envoyer gaiment des mails toute la journée (sauf en cas d'ivresse, là on dit qu'il y a maintenance réseau).
Donc, on a décidé d'aller acheter de la menthe au commerce, après avoir abandonné l'idée d'éventrer les sachets de Tetley saveur infusion du Maroc et l'autre (d'idée) de se rabattre sur la bouteille de Teissere.
Le choix s'est porté sur un Franprix à proximité de mon bureau, étant donné qu'il faisait beau mais surtout que j'étais en avance ce matin là, et que je n'avais pas envie de travailler aussi tôt.
Faut pas déconner, après les collègues s'habituent à te voir matinale et commencent à t'embêter avec du travail à faire alors que tu as encore les yeux collés par le mascara trop frais.
Ce qui est bien, quand on travaille dans un quartier chic, c'est qu'on trouve toujours de la place pour jeter correctement sa voiture, vu que les autochtones sont équipés de garages souterrains.
Ce coup-ci, j'étais pile en face de l'entrée, une merveille.
Menthe fraiche trouvée, magasin désert de si bon matin, la vie est belle, et là -musique de Bontempi BT4500- Neurone 1 et Neurone 3 on échangé quelques mails :
De : Neurone 1
A : Neurone 3
Objet : optimisation de la visite commerciale
Oh ben dis donc, tu voudrais pas acheter aussi du PéCu, rapport qu'il y en a plus dans la case ?
De : Neurone 3
A : Neurone 1
Objet : RE:optimisation de la visite commerciale
T'as oublié qu'on est une princesse et qu'on ne va pas aux wawas, donc on n'utilise pas de papier toualette ?
De : Neurone 1
A : Neurone 3
Objet : Couille
C'est pour les invités, bouffon.
C'est donc collégialement que nous avons décidé d'acheter la chose en question, certes peu glorieuse mais utile (quand on n'a plus de sopalain ? faudra qu'on m'explique)

Tu me crois quand je te dis que j'ai fait tous les rayons ?
Même l'alimentation pour animaux ?
J'ai pas trouvé.
Ah ça, il y avait des protections périodiques par milliers mais aucune trace de Lotus petite fleur.
Aucune.
Même dans le rayon surgelés.
Je ne voudrais pas me montrer soupçonneuse vis à vis des moeurs des gens riches et parisiens, mais j'hésite s'il faut faire une dénonciation à Nicolas Hulot pour non respect de la vie des baleines australes (une serviette hygiénique met plus d'un siècle à se dégrader) ou bien à la DDASS pour manquement aux règles de propreté élémentaires.
On met quelle musique de Bontempi pour l'hésitation ?
06:38 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : papier toilette, menthe, hygiène des riches, csp+, selle, franprix









