26.09.2009
Mary et Max
Tu te doutes, que si j'écris un billet un samedi, qu'il y a un événement exceptionnel et galactique qui se prépare.
Bon, d'abord, je dois être un peu balade, genre une sinusite de la gorge ou un pneumonie inversée. Mais Fever, in the morning n'est pas en moi, donc point de grippe ABCDTC.
Je dois te dire que je prends le clavier à regrets, parce que j'aurais bien aimer coucher les mots suivants sur papier 80g, à l'aide d'une plume ciselée. Malheureusement, c'est perméable aux miasmes et aux larmes.
A regrets, donc, pour te parler d'une relation épistolaire qui m'a mis la chair de poule, l'autre jour.
Mary & Max, c'est un film.


Où les personnages sont en pâte à modeler.
Mais en belle pâte à modeler, pas en spaghetti multicolores que tu faisais à 8 ans avec la Play-Doh.
Mary, elle a 8 ans, justement, et se traine une VDM en terre Australe : Papa empaille des oiseaux morts, Môman c'est Patsy de Ab Fab qui se détend au Cherry et le meilleur ami de la gamine est un poulet (vachement malin, pour un poulet)
Max, il a 45 ans et une VDM à Nouille Orque, obèse et légèrement autiste, son entourage se compose d'une voisine pratiquement aussi liquide que Katherine Chancellor des Feux de l'amour (mais qui fait de la soupe aux cheveux) et des poissons rouges qui décèdent les uns après les autres.

Les grands esprits se rencontrent, ces deux là correspondent (dans les années 70, le ouèbbe n'existait pas et pourtant on survivait), sont et cherchent le réconfort l'un de l'autre. Pendant 20 ans.
Tu connais beaucoup de relations qui durent 20 ans ?
Prends-en de la graine, donc.
Je ne vais pas faire de Spoiler, ce serait dommage. D'ailleurs, j'aurais juste dû te dire "vas voir Mary & Max et on en cause après".
Quand l'on m'a dit "hé, viens donc au cinoche", j'ai répondu "oké, mais ne me dis pas ce que l'on va voir, garde la surprise".
Je ne vois pas comment apprécier vraiment un film quand on en a déjà lu le synopsis, les anecdotes de tournage et vu 30 minutes de bande-annonce.
Laissez-vous surprendre, un peu. On a tellement peu l'occasion d'être surpris dans la vie.
D'ailleurs, notre hôte de chez Gaumont pense pareil que moi (caution pro)
Bref.

Tu liras ici et là que le film est touchant, voir triste.
J'ai pas trouvé ça triste. En fait, j'ai souvent souri.
Plein de poésie, oui, et ça ne nous fait pas de mal en ce moment.
Touchant, je valide.
Très bien fait, je valide.
Rempli de beauté humaine, totalement.
Justement, avec de la pâte à modeler, Adam Elliot, le créateur du film, a su faire remonter plus de sentiments humains que certains acteurs oscarisés. L'humanité est au delà de l'humain. (j'arrête la drogue demain)
En sortant de la salle, j'en avais carrément oublié ma sinusite mutante.
Alors si tu as des miasmes ou juste envie de te prendre une bolée d'essence humaine, c'est le 30 septembre dans les salles au velours rouge.
Pour ceux qui n'ont pas confiance en moi, la B.A. est là :
C'est tout pour le moment, j'ai du pshit-pshit à me mettre dans la gorge.
11:42 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mary et max, mary and max, adam elliot, gaumont, film de la rentrée, film d'animation, pate a modeler, cinema









