03.06.2008

Sunday, bloody Sunday

Je viens de jeter un oeil, à la requete google, car dès que ça parle de prostiputes

Alors non, je le répéte, ici il n’y a pas de massage de foufoune en vidéo, pas non plus de minou lisse, minou rasé, rasage de chatte (sauf mes gags qui n’ont fait rire que moi).

Ca, c’est fait.

Je poursuis donc l’éphémeride de ce week end bien particulier. Car oui, j’ai eu une révélation.

Je pensais avoir un karma de merde, disons les choses vulgairement, mais telles qu’elles sont.

En fait, j’ai réalisé que j’avais juste un karma rigolo. L’ennui étant que parfois, il ne fait rire que lui, et moi j’arrive à sourire de ses conneries que quelques années après…

Et bien mon karma comique m’a emmenée chez une dame qui fait de la lecture. Mais une vraie, une intellectuelle, pas une fan de Voici ou Paris Match. C’est la connasseee dont j’ai été séparée à la naissance qui me l’a présentée. Cette femme lit, en effet, mais dans des coquillages.

Qué ? Ouatte ?



Oui, cher public, et ce n’est pas donné à tout le monde. Nous, mécréants, ne voyons dans son petit panier que de vulgaires coquillages blancs, qui se lancent comme de vulgaires osselets (en plastique, hein, pas des os de poulets).

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Le premier qui me sort une vanne sur les moules...

Figurez vous que moi, j’y crois à ces choses là ; car en Caraïbie, il y a aussi des lecteurs de coquillages. Ils partagent l’affiche avec les lecteurs d’entrailles, de mains et de cartes. Et je ne parle pas de ceux qui se font posseder etc.

Porque ? Ouaïlle ?

Tiens, on a séché l'interro de LV2 ?

Pour votre culture, les esclaves africains étaient déportés aussi vers les iles des Caraïbes, et chez moi, la majorité étaient Yorubas, de cette région d’Afrique Centrale pas loin de la maison du Papa de la Connasseee.

Leur culture s’est transmise, les rites se sont certes un peu apaisés et modernisés, mais les racines restent. Et ce, malgré les stratagèmes pour cacher leur non conversion au christianisme en renommant leurs divinités par les noms des Saints de l’Eglise.

I’ve lost all my lectorat.



Hop, une photo racolleuse pour vous faire revenir :

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Merci.

Dès que j'ai un souci de lectorat dissipé, je fais appel à vous, les Soeurs Barbi.



Ca, c’est fait.

Nous en sommes donc au point où la dame lit mes coquillages, en échange de 20 eur.

Et elle me dit que je suis une fille qui a de la chance, mais que je suis très préoccupée. Ce qui est vrai.

Elle me dit des choses sur ma mère, sur mon ex, que personne ne peut savoir. Bref, des prédictions bien sympas mais qui m’ont mises dans le flou le plus total :

Bonne nouvelle : on m’aime.

Mais je ne sais pas QUI m’aime.

"Un homme, qui a peur de moi". Notez ma grande surprise à ces mots. Voila t'il pas que je fais peur à quelqu'un pour la première fois de ma vie. Et je ne fais pas peur à la bonne personne. Karma comique, je vous l'ai dit.


Je lui demande comment il est, physiquement. Elle me répond juste qu’il est plus grand que moi.

Je précise à mon aimable lectorat que je culmine à 1m63 avec mes talons. Pas dur, donc, d’être dans le cas énoncé.


Brun, m’annonce-t-elle ensuite.

Aha, Target ???? TARGET ???? TARGET EST BRUN !!!!

Mais depuis le temps que je ne l’ai pas vu, ne m’a-t-il pas oubliée ?

Et un autre homme serait aussi amoureux de moi. Avec les cheveux un peu plus clairs que le premier.

Tous les deux seraient proches de moi.

Alors depuis, je fais le tour de mes photos pour voir QUI est mon promis. Quién me va a robar el corazón.

Mais j’espère tellement que ce soit Target, que je ne peux plus réfléchir normalement.

J’avais réussi à l’oublier grâce à Cannes et tout le bazar, mais les coquillages me l’ont remis dans la tête, et ailleurs…

Autant vous dire qu’en sortant de chez la Lectrice, la Connasseee et moi n’avions pas un moral d’enfer.

Car même si les bulots lui ont dit qu’elle allait bientôt se marier et avoir une bonne surprise sentimentale, ce n’était pas ce qu’elle avait envie d’entendre…

Alors, prises par un flagrant désir de boisson et de nourriture, nous avons fini cette journée au Barrio Latino. Et tant pis si ça sentait la sueur de l’après-midi salsa qui s’achevait.

Tant pis aussi pour le serveur mignon mais qui a une voix de racaille mutante en Patrick Fiori.


Ah oui, le rapport avec le titre, mis à part que les événements se sont produits dimanche ?

Les clam’s africains ont dit que pour que j’aille mieux, il fallait que j’aille voir une chèvre, que je lui parle de mes souhaits et de ma vie, que je l’égorge, donne la viande à des pauvres et enterre les restes à 22h, sous un cactus orienté ouest.

Je crois que je suis dans la galère pour quelque temps encore…