20.01.2009
un docteur, des vieux...
Alors que certains font la planche dans le petit bassin de la diplomatie à Sharm-el-Cheik, en France il fait toujours un peu froid.
Moins qu'il y a 2 semaines, certes, mais on n'a pas encore perdu la chair de poule.
Puisque je ne suis momentanément plus esclave, je mets mon temps libre (oui mes frères !! LIBRE !!) à profit. C'est ainsi que je suis allée rendre visite au docteur acronymique : l'ORL.
Parce que si tu dis "je vais chez l'othorhinolaté...othorhinolaringoli...othorhinocérolaringolou...", tu perds tous tes amis.

Donc, l'ORL, je ne l'avais jamais vu de ma vie, mais le déclic de cet hiver a été que ma capacité respiratoire a commencé à faire des bonds étranges. Fallait que j'aie un truc pourri pour partager votre quotidien, c'est tombé sur mes poumons. pof.
Eh ben, j'y suis pas allée pour rien, car si mes sinus restent une énigme médicale, j'ai chopé une bonne dose de honte tout de même.
Et que serait un blog sans morceaux de honte dedans ?
Le Figaro, peut être.
Donc, un lundi à 15h30, dans la salle d'attente d'un ORL de proche-province (oui, je cumule les casseroles), j'étais assise en compagnie d'un échantillon représentatif du public des chiffres et des lettres.
Rien de glamour donc, entre les bruits de gargouillis d'une machine digestive obsolète et un replacement de dentier (cloug, ça fait).
Je suis donc restée le nez planqué dans l'Iphone pour éviter toute discussion, on ne sait jamais si les rides sont contagieuses.

Après 30 minutes d'attente insupportable entre un grouiiiiiiillouuuuuu et un cloug, sans voir l'ombre du toubib, j'ai polident poliment interpellé la vieillesse voisine :
"Excusez moi, vous savez si le docteur voit quelqu'un en ce moment ?"
Et que le couple de p'tits vieux en face de moi me rétorque :
"Hé hé ça on ne sait pas, hein, mademoiselle hé hé"
et Germaine lança alors à Lucien : "Ah ça, elle se renseigne la jeune dame, hein !"
"Oh mais c'est qu'un médecin c'est un bon parti, attention !"
cette moquerie gratuite est venue tellement vite, que je n'ai rien trouvé à leur répondre. J'ai juste pris mon expression de rigatoni perplexe.

Est-ce que j'ai vraiment l'ai de courir la dot chez le docteur ?
Est-ce que je pourrais imaginer d'intimiser avec un type qui passe sa journée à mettre ses doigts dans des conduits nasaux ?
Enfin, si tel était le cas, consulter pour mes sinus pourraves, est-ce vraiment une technique valide ?
Non mais les vioques, j'vous jure...
00:05 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : vieilles personnes, orl, polident, docteur riche, vulves, minou lisse









