28.05.2008

majestic

La note qui suit a bien été écrite à la date indiquée, mais n'a pas pu être postée en direct pour cause de batterie trop faible.

Elle est donc publiée en différé (et ne venez pas raler, c'est comme ça qu'ils font dans tous les blaugs)

 

 

 

 

Cannes, le Jeudi 22 mai au soir, hotel Majestic

 


 

Bonjour et prosit,

 

Je n’écris pas souvent ces derniers temps, hein ? je suis à Cannes, tu m’excuses.

 

Pour cause d’absence de WiFi dans l’appartement que je loue, je me connecte généralement depuis le glamourissime MacDo.

 

Et je ne peux décemment pas vous faire des notes qui puent la frite. Les choses, soit tu les fais bien, soit tu ne les fais pas.

Pis l’inspiration en face d’un filet o’fish…

Aujourd’hui, ce soir, je t’écris depuis le Majestic, c’est autre chose. Et là, je vais te faire de la note à peu près convenable.

 

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Oui, je sais. Mais le Daïquiri n'y est pas excellent.

 


« Qu’est ce qu’elle fout à Cannes, la petite Cervoise ? »
 vous demandez-vous dans les coulisses ? Simplement pour le beau temps (hem), la plage (hem) et le dépaysement (là, oui). Paris, je n’en pouvais plus.



Bien. Je vous propose de procéder par étapes car nous en aurons pour quelques articles : abordons le sujet de la Cannoise.

Ça ricane derrière l’écran, je le vois d’ici.


Et oui, tu peux continuer à te moquer, car ici, il y en a de la cagole. Faisons fi de la silicone, après tout, si j’avais les moyens, moi aussi je corrigerais les petites imperfections de moi-même.
C’est dans l’habillement qu’il y a quelque chose qui cloche. Les petits détails de pouffe ne me choquent pas, moi-même je porte des atrocités de temps en temps.


Les chaussures à motifs léopard, je les ai, en blanc et noir (enfin, plutôt gris clair) avec de petits poils en synthétique dessus. (et c'est reparti, on parle toujours de poils ici). Je te colle la photo dès que je reviens à Paris et que je trouve un Appareil Photo. Promis. et tu verras qu’elles sont plus rigolotes que dépravées.


Le souci est de croiser ces mêmes souliers en version turquoise pétantes surmontées de deux jambes squelettiques mais cellulitées (faudra m’expliquer comment est-ce possible), puis d’une bandelette de tissu servant de cache-cul, et un dos-nu ficelle (ceci existe donc encore).


La cerise sur le pompon est la chaine en or bling bling assortie à la coloration Eugène Perma en promo au Cora du coin.

 

Ensuite, à Cannes, tu fais un retour vers le passé dans le monde du maquillage. Souvenez-vous de la bouche à la Pamela Anderson, dans les années 90… crayon marron en contour + gloss transparent, très « porn star attitioude ». En 2008, il y a un mouvement de revival sur la Croisette.

Charrions, charrions, mais à Paris comme ailleurs, il y a des specimens… mais Cannes c’est fabuleux car j’ai retrouvé Dali, la femme la plus chanceuse du monde qui a une machine à gloss pour elle toute seule. Et j’ai été toute contente de prendre un verre avec elle dans les jardins du Grand Hotel. Et l’euphorie a du gagner notre serveur car il nous a offert sa tournée.

 

Du coup, j’ai acheté le masque Pevonia dont je vous avais parlé ici et qui fait une peau fabuleuse… car ma peau, après une trève de quelques jours, s’est remise à faire des petites choses pas jolies en surface. Ouais, des boutons si tu veux.

 

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Copyright Connasseee


Et j’ai fait la connaissance de la mononeuronée la plus marrante, Elsonia. Qui en plus de m’avoir fait passer un excellent après-midi, a de très bons goûts car elle nous a emportés, ma copine et moi, dans un restaurant très bon, l’Upside down, où le service est tantot impec et drole (un serveur gay et drole et sympa qu’on a adoré et bientot en photo ici même) tantot desastreux, mais toujours rapide.

 

Comme quoi, il y a aussi des gens très bien à Cannes.

 

Culinairement parlant, donc, tout se passe bien. Le Martinez est très agréable, le Claridge sert toute la nuit de fabuleux Daiquiris fraise, le havana room fait de bons sushis (NDLR : leur flyer m’a fait bien rire car le concept n’a rien à voir avec La Havane, où tu galères énormément pour trouver un sushi).

 

J’ai vu hier soir LE film que je voulais ab-so-lu-ment voir, CHE. Sans invitation et sans badge. Et j’avais la meilleure place au balcon. Car je l’ai bien mérité. Je raconterais bien l’histoire ici, mais l’anonymat de certaines personnes me serait bien difficile à garder. Et certaines choses ne doivent pas s’étaler sur la toile publique.

Pourquoi ce blaug à la con alors ? Pour rien, si tu veux tout savoir.

Le film ? 4h28, avec un entracte entre El Argentino et Guerrilla. Avec de la Contrex, un sandwich et un mini kit-kat, quand même. Cannes, un gros budget.

Beau film, normal, la première partie est superbe. La deuxième est un peu plus longue, il faut dire aussi qu’après le premier, on a envie de se faire un bon restau en face de Benicio et de terminer tout ça en sens dessus-dessous.

 

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je me réincarnerais bien en veste en cuir, des fois.




Pour mon gout cervoisesque, il est tout simplement la quintessence de l’homme. J’aime les monsieurs intelligents et talentueux ; avec ce coté wild et puissant, ces yeux profonds et aussi doux que déterminés… J’arrete d’en parler, car je suis dans un lieu public et n’ai pas de culotte de rechange.



M’en vais tester pour vous le Daiquiri du Majestic, donc. Avec un bon Partagas, ce sera fabuleux.

 

La prochaine fois, nous dirons combien Cannes est scandaleux, et nous hébergerons des trolls du sud qui ne comprennent pas qu’on parle d’un concept et non d’une population précise. Pis que la gentillesse n’est pas marrante à lire entre deux budgets sous Excel.

 

Salute,