16.01.2009

Vous pouvez toujours me jeter vos bananes plantains à la figure...

Chers Camarades, il faut que je vous conte...

(j'enfile ma barbe et ma casquette verte olive)



... j'ai du mal avec le Zouk.

(oui, c'était p'tet pas la peine de se sortir la panoplie du Lider Maximo pour dire ça... mais c'est mon blog et je me barbe si j'veux)



Je me suis rappelée de cet état de fait le week end passé, lorsque je me suis rendue à une fête caribéenne, dans un lieu de perdition caribéen, donc.

Je ne suis pas fan de ce genre d'endroits, car il y a souvent du Zouk.

Et que pour danser ça, tu dois "frotter ta quiche".

Ou plutot, quand tu es dans le clan des demoiselles, supporter la quiche de ton "cavalier".

quiche.jpg



La vie sous les tropiques a fini d'abattre les scrupules dont j'ai été dotée à ma naissance (en sortant de l'écume dans une coquille St Jacques géante), mais j'ai conservé ma distinction.

Je ne me frotte pas, j'ondule.

Et en Caraïbie hispanophone, tout le monde en fait de même...



Les Zoukeurs ont apparemment été bouffés par les moustiques dans l'entre-cuisses, et ils essaient désespérément de se gratter contre tout ce qui bouge.

En l'occurence, toi, moi, elle là-bas.


Ben c'est pas super agréable.


Et ces chansons martiniquaises durent minimum 5 minutes 58... de quoi jeter entre 34 et 67 regards de détresse à tes amis, hilares.



C'est ainsi que j'ai passé ma soirée à chauffer le tabouret de bar, et surtout à m'aggriper au bras d'un pote désolé, qui a vu ses chances de draguer anéanties, à cause de ma pomme.


Autre élément destructeur du Zouk : Francky Vincent.

francky vincent.jpg



Celui qui a fait croire à toute une génération que le Zouk, ça aidait pour pécho des filles qui s'appellaient Alice (ou pas, d'ailleurs).



Du coup, certains lents du ciboulot ont retenu que l'argument "je suis Antillais" en était vraiment un (d'argument, pour ceux qui ont des lacunes en phrases complexes).

La preuve a défilé devant mes yeux vendredi dernier, lorsque je rangeais l'Inbox de mon boulot.


J'ai retrouvé une série de mails d'un golio du 2e étage, qui me dragouillait à l'époque (qu'était des z'Antilles, tu suis ?).

C'était l'été, on portait des robes blanches et non des chandails gris.

Nous étions joyeux et légers.



Tellement légers que ce jeunot a attaqué fort : après être venu me montrer une nouvelle procédure interne sur mon poste, il me dit "on pourrait déjeuner ensemble, un jour ?"

Etant donné l'effectif réduit, j'accepte, ingénue que je suis.


Le lendemain, je reçois cette missive mailesque : "slt ! ca te dit un dej avec un gars des iles ?"

francky v.png

Fruit de la Passion, Fruit de la passion, ohé ohé





J'ai poliment décliné.

J'pouvais pas.

Je suis trop moqueuse, j'aurais craqué, il aurait pu se vexer.

Pis je ne veux pas faire des frottis-frottas. (ma gynéco le fait déjà très bien une fois par an, ça me suffit, merci)

francky-vincent_.jpg
non non et non.




Je vous en conjure donc, de ce magnifique coin du monde qui s'appelle Caraïbes, retenez la salsa, la rumba, la bachata, la tumba, le son... mais pas le Zouk (qui rime avec plouc).

(non mais j'vous aime bien quand même, les Antillais)



Tiens, prends plutôt une dose de Raul Paz, tu me diras ce que ça donne...