30.04.2009
L'analogie de ce matin
Et voila comment avec un titre, je racolle une bonne partie des sodomites du net ! (et il y en a, hein)
Voyez l'esprit tordu ici alors que moi je viens avec mes clochettes de muguet pour vous parler de philosophie automobilistique...
Du cul et de la voiture ! Mais comment se fait-ce que je ne sois pas encore mariée (et maquée avec 4 amants) ?!?!?
Bref, si vous m'interrompez tout le temps, on ne va pas s'en sortir, les amis.
Ce matin, j'étais en voiture, près de l'endroit où je me suis pris une scandaleuse contravention, et j'ai jeté un coup d'oeil dans le rétro intérieur.
Voilà ce qu'il y avait dans le rétro intérieur, entouré d'un habitacle mercedessé :

Ah oui, hein ?
Une belle rencontre, tu ne t'y attends pas. Le hasard de la vie te met sur le chemin d'une personne et tu ne peux que remercier le Ciel.
Du coup, le feu rouge était très bienvenu, j'ai pu contempler ce doux visage qui collait mes fesses (celles de ma voiture, d'accord) et vous noterez qu'il y a peu de moments, dans la vie, où tu peux regarder ce qu'il se passe derrière tes fesses (de Peugeot, oui, on a compris).
C'était beau, c'était chaud, presque animal. Nous vrombissions ensemble. A cadence soutenue. Un instant où le temps était suspendu.
C'était lui, c'était moi (OUI BORDEL MA PEUGEOT MAIS TU VAS ENCORE ME BRISER LES OVAIRES LONGTEMPS AVEC TON SOUCI DE LA PRECISION ??)
Je l'ai vue cette garce de Seat qui a voulu se mettre entre nous.
Je lui ai coupé le bitume sous le pied en titillant mon accelerateur.
Le Javier de la Mercedes, idem.
On était en phase, tu vois.
Rien ne pouvait nous atteindre, nous avions choisi notre compagnon, notre ordre, notre voie (de gauche, limite communiste pour le coup).

Pour ne pas le perdre, je roulais assez vite afin qu'il ne se lasse point de notre enfilade sur la voie de gauche, et qu'il ne tente pas d'aller voir ailleurs si l'asphalte est plus gris.
Il faut toujours laisser à l'autre un espace et l'inciter à nous suivre plutot que de le coller au pare-chocs ou de le semer.
Autre feu rouge (c'est pollué de feux rouges dans la capitale, et Borloo ne fait rien. Normal, le rouge, il aime. Militons pour la mise en place de feux bleus, tiens.).
Je consulte mon dictionnaire morse pour lui dire "JTM" par signaux de feux STOP. (tu sais, la barre rouge qu'on a à l'arrière) (parenthèse pour les métrotistes et vélibeurs)
Vainement.
. _ _ _ _ _ _
J - T - M
(néophyte, va)
Feu vert, fuis-moi, je te suis.
Pas besoin de se dire ces choses-là, finalement, puisqu'on le sait tous les deux.
Et là, ET LA...
MAIS SI JE RATTRAPPE CE COUILLON DE L'OISE QUI S'EST INTERPOSE ENTRE NOUS AVEC SA CITROEN BERLINGO BLANCHE, JE LUI FAIS MANGER SES ENJOLIVEURS PAR L'ANUS !
(excusez la vulgarité)
La beauferie nous a séparés.

Il a pris les quais, j'ai pris le pont.
Nous routes étaient différentes dès le départ, finalement. Nous avons fait un bout de chemin ensemble, mais aussi merveilleux eut-il été, nous devions inexorablement nous séparer un jour.
J'ai canalisé ma tristesse via des majeurs relevés en direction du trouffion de l'Oise.
J'ai préféré, pour ma propre sécurité, ne pas le suivre du regard.
Il suivait peut être déjà une autre voiture, peut être même une autre Peugeot. Il ne faut pas se faire du mal et regarder au loin, devant.
Surtout que ça permet de contourner les bouchons...

Au cas où Michel Denisot passerait par ici : c'est avec le plus grand plaisir que je suivrais ou me laisserais suivre par votre carosse...
11:47 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rencontre paris, michel denisot, michel denisot nu, ariane massenet nue, javier bardem









