10.02.2009
Poupée de cire, Poupée de con
Sincères salutations chère plèbe.
Tu sais que je suis toujours sous le choc thermique du film que j'ai vu dimanche, avec Richard Gere qui fait naître du gamin et qu'on voit du minou accouchant en gros plan ?
Si, plèbe, si.
Tu prends un gros bout de choc, ben normalement tu me vois en dessous, hagarde et à la limite d'implorer Moundir de Koh Lanta pour demander à mon tour "Pourquoi ?"
Non, pardon : "Pourquooooooiiiiiiiiiiiiiiiii"
Voilà qui est mieux.

Comme dirait encore l'ami Pépin (le) : BREF.
Que s'est-il passé la semaine dernière à l'étranger ?
Taichi Takashita, un japonais, s'est mis en tête une merveilleuse idée : épouser Mikuru Asahina, célébrissime héroïne de mangas.
Le petit grain de sable dans l'histoire, c'est que lui est en chair et en os et elle, elle est en papier.

Mais ceci n'a pas arrêté Taichi... Il a fait tourner une pétition qui a déjà recueilli un million de signatures, pour forcer la main (ha ha) du gouvernement japonais afin que les mariages entre êtres humains et cartoons soient reconnus légalement.
Je pensais que l'Italie prospérait en haut du classement des pays au taux de misère sexuelle la plus élevée au monde... il n'en n'est rien.
Au Japon, il y a des poupées sexuelles plus proches de la vraie Nicole des PussycatDolls que de Crazy Brigitte, qui te nettoie bien la frite.
Leur peau est plus veloutée que celle d'une jouvencelle abreuvée de Nivéa Soft, leurs perruques sont faites de vrais cheveux (on tond des mortes, au fait, ou des gens font vraiment don de leur scalp à Jacques Dessange ?), des ongles manucurés et manucurables et une plastique on-demand.
Le client choisit évidemment la couleur des cheveux, de la peau et des yeux, mais aussi leur pilosité pubienne, leurs "particularités" (certains demandent un nombril qui ressort, d'autres avec 6 doigts à chaque main) ou des fonctionnalités bien précises (le pied qui vibre pour les foot-fetishs).
Un CD est parfois livré avec, où une voix sensuelle égraine non pas le chapelet, mais un discours de bobonne ou de lop-sa, selon que l'on choisisse la piste 2 ou 7.
Un richissime japonais a d'ailleurs acheté récemment un appartement pour sa belle poupée. Il l'a meublé. Equipé.
Il y a même un batteur à oeufs. On ne sait jamais.

Pour ceux qui sont un peu plus modestes, il existe des coussins-cuisses où l'on a l'illusion de s'endormir sur des genoux de femme. En gros, on choisit son bout. Si possible celui qui ne rouspète pas tout le temps contre les odeurs de pied.
Ou alors ? Ben ou alors, il y a beaucoup de filles célibataires un peu partout dans le monde, qui sont mignonnes, intelligentes, drôles et spirituelles, qui ne trouvent pas de bonhomme à accrocher à leur bras.
J'ai passé mon dimanche après-midi (après le film avec Richard Gere en gynéco) à en consoler une, qui vient de s'apercevoir que celui qu'elle pensait droit et bon était un petit peu marié depuis 5 ans.

Un détail dans une vie. Tu passes ton enfance dans le Cantal, on s'en tape, mais tu le racontes à tout le monde. Tu emmènes une morue devant Monsieur l'Elu Municipal, tu ne le dis qu'à des gens que tu connais depuis le plus jeune âge (dans le Cantal, donc).
Mais certainement pas à la Madame-Belles-Jambes que tu viens de connaître, il y a juste 6 mois...
Pourrait-on faire des poupées mâles grandeur nature ? Personnalisables, bien entendu ? Jusque dans le background et la carte Visa Gould ?
(c'est con, avec moi y a pas de suspens, vous savez tous que je demanderais une poupée Michel Denisot)
(et un modèle Benicio del Toro, pour les week-ends)
(non, j'les prêterais pas)
00:05 Publié dans Vrac | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : poupee, japon, coit, amour, moundir, denisot, richard gere
09.02.2009
Le gynécologue sexy
Les gens, hier j'ai vu un film très étrange.
J'aime bien voir des films bizarres, ça ne me dérange pas. Tu trouves des significations tordues aux scénarios les plus improbables et tu te sens intelligent.
Mais là, il ne s'agissait pas d'un film à vocation neuronale.
C'était une petite comédie romantique dont personne n'a entendu parler, j'ai nommé Docteur T et les femmes.

J'ai acheté ce Dividi en promo à Carrefour, pour ma provision de films débiles destinés à glandouiller pendant le chômage.
Même si au chômage je ne suis plus, j'ai voulu amortir mon investissement dimanche matin.
Le film, donc.
Casting de haute voltige, quand même : Richard Gere (vous avez compris pourquoi j'ai acheté le DVD), Kate Hudson, Liv Tyler, Farrah Fawcett... bon tu lis l'affiche pissétou.
Pour te donner le poutch en quelques lignes : Le Gere est gynécologue et manie le spéculum comme personne (sic). Il vit donc au milieu d'un poulailler de dondons chics de la bourgeoisie de Dallas qui sont évidemment toutes sous le charme.
Forcément, quand tu montres ta chatte à Richard Gere, t'es un peu heureuse.

Mais, la femme du Docteur pète un plomb et se fait interner, une semaine avant le mariage de leur fille DeeDee. Gageons que le fait qu'elle ait appellé sa gamine DeeDee aurait du mettre le puceron à l'oreille à tout le monde. M'enfin.
La DeeDee (Kate Hudson) est en fait un peu lesbienne ; très lesbienne en fait et sa petite soeur trouve que ce n'est pas une très bonne idée qu'elle convolasse avec un type pour cette bonne raison.
Au milieu de ce marasme, le Docteur Richard rencontre une jolie golfeuse (car après avoir vu des gnouttes toute la journée, il trouve un moment de virilité avec des clubs et des balles. ou sinon il chasse aussi. vous avez dit cliché ?) et tombera amoureux d'elle.
Dans cette ambiance toute féminine, pleine de caquètements, Doctor Gere essaie de gérer (ha ha) sa vie de beau gosse trop adulé par tout ce qui porte un utérus.

Final de cette comédie sentimentale : La fiancée lesbienne renonce à de marier et s'en va avec son amoureuse (Liv Tyler, on comprend le pourquoi du saphisme dans ce cas).
Richard Gere propose à la golfeuse de partir avec lui au bout du monde parce qu'il l'aime comme un fou, comme un soldat, comme une star de cinéma (tiens donc). Mais cette pute idiote refuse parce qu'elle prend leur relation à la légère et fait de toute façon des exercices tout nus avec un autre monsieur.
Alors, Richard prend un coup de folie à son tour, et se retrouve dans une tornade qui l'emmène au Mexique (Dallas-Mexique : quelques centaines que kms, quand même) où tout un village de femmes lui demande de l'aide pour faire accoucher Consuelo.
Et il est vachement content, parce que pour une fois, il fait naitre un garçon.

Bon, le script n'est pas d'une complexité Bogdanovienne, mais la fin est un peu différente de ce que l'on attendrait d'un film de ce genre.
Pas de "ils se marièrent et eurent beaucoup de dettes", mais plein de gens pas forcément heureux. Sauf Kate et Liv.
Mais ce sont surtout les dernières images qui m'ont beaucoup etonnée : il s'agit tout simplement d'un accouchement, les mecs.
Le bébé qui sort de la gnoutte de la maman.
ON VOIT UN BEBE QUI SORT D'UN VAGIN.
POUR DE VRAI.
C'EST UN FILM ETATS-UNIEN.
POUR UN LARGE PUBLIC.
OU ON VOIT UN GROS PLAN DE SEXE FEMININ EN TRAIN DE METTRE AU MONDE UN BEBE.
ouais, une vulve en 16/9.
(hello google)
Ce finish après 1h30 d'américanismes féminins à voix haut perchée et de fouillis de réalisation mélées à des plans invraisemblables... moi je dis "eeeeeuuuuuuuuh"
Excusez moi du langage, mais je n'avais jamais vu ça auparavant, et surtout on n'est vraiment pas prévenus de ce qu'il va se passer. Et le miracle de la vie, je préfère le visualiser à la sauce AB Productions qu'au moyen d'un visuel réaliste.
Petite nature ? un peu, mais si j'ai envie de voir à quoi ressemble une mise au monde, je googlise. Et j'ai pas envie.
Mais pourquoi n'a-t-on jamais entendu parler de ce film ?
Je suis tout à fait disposée à vous prêter le Douvouvou ou à organiser une projection si vous avez un écran et des chips au poulet grillé.
Je suis encore sur le poum, pour ma part, et il en faut pour ça, croyez-moi.
00:05 Publié dans Poils et Psychologie | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : richard gere, gynecologue, chatte, vulve, minou lisse, kate hudson, cinema









