11.12.2008
Dans le placard des hommes
Lecteurs, j'aimerais qu'aujourd'hui vous contribuiez au débat.
non mais genre, j'ai pas vu que vous avez la flemme d'écrire en ce moment tout ça. Ha ouais, parce que les visites grimpent, mais vous vous contentez d'admirer sans rien dire ?
On n'est pas au musée ici, les totos, vous pouvez parler.
En l'occurence, nous allons discuter sur les cabinets.
Pas les trucs d'avocats, non, on va emprunter le micro du trashy à Alexiane pendant 2 minutes, pour baliverner sur les WC.

Oui mais pas n'importe quels Waters, ceux du boulot.
Oui mais pas n'importe quels Waters du boulot, ceux des hommes.
La porte interdite pour moi, tu vois.
D'abord, je voudrais ouvrir une parenthèse sur les wawas des femmes, à mon travail...
(
hop. parenthèse ouverte.
Je voulais juste dire que c'est une bien brave boite, là où je suis (corporate attitude), parce qu'on a des protections pour les sièges et que ça fait sacrément plaisir d'avoir un peu d'hygiène.
Parce qu'un jour, j'ai trouvé un poil sur le trône et que j'ai pu fièrement lever le nez devant lui et le jeter par dessus bord à l'aide de mon cache-lunette.
même plus peur, quoi.
bien, vu que ça me sert à rien d'être corporate vu que j'espère que personne au bureau ne tombera un jour sur mon shblog, nous pouvons fermer la parenthèse.
)
Bon, maintenant les mecs, il faut nous dire pour de vrai...
Quand vous prend l'envie de vous délester de votre café du matin, et que vous poussez la porte de la honte (ouais, on la voit, la petite mine quand on vous croise pile à ce moment là. On se cacherait bien sous sa cravate, hein ?)...
Vous entrez, vous déballez votre truc pour faire ce que vous avez à faire,et, comme votre boite est taquine, elle a installé des pissotières -le mot est laid- et non des trônes avec la petite porte qu'on peut fermer à clé pour les fois où on a des amis à déposer à la piscine.
Mais là, alors que vous comptez les fissures dans le mur, votre Chef arrive.
On se doute bien qu'il ne vient pas pour remplir le distributeur de savon liquide, hein.
Le chef s'installe donc. Il fait comme vous, mais avec son tuyau de Chef.
Oui oui, il y a des séparations entre les bidets, mais si tu es grand, tu as vite l'option de vue en plongée, non ?
Et tu si passes derrière lui pour aller te rincer les mains (car tu n'es point cro-magnon), un ziyeutage latéral est humain, si ?
Et là, lecteur, réponds : COMMENT TU FAIS POUR NE PAS AVOIR LE REFLEXE DE REGARDER, HEIN ???
Ca marche aussi pour le glandu de la compta, le couillon du commercial, le golio du courrier, pas de discrimination.
Un jour, dans ma boite d'avant-avant-avant, en pleine réunion, un de mes collègues est arrivé en se mordant les lèvres.
Je lui demande "what the fouque, Jean-Eugène ?"
Il m'écrit sur un post-it pris dans son cahier :

Du coup, moi aussi j'ai mordu mes lèvres jusqu'au sang.
Et le Fifre, qui était en face de moi (et qui est donc modestement garni), a cru que je lui faisais du gringue.
Honte galactique ? oui. (en plus je m'en doutais au vu de ses mains, je vous expliquerai une autre fois)
Mais ça m'a toujours taraudée l'esprit. Je serais un garçon, je ne pourrais pas empêcher mon oeil de se carapater vers son coin juste par curiosité.
Dans un resto, dans une 'scothèque, tu t'en tapes, ce sont des gens avec qui tu n'as aucun lien.
Mais au bureau, tu peux détenir une info capable de couler des réputations, voir même la société entière !!
The power is on the wiwi and the place where you can see the power is the wawa's !
P.C., 11/12/2008
De même, question, si le play-boy de l'étage en a une tordue, ou que le laidron en a une Roccotesque, le regarderas-tu différemment ?
Lecteur, la vision de l'intimité de tes collaborateurs peut-elle changer le regard que tu portes sur eux ?
Question annexe :
est-ce que les patrons qui font installer des urinoirs le font parce qu'ils ne craignent pas les comparaisons ?
00:05 Publié dans She works hard for the money | Lien permanent | Commentaires (34) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : toilettes, cabinet, wc, patron, travail, taille de zizi, zizi bizarre









