19.05.2009

Traffic

... je serai sous les sunlights des tropiques (où l'amour se raconte en musique, apparemment)...

 

je siroterai une piña colada avec du vrai ananas et du vrai coco (et du vrai rhum, évidemment),

je bougerai sur des rythmes tropicaux qui musclent l'arrière-train,

je mangerai du poulet grillé et des bananes frites,

mais surtout, surtout :


JE NE SERAI PLUS DANS LES EMBOUTEILLAGES DERRIERE 1483 CLAMPINS QUI NE COMPRENNENT PAS QU'AVEC OU SANS LA PLUIE, LA ROUTE RESTE LA MEME !

 

La semaine dernière, j'ai mis jusqu'à 2h30 pour faire le trajet boulot-maison, contre 1 h maxi par beau temps.

Et il n'y avait pas d'accidents (heureusement, on va dire) ni de véhicules en panne.

Juste que des cons.

Mais beaucoup de cons, hein, par milliers.

 

Qui s'étaient donné rendez-vous sur la route que je prends chaque matin et chaque soir.

 

Je n'ai jamais compris pourquoi tant de peur face à l'eau qui tombe du ciel, sauf évidemment quand tu as un déluge biblique qui s'abat sur ta tronche, là ça peut jouer. Mais soyons sincères, ça n'arrive pas non plus tous les 2 jours.

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Alors je lance un appel : Ô clampin qui me lit certainement, tu m'expliques pourquoi tu roules comme un crétin quand il flotte ?

 


Parce que ça ne me fait pas rire, moi.

17.03.2009

Jeanine

Hier, je fus Jeanine.

Jeanine de Reiser, celle qui ne mâche pas ses mots et qui serait même un peu vulgaire.

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Les Reiserophiles comprendront.



Hier matin, il y avait du trafic :


Un accident sur la nationale, ok, on patiente, de toute façon il fallait que je me maquille.

Un bouchon à Boulogne Billancourt, ok, on est habitués, de toute façon j'étais en pleine interprétation en yaourt song de Let it Be.

Quai de Seine, un camion fait du déménagement, ok, chuis maline, j'ai dévié sur l'Avenue de Versailles.

Encombrements sur l'avenue, ok, je connais, je dévie pour retomber sur le Quai.



Apparemment, tous les camions du sud parisien avaient décidé de traverser le carrefour ET le pont au même moment (que moi, aussi) et nous voilà, une file d'automobiles et moi, bloqués, scotchés à notre bitume adoré.


Le feu passe au vert, rien ne bouge.

Le feu passe au rouge, rien ne bouge.

Le feu passe au vert, on avance de 50 cm.

Le feu passe au rouge, on avance de 68 cm.



Et là, une vieille matrone trouve le moyen d'utiliser les 569 calories que lui a donné sa compote de pruneaux matinale pour exciter son klaxon.

Mais c'est que ça y allait, hein. Il y a longtemps qu'elle ne s'était pas sentie dans une telle forme. Et pépé qui n'a même pas pu en profiter...


Seulement nous, on morflait tous. Elle a réussi à recouvrir le son de Lucio Battisti dans mon autoradio, et ça c'est péché.


J'ai mis le frein a main.

La vitesse à zéro.

Détaché la ceinture.

Ouvert en grand ma fenêtre.

Passé la moitié de mon corps à travers la vitre ouverte, et ai hurlé :




"Oh vieillarde, ça t'embêtes pas de nous rendre sourds en klaxonnant comme ça ? tu ne vois pas que ça sert à rien parce que le feu est rouge ??"


Elle a très bien entendu.

Toute la rue a entendu.

Même un type à sa fenêtre qui se demandait ce qu'il se passait.




La vioque a tenté une sortie :


"Mais ça n'avance pas même quand c'est vert, c'est pas vous que je klaxonne, c'est devant, là bas"



Elle ne savait pas qu'elle parlait à Jeanine Cervoise, ce matin :



"On s'en fout ! Tu arrêtes ça tout de suite ou j'te fais bouffer ta canne !"



Je suis revenue sur le siège conducteur.

J'ai remonté la vitre.

Remis ma ceinture.

Passé la première.

Enlevé le frein à main.

Et ai traversé le carrefour qui s'est décoinçé sous mes pneus, telle une Moïse des temps modernes.




Jeanine iz a ouinneuze.

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Bonus : Jeanine voudrait vous présenter sa p'tite soeur, qui est (était) fan de Peter Doherty. Elle vous dit peut être quelque chose...

 

 

 

12.02.2009

La question du jour

Non, je ne vous prends pas pour des truffes, mais je vous pose aujourd'hui une question qui me turlupine depuis 2 jours.

Je vous assure, je me retourne la chose dans le cerveau sans succès...

 

Bien, depuis que j'ai quitté l'état de chômage, je pars de bon matin, sur les chemins la nationale en bagnole.

Et je perds ainsi 1h30 de ma vie dans les embouteillages. Quand vous regarderez Télématin, désormais, et que vous verrez la carte du trafic parisien derrière William Leymergie, vous repérerez la couleur rouge.

Vous saurez que je suis dedans.

I am ze red (skins).

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C'est sur ce jeu de mots poucrave que je vais enchainer, car je n'ai peur de rien (faut-il que je vous le rappelle ?),

En effet, dans ce petit monde motorisé, les carosses cohabitent avec les guimbardes et les deux-roues.

 

Aussi appelés "la colique" par mon tonton, parce qu'il dit que même quand tout est bouché, eux ils passent quand même.

Mon tonton, on l'a surnommé Victor Hugo, et c'est pas pour rien

 

Bien, les motards, parlons-en.

Assis pendant des heures sur leur bécanne qui chauffe, affrontant le froid, le vent, la pluie et les fourgonettes des gitans...

 

Concrètement, entre leur tenue en cuir et l'équilibre à maintenir, comment ils font pour se gratter le cul ?

 

Oui, c'est ça la question du jour.

J'attends vos réponses, parce que moi, ça me tracasse cette histoire.

 

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euh.