22.06.2009
Fête de la zik et plus
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Bonjour les webamis.
Hier, dimanche, c'était la fête de la musique. Tu n'as pas pu y échapper si tu vis en France, depuis le temps qu'on nous rabâche les oreilles avec cette imposture de tradition.
Pensée spéciale aux parents qui, en plus, ont du être nombreux à se taper du standing à la (aux ?) kermesse(s) gaminale(s).
Contre le bourdonnement des oreilles dû à l'overdose de concert cacophonie de flûte à bec, l'efferalgan est assez efficace. Ne me remercie pas et file plutôt sur un pont ou au bord d'un étang pour égarer malencontreusement cet objet du diable au fond de l'eau (hin hin hin).

Bien.
La fête de la musique, donc, c'est rien qu'un grand bordel.
Il y a une grosse brassée d'années, quand j'étais en CE1 environ, ma classe avait été choisie pour faire partie des festivités de la ville, le soir de la fête de la zic-mu (tu suis ?).
On devait chanter un truc, une chanson de gosse du style L'Internationale, Le curé de Camaret a les couil*es qui pendent, Colchique dans les prés.

Mais juste chanter devant toute la ville (bon, surtout nos papas et mamans) ça aurait été trop facile, du level ouane.
Le level tou, ç'aurait été de chanter devant toute la ville, de nuit, vers 23h, quand on est couchés parce que les parents aimeraient bien niquer jouer à Trivial Poursuit tranquillement.
Le level froui, ç'aurait été de chanter devant toute la ville, de nuit, sous le feu d'artifice. L'on dit que c'était prévu pour cacher nos voix qui n'avaient rien à envier au barde dans Astérix.
Mais nous, on a eu le level for(t) : chanter devant toute la ville, de nuit, sous le feu d'artifice, HABILLES AVEC UN SAC POUBELLE ASTUCIEUSEMENT PARE DE 3 TROUS.
Un pour la tête, et deux pour les bras. Malin.

C'était pour les projections des feux d'artifice.
Genre, si on prenait feu, avec le sac Albal, on était surs de crâmer entièrement, on économisait les frais éventuels d'accueil d'enfants handicapés à l'école.
Et sur la tête, parce que les enfants ne sont pas sensés avoir de la dignité, on devait porter des casquettes.
Qui c'est qui avait la pire casquette de la classe ? Qui c'est qui avait la casquette rouge de Ronald Mac Donald, offerte avec l'happy meal ?
Bibi.
Il parait que l'honneur était sauf parce qu'un parents dans l'assistance portait la même. Et Dieu merci, ce parent là ne m'appartenait pas.
Evidemment, dès que les feux sont partis dans le ciel, on a eu tellement peur que tout le monde a arrêté de chanter.
Certains ont expériementé la technique de la tortue-pas-du-tout-ninja, en rentrant la tête dans le sac poubelle.

Cette nuit là, personne n'a dormi tranquille... Maman Cervoise pensait que les jolies couleurs dans le ciel venaient du LSD, Papa Cervoise s'inquiétait de la santé mentale de l'institutrice qui nous a foutus des poches à ordures sur le dos.
Moi, j'avais juste la trouille parce sur le chemin de la maison, un vilain monsieur malade a montré son zboub dans la rue. Et c'était pas le LSD de Maman Cervoise qui avait tourné, hein...
Bref, la fête de la musique, très peu pour moi. Du coup, j'ai fait un peu de courses et de rangement, et ai préparé une petite boite pour les enfants Madagascar, qui n'ont peut être pas la fête de la musique là bas mais qui aimeraient bien apprendre à lire et à écrire :

Petit colis pour Pokanel, prochain rdv humanitaire le 25 juin, pour la Toxic Party,
ramenez les médicaments (non pourraves hein) dont vous ne vous servez plus,
ça se passera au Bakara Lounge, 61, rue Jean Pierre Timbaud - 75011 Paris (Métro Parmentier),
à partir de 19h30.
Et vous, la fête de la zique, la kermesse, le stand barbapapas et smoothies ?
00:05 Publié dans A Paris (z'avez pas la plage?) | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : fete de la musique, zik, enfants, flute a bec, chorale, party fail, pokanel









